Urbania - canauxhttp://www.urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationTue, 07 Feb 2012 04:02:05 EST60Guindon au sauna
Ce texte est extrait du #32 spécial Lesbiennes | présentement en kiosque

Avant de partir de chez moi, je m'étais fixé une limite à moi-même : « Personne ne va me toucher la graine ». À ce moment-là, je ne me doutais pas que j’allais bientôt dépasser cette limite.

PÉNÉTRER À L’INTÉRIEUR
À la base, je dois l'avouer, je n'aurais jamais eu le courage d'aller au sauna seul ou en compagnie d'un ami hétéro. Pas parce que j'avais peur de me faire violer ou, dans une moindre mesure, de me faire harceler sexuellement… je craignais juste qu'on découvre la vérité : que j'étais un journaliste hétéro en train de réaliser un reportage ayant pour but d'expliquer au public comment ça se passe dans un sauna. Je n'avais pas le goût de créer un scandale et de me faire sortir de là à coups de pieds (ou à coups d’autres choses) dans le cul. Ainsi, Il fallait qu'à l'intérieur de l'antre des plaisirs homoérotiques, j'agisse assez normalement pour ne pas dévoiler ma couverture, mais sans trop en mettre, pour ne pas franchir mes propres frontières personnelles.

Heureusement, j'ai pu compter sur la présence de Robert pour me servir de guide dans le palais de la verge. Ça tombait bien, Robert est président du Groupe de recherche et d'intervention sociale de Montréal (GRIS), un organisme communautaire dont la mission est de démystifier les réalités homosexuelles et de faciliter l'intégration des gais, lesbiennes, et bisexuels dans la société. Mon guide — que j’avais rencontré dans un brainstorm d’Urbania — avait de l'expérience dans les saunas et ne semblait pas tant que ça être attiré par mes fesses, ce qui en faisait le compagnon idéal pour une balade au pays du phallus turgescent.

On s'est fixé rendez-vous un dimanche soir à 21 heures dans un café, mais j'ai finalement insisté pour aller prendre une bière, histoire de me calmer les nerfs avant de pénétrer les lieux.

Robert en a profité pour m'expliquer les règles de base d'un sauna (que j’ignorais totalement), pour que je sois prêt à affronter l'adversité. Les voici, en version accélérée : tu vas au guichet, tu payes pour une chambrette ou un casier, tu rentres, tu vas te déshabiller dans ta chambrette ou devant ton casier, tu mets ta serviette autour de ta taille, tu vas te promener, tu erres, tu fais des rencontres palpitantes.

Jusqu'à « tu vas te promener », ça allait. Je comprends ces choses, je peux les faire, je peux les comparer à des situations issues de mon quotidien, comme « aller à la banque » ou « prendre l'autobus ».

Par contre, à partir de « tu erres », gros trou noir. No comprendo. Je n'allais pas tarder à découvrir comment ça marche : ma Labatt Bleue était finie.

Sur le trottoir, Robert et moi en sommes venus à la conclusion que je devrais prendre une chambrette seul, pour que je puisse m'y réfugier en cas de panique ou pour prendre des notes au besoin. Robert, de son côté, prendrait un casier et me rejoindrait par la suite.

LE TEMPLE DE LA BITE

Pour ceux qui sont déjà allés dans des stations thermales ou des spas, dites-vous que ça fonctionne à peu près de la même façon à l'entrée : vous payez et on vous donne une serviette et une clé. Sauf qu’au lieu de vous faire répondre par une madame douce en costume d’infirmière feng shui, votre interlocuteur est un punk vêtu d’un kilt. L’autre différence, c'est qu'au sauna, on vous donne en plus un condom. Et j'ai l'impression que ce condom gratuit est comme la liqueur chez Subway : renouvelable à volonté.

J'ai pris la serviette, la clé, la capote et mon courage, puis j'ai passé le point de non-retour pendant que Robert passait à la caisse. La porte franchie, je ne pouvais plus flancher. Je devais affronter mon destin : me jeter dans l'arène, désarmé, contre une horde de lions affamés.

Choc numéro un : les pénis! Partout! Des affiches de messieurs tout nus grandeur nature, des films pornos sur écran géant, des sculptures et, bien sûr, d'authentiques pénis, très réels, fixés sur des messieurs tout aussi réels, circulant autour de moi comme des vautours. J'étais vraiment au temple de la bite. Évidemment, la plupart de ces bites pointaient bien haut vers le ciel et, gorgées de sang, me regardaient comme des cobras sur le point d'attaquer.

Lisez la suite dans le #32 spécial Lesbiennes | présentement en kiosque]]>
http://www.urbania.ca/canaux/enquetes/2758/guindon-au-saunaMon, 06 Feb 2012 15:36:40 ESTGRISpenisglory holehomosexuelbitegai saunareportagehttp://www.urbania.ca/canaux/enquetes/2758/guindon-au-sauna
Par un trou dans le mur, on lui voit sa culotte
2. comment dire a une fille de fermer sa gueule

3. comment faire du jello rose

4. endroit de vrai maison hanté a trois rivieres

5. faire l'amour avec du saran wrap

6. hamster peut il manger une chips

7. hipster bébé hibou

8. je ne comprend pas toujours toute les blagues

9. je suis amoureuse d'un scientologue

10. lesbiennes qui se pete dans le nez

11. logo d'urbania, pourquoi un chien qui fait caca?

12. nadia essadiqi jouant au docteur avec judith lussier

13. par un trou dans le mur on lui voit sa culotte

14. peut on baiser pendant salon érotisme

15. pourquoi tous les chroniqueurs d'urbania sont plate ?

Analytiques en folie:
Islande, pays de Björk et du gars qui a regardé pendant une heure et quart la même seule et unique torvisse de page sur Urbania.ca. Bravo à toi ami Islandais!

Aviez-vous lu le «Googlage hebdomadaire» de la semaine dernière?: Comment faire pour écouter les émissions de Jeff Fillion en camion?]]>
http://www.urbania.ca/blog/2757/par-un-trou-dans-le-mur-on-lui-voit-sa-culotteMon, 06 Feb 2012 13:54:29 ESTsaran wraphibouhipstergooglageanalyticsgooglebloguehttp://www.urbania.ca/blog/2757/par-un-trou-dans-le-mur-on-lui-voit-sa-culotte
Bienvenue au Canada, voici un mp3 de l’Hymne, une statuette de la reine en dents de castor et ces menottes
40% des immigrants en détention à Laval y séjournent pour de simples raisons de vérifications d’antécédents judiciaires.  En 2011, plus de 400 réfugiés sont passés par un centre de prévention au Canada et y sont restés en moyenne 28 jours.  Port de menottes lors de déplacement, confiscation des objets personnels, aucun accès à des psychothérapeutes, hommes femmes et enfants séparés – certains bambins gardent d’ailleurs de graves séquelles mentales suite à cette séparation maladroitement forcée - , c’est tout juste s’ils n’expérimentent pas la fouille rectale.

« Oubliez le «comme». C'est une prison, explique Joseph, un immigrant ayant passé 3 mois et demie au centre de Laval. Je n'aurais jamais imaginé que dans un pays développé, on traite les gens comme des criminels. Vous imaginez ce que ça peut faire, à quelqu'un qui n'a jamais été menotté, qui n'est pas un criminel, de porter des menottes aux pieds et aux mains, même pour aller à l'église?»
 
Effectivement, il y a atteinte à l’intégrité.  Ces gens sont déjà troublés par un contexte lourd et ardu dans leur pays d’origine et on les « accueille » en Daltons.  Qui est l’instigateur de cette procédure à la sensibilité de massue à studs ?  Il serait intéressant de lui faire vivre l’expérience, juste pour voir ce qui adviendrait de sa capacité d’empathie.

OUI à vérifier le passé d’un nouvel arrivant, évidemment.  Mais pourquoi dans ces conditions, pourquoi rendre l’incarcération systématique pour tous? C’était pas à l’ère proche de celle de Jésus que l’accusé était considéré comme étant coupable, jusqu’à preuve du contraire ? - Histoire secondaire 4.  Voyez monsieur Carbonneau, je n’ai pas tout foutu au dalot des limbes de ma mémoire. 

Bref, idéologie archaïque + régression= Jésus serait pas fier.

Je trouve aberrant qu’une réalité de la sorte subsiste en 2012 à quelques pas de chez nous.  C’est exactement comme si on amenait au commissariat un piéton aléatoire pour vérifier s’il n’aurait pas commis de crime dans les minutes précédentes.

Traitons donc les innocents comme on traiterait notre propre mère ou un chanteur vraiment connu qui renverserait accidentellement son verre dans notre craque – comprendre ici la/les craque(s) de son choix selon le sexe- , c’est-à-dire avec respect.]]>
http://www.urbania.ca/blog/2756/bienvenue-au-canada-voici-un-mp3-de-l-hymne-une-statuette-de-la-reine-en-dents-de-castor-et-ces-menottesMon, 06 Feb 2012 09:47:48 ESTréfugiésMassue à studscarbonneauJésuslavalprisonbloguehttp://www.urbania.ca/blog/2756/bienvenue-au-canada-voici-un-mp3-de-l-hymne-une-statuette-de-la-reine-en-dents-de-castor-et-ces-menottes
Star d'un vendredihttp://www.urbania.ca/canaux/photoreportages/2755/star-dun-vendrediFri, 03 Feb 2012 16:22:50 ESTfluocouleursmark mawsonstar d'un vendredireportage_mediahttp://www.urbania.ca/canaux/photoreportages/2755/star-dun-vendrediConcours Les Rendez-vous du Cinéma Québécoisun (1) Passeport Cinéphile donnant accès à la programmation régulière des 30e Rendez-vous du cinéma québécois qui se dérouleront du 15 au 26 février 2012 à Montréal, un rabais privilège chez les commerçants participants, un tarif préférentiel pour un abonnement à la revue 24 images, un catalogue, une grille-horaire et un sac des RVCQ.

Comment faire pour gagner ce splendide prix?

Il faut répondre à la question suivante:

«Sur notre site web (urbania.ca), un seul article (texte, photo ou vidéo) contient le mot «catharsis». Quel est le nom de cet article?»

Envoyez-nous un courriel avec votre réponse à la question ainsi que vos coordonnées complètes à l'adresse frederic@urbania.ca
 
Le tirage parmi les participants aura lieu le lundi 6 février 2012 à 16h00. Bonne chance à tous et à toutes!
 
PS: Un seule participation par personne SVP.
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http://www.urbania.ca/blog/2754/concours-les-rendez-vous-du-cinema-quebecoisFri, 03 Feb 2012 14:28:49 ESTrendez-vous du cinéma québécoisRVCQconcoursbloguehttp://www.urbania.ca/blog/2754/concours-les-rendez-vous-du-cinema-quebecois
Alex Gruszczynski, propriétaire de la Friperie Peut-ÊtreVotre lieu est complètement hybride. Quelle était l’idée à la base?
Nous voulions faire un espace multidisciplinaire, où il y aurait une salle de spectacle et un cinéma. Comme nous étions déjà des ramasseux et que nous n’avions plus de place dans nos appartements, on s’est dit qu’on pourrait vendre notre stock pour financer l’espace.

Et ça a donné une friperie/librairie usagée.
Oui, les livres, ce n’est pas la meilleure décision d’affaires, mais on en avait tellement! On a décidé de vendre ceux que nous avions en double ici. De plus en plus, on fait de la sérigraphie aussi sur les vêtements, pour leur donner une valeur ajoutée.

Vous louez aussi des costumes, vous êtes vraiment diversifiés.
Oui. Nous louons aussi l’espace pour des bands qui veulent répéter, des événements et des concerts, même si la sérigraphie, la location de costumes, les livres et les films, ça ne va pas tellement ensemble.

Et comment avez-vous transformé cet espace en un lieu aussi coloré?

Lorsque nous avons ouvert la friperie, nous étions obsédés par la récupération. Rien ici n’a été acheté. Notre comptoir vient des Bagels St-Viateur et l’écran de cinéma a été trouvé dans les poubelles.

C’était quoi ici avant?

C’était une vraie dompe, une sorte de vente de garage permanente. Il y avait du stock jusqu’au plafond. Ça nous a pris un an, à trois, pour tout nettoyer!

Quel genre de cinéma est projeté chez vous?

Des films indépendants qui n’ont pas la chance d’être montrés souvent. Par exemple, les étudiants en cinéma de Concordia ou de l’UQAM font des courts-métrages, et une fois qu’ils les ont présentés à leur classe, c’est fini. Nous sommes aussi partenaires avec le Festival de Films Underground de Montréal. Le processus de sélection se fait ici.

Et vous avez beaucoup de candidatures?

Oui, c’est un festival qui a une certaine notoriété. Nous recevons des soumissions de partout à travers le monde. On passe des heures à regarder les candidatures.

J’imagine que vous trouvez des perles parmi ces candidatures?
Oui, mais il y a aussi beaucoup de scrap!

Qu’est-ce qui vous intéresse dans le film underground?
J’aime beaucoup beaucoup le cinéma. Chaque grand film a d’abord été un petit film.

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25 
: nombre de films intitulés Underground, selon l’Internet movie database, dont le célèbre Underground du réalisateur Emir Kusturica, paru en 1995.  ]]>
http://www.urbania.ca/canaux/conversations/2753/alex-gruszczynski-proprietaire-de-la-friperie-peut-etreFri, 03 Feb 2012 13:34:00 ESTsérigraphiedompecourt metragefriperieundergroundcinémareportagehttp://www.urbania.ca/canaux/conversations/2753/alex-gruszczynski-proprietaire-de-la-friperie-peut-etre
Africaines et affranchieshttp://www.urbania.ca/canaux/photoreportages/2752/africaines-et-affranchiesFri, 03 Feb 2012 11:51:09 ESTzanele muholiafricaineAfrique32lesbiennereportage_mediahttp://www.urbania.ca/canaux/photoreportages/2752/africaines-et-affranchiesBoisvenu: pas facile de parler avec un pied dans la bouche
Une avalanche de réponses, autant de la part de ceux qui entérinaient les propos du sénateur que de ceux qui s’en indignaient ont envahi les réseaux sociaux. On s’est excité le tweet et on a fait chauffer les lignes ouvertes, tant et si bien qu’environ une heure plus tard, Boisvenu s’est excusé publiquement de l’effronterie.

Mais évidemment, le boucan ne s’est pas arrêté là. Curieux comme les lions s’agitent dans l’arène, même une fois l’agneau dépecé, il n’en fallait pas plus pour relancer le débat sur le traitement correctionnel des assassins. Les pôles se sont scindés, s’armant mutuellement de bitcheries pour la guerre.

D’un côté, les vindicatifs : aucune pitié pour les tueurs sanguinaires. De l’autre, les humanistes : l’incitation à commettre l’irréparable n’est admissible en aucun cas.

J’ai donc fait, moi aussi, mon examen de conscience.

Au risque de faire acte de bien-pensance (eh oui, ça m’arrive…), je prendrai le camp des indignés. J’y ai pensé, pour vrai là… Et on va se le dire : ça a aucun cr*ss de bon sang.

À ceux qui ont soutenu que Boisvenu n’a fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Eille, menute, chose!

« Tout bas ». Ben, ben bas, justement. Il y a en effet des choses que tout le monde pense, mais qui sont vouées à NE PAS se frayer un chemin jusque dans le discours avoué.

Des choses qu’on ressent par instinct vengeur, mais qui sont, justement, des réactions trop pulsionnelles pour être énoncées. Autrement dit, ben oui tout le monde voudrait renvoyer la pareille aux tueurs d’enfant sadiques, mais ce n’est pas socialement et humainement acceptable de le revendiquer, ça fait que tu fermes ta boîte pis tu trouves une solution plus viable!

Tsé, c’était un peu ça le principe à la base de la civilisation. La cruauté sauvage n’a pas sa place en société, même pas pour équilibrer l’ignoble. « Oeil pour œil rendra le monde aveugle », j’pense que c’est Ghandi qui disait un truc du genre. Pis au registre de la barbarie, on ne peut pas se permettre de niveler vers le bas. Ben sorry.

En diffusant de tels propos dans l’espace public, Boisvenu a ouvert une brèche à l’acceptation de la torture psychologique comme une sentence constitutionnellement endossable. Or, venant d’une figure politique influençant la législation, de tels propos sont dans tous les cas inacceptables.

Encore une fois, on voit dépasser le gros jupon sale de la rectitude conservatrice. Harper s’est empressé de colmater l’hécatombe en insistant sur le fait que le débat sur la peine de mort ne serait pas rouvert, mais encore là. Ce n’est pas sur la question de la peine de mort qu’on aurait risqué de dévier, mais bien sur celle du pouvoir de terreur morale. C’est là que ça devient dangereux. Quand on détient quelconque envergure politique, les opinions « chocs » se doivent d’être tempérées et justifiées. Sinon, on pourrait craindre qu’à la longue, elles en viennent à faire la loi.

Alors non, ne me sortez pas l’argument du « tout bas dit tout haut ». Pas comme ça. Ça a juste pas rapport.

Et attention! Il ne faudrait pas brouiller les cartes (bien que ce soit précisément ce qui est en train de se passer). Les gens, dans leurs montées de lait pour ou contre Boisvenu, mélangent complètement la question de la peine de mort et celle du suicide. 

Et des propos tels ceux de Boisvenu banalisent honteusement le suicide. En l’énonçant presque comme un devoir pour ceux qui ont commis l’irréparable, on l’accepte d’emblée comme une option envisageable, dans la vie en général. Quel genre de message cela envoie-t-il à ceux qui sont aux prises avec une détresse psychologique assez tenaillante pour y penser (du monde normal, j’veux dire)? Je comprends les militants de la Semaine de prévention du suicide de s’être outré, sérieusement.

Alors aux pseudo polémistes qui ont fait les fiers à bras pro-corde-dans-la-cellule sur toutes les tribunes de la province, allez réfléchir dans votre coin un peu et rationnalisez vos pulsions morbides, deux secondes.

Pour lors, je me sens tellement bien-pensante que je vais allez lire le livre d’Éric Duhaime pour me rasséréner (ceci est ironique). N’empêche que tout ça, je le pense en mautadine.]]>
http://www.urbania.ca/blog/2751/boisvenu-pas-facile-de-parler-avec-un-pied-dans-la-boucheFri, 03 Feb 2012 09:47:45 ESTHarperpeine de mortse pendrecellulecordesenateurboisvenubloguehttp://www.urbania.ca/blog/2751/boisvenu-pas-facile-de-parler-avec-un-pied-dans-la-bouche
Jean était lesbienne#32 spécial Lesbiennes | présentement en kiosque

Entre deux bouchées, Catherine me raconte son histoire avec fébrilité. Le bar bondé de femmes en chaleur, l’ambiance, la musique, la rencontre, la cruise, les élans du désir, les regards, les rapprochements et les étreintes de la conclusion tout au bout. Ça, ça va. « C’était mon premier one night stand, me dit-elle avec un air de défi. Mon premier et puis mon seul aussi, en fait. »

Mais les saignements incertains, les hésitations des nouvelles expériences, la peau encore fragile après l’opération, l’idée des gestes précis et passionnés, la chaleur qui monte dans le bas du ventre, l’image des doigts qui farfouillent, peut-être les lèvres, la langue, l’irritation post-revirement, cette mise à jour de l’intime… J’ai un malaise. Je n’ai pas envie d’entendre les détails. Pourtant je les écoute. Je souris comme si la conversation était normale.

Mais la conversation n’est pas normale.

Entre gars, on parle si peu des détails anatomiques de nos exploits physiques. Est-ce que toutes les femmes sont comme ça? J’allais écrire « chirurgicales ». Est-ce qu’entre filles elles se racontent tout ? Je n’ose pas lui demander. Dans ma tête, ce n’est pas une femme comme les autres. Son histoire n’est pas comme les autres.

Je détourne maladroitement la conversation, compare la situation à des choses que je connais, reprends une bouchée de sandwich. Pour retrouver des repères rassurants.

Catherine s’appelait Jean
Catherine n’a pas toujours été cette fille épanouie qui parle librement à l’heure du lunch d’amour, de romantisme, de rencontres, d’attirance, de couple, de ce qu’il y a entre les jambes, de sexe, d’absence de sexe.

C’est elle qui a choisi de me donner rendez-vous au Pick Up, un drôle de restau-dépanneur un peu dépareillé, très post-hipster, des airs baba-cool de Vermont urbain dans un ancien quartier ouvrier où les branchés de passage côtoient les artistes désabusés. Une table à pique-nique entre des caisses de bières. Une machine à espresso. Une cloche de verre avec d’appétissants cookies au chocolat. Un comptoir, des tabourets. C’était aussi et surtout à deux pas de son bureau.

Catherine a beaucoup de choses à raconter. Entre le besoin de tout dire et le désir d’être une fille normale, sans histoires, presque banale. Par où commencer ? Parler d’avant ? Raconter sa première relation ? Elle n’en a pas eu beaucoup. Une première vraie blonde. Une seule, en fait, avant le grand changement. Elle s’est toujours sentie attirée par les filles. Et les garçons de son âge ? Ça ne l’intéressait tout simplement pas. Pourquoi ? « C’est une question de goût, dit-elle naturellement. Il y en a qui préfèrent la tarte au citron, d’autres, le gâteau au chocolat. Moi je préfère les filles. C’est comme ça.»

Ce n’est jamais aussi simple qu’une allégorie pâtissière.

Il y avait en elle ce malaise. Un véritable mal-être.

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http://www.urbania.ca/canaux/enquetes/2746/jean-etait-lesbienneThu, 02 Feb 2012 15:23:39 ESTtransexuelchangement de sexesexelesbienne32reportagehttp://www.urbania.ca/canaux/enquetes/2746/jean-etait-lesbienne
Avoir du pain sur la tranche!Tranche de pain

1. Ton surnom ?
f6. Je signais toujours mes courriels avec le diminutif fran6. Je cherchais à rendre le tout encore plus court, et un jour, j’ai simplement eu l’idée de diminuer à f6.

2. Âge/Sexe/Lieu de résidence ?
Homme de 32 habitant la ville de Québec depuis toujours.

3. À qui s’adresse ton blogue ?
Mon blogue s’adresse à tous les amateurs de bouffe, les épicuriens de ce monde, ceux qui se cherchent un bon resto ou tout simplement une recette à faire pour le souper.

4. Tes sujets de prédilection ?
Les recettes de cuisine et mes commentaires sur les restaurants que je visite composent environ 80% de mon blogue. Pour le reste, j’ai parfois tendance à laisser aller mes idées de projets (en relation avec la bouffe) afin de recueillir des commentaires.

5. La chose que tu méprises le plus chez un homme ?
La malhonnêteté.

6. Chez une femme ?
La dépendance.

7. L’époque durant laquelle tu aurais aimé vivre ?
J’ai toujours aimé l’époque médiévale avec tous ces châteaux.

8. Le son que tu aimes ?
La guitare électrique.

9. Que tu détestes ?
Les chants d’opéra.

10. Ton plus grand fantasme ?
Je travail dans le domaine du web, mais j’aimerais vraiment vivre une soirée dans un resto comme cuisinier aux côtés de Chuck Hugues.

11. Ton idéal féminin ?

Ma mère.

12. Masculin ?
Chuck Hugues.

13. Le film d’horreur dans lequel tu aimerais le moins te retrouver ?

Décadence.

14. Cigale ou fourmi ?

Cigale.

15. Ton moment le plus honteux ?
Montrer mes fesses dans un parking après une soirée sur le Louis-Joliette, et avoir comme blindate la fille qu’il y avait dans le char en avant de moi.

16. Le juron que tu hurles en char ?

Osti de bisoune!

17. Tu peux passer 5 minutes avec une célébrité de ton choix, laquelle est-elle et que lui dis-tu ?
Chuck Hughes et je lui parle de son parcours de vie.

18. Ton premier geste au réveil ?

La main sur le réveil matin.

19. Pourquoi bloguer ? Qu’en retires-tu ?
C’est vraiment une question de passion et de partage. J’adore cuisiner et je cherchais un moyen de partager mes essais culinaires.

20. La série ou le film honteux que tu regardes en secret ?

Toute la série Rocky.

21. Tu es en face de Barack Obama, que lui demandes-tu ?
Un peu de pulled-pork mon Barack?

22. Quelle personnalité québécoise t’inspire le plus ?
À nouveau, Chuck Hugues.

23. Un métier (autre que le tien) que tu aurais aimé faire ?

Je crois que chef cuisinier serait une bonne réponse!

24. Comment passeras-tu la dernière soirée du monde le 21 décembre 2012 ?
Une soirée arrosée au vin, avec en masse de bacon et de barres Mars frites, avec la famille et les amis.

25. Comment tu aimerais mourir ?

En baisant.

26.  Si tu devais déclarer ton amour pour tes lecteurs en quelques mots…

Tranchedepain.com c’est une passion et je ne peux que remercier tous ceux qui me suivent. Je reçois souvent des bons commentaires et c’est la meilleure récompense que je peux avoir pour ce que je fais avec ce blogue culinaire.

Lisez également l'entrevue avec le bloggueur de la semaine dernière: Arcadio, de Le Footeur]]>
http://www.urbania.ca/canaux/conversations/2745/avoir-du-pain-sur-la-trancheThu, 02 Feb 2012 14:38:49 ESTchuck hughesfrancistranchepainblogueurbloguereportagehttp://www.urbania.ca/canaux/conversations/2745/avoir-du-pain-sur-la-tranche
On ne rit pas avec les États
Qu’avait fait le jeune écervelé? Il avait écrit une joke sur Twitter mettant la sécurité des États-Unis en cause.

Malgré le fait que Leigh ait désormais protégé son compte Twitter (@LeighBryan), nos fins limiers ont retrouvé le message incriminant : «Free this week, for quick gossip/prep before I go and destroy America» (note au FBI, à la CIA et à tous les agents de sécurité américains : je ne fais que recopier un message dont je ne suis pas l’auteur. Je m’excuse si j’ai offensé les États-Unis, le drapeau étoilé, le président, sa femme, les électeurs de Floride, la caissière du Wal-Mart du New Jersey, le flic de Berverly Hill,…).

C’est certain que traduit littéralement, le Tweet de Leigh qui pourrait se lire comme suit : «Libre cette semaine, petit potin/je me prépare avant d’aller détruire l’Amérique » (note au FBI, CIA etc. : voir plus haut) pourrait laisser croire que le type s’en va tout seul faire sauter les États-Unis pendant ses vacances. C’est du slang, du langage de jeune Irlandais en goguette. «Destroy America» c’est comme «faire les 400 coups», «to paint the town red» diraient les British, «se lâcher lousse», «faire des étincelles»... Le comique en herbe a aussi écrit quelque chose à propos de «digging up Marilyn Monroe», une blague que même Mike Ward n’aurait pas osé faire.

Il n’en fallait pas plus pour que les gardiens de l’ordre et de la sécurité soient sur un pied d’alerte.

Le mot, c’est le geste. La phrase, c’est une bombe. Et cliquer sur envoyer, c’est appuyer sur le détonateur. Leigh a été enfermé en prison comme un vulgaire terroriste avant d’être déporté.

Vous imaginez bien que s’il voulait vraiment fomenter la destruction de l’Amérique ou déterrer la pauvre vieille Marilyn, il ne l’aurait pas écrit sur Twitter.

Lorsqu’ils ont atterri à LAX, l’aéroport international de Los Angeles, le 23 janvier dernier, les deux jeunes innocents s’imaginaient donc vivre quelques jours idylliques dans l’atmosphère hollywoodienne de la célèbre ville californienne. Abreuvés de séries télés et de blockbusters, ils pensaient peut-être reconnaître au passage des lieux de tournage, voir des endroits mythiques, qui sait, croiser une vedette du grand écran. La réalité a dépassé la fiction. Interpellés par des gardes armés à leur descente de l’avion, ils ont été menottés, emprisonnés et puis expulsés. Ça leur fera au moins des souvenirs de vacances.

Morale de cette histoire : la prochaine fois que vous préparez une action terroriste, évitez de l’écrire sur Facebook ou sur Twitter. Big Brother is watching you !]]>
http://www.urbania.ca/blog/2744/on-ne-rit-pas-avec-les-etatsThu, 02 Feb 2012 09:31:57 ESTlibartébig brotherfacebooktwitterprisonÉtats-unisUSAbloguehttp://www.urbania.ca/blog/2744/on-ne-rit-pas-avec-les-etats
Le moment LOL hebdomadaire]]>http://www.urbania.ca/blog/2741/le-moment-lol-hebdomadaireWed, 01 Feb 2012 16:04:58 ESTchevalmomentlolbloguehttp://www.urbania.ca/blog/2741/le-moment-lol-hebdomadaireLa ville de la semaine: Alma en imageshttp://www.urbania.ca/canaux/photoreportages/2739/la-ville-de-la-semaine-alma-en-imagesWed, 01 Feb 2012 12:06:29 ESTlac st-jeanMario Tremblaybleuetville de la semaineAlmareportage_mediahttp://www.urbania.ca/canaux/photoreportages/2739/la-ville-de-la-semaine-alma-en-imagesPromo de la St-Valentin: Gagnez une nuit au W Montréal !W Montréal.

Comment ?

Premièrement, il faut s'abonner au magazine (ou renouveller son abonnement) entre le 1er et le 15 février inclusivement.

Deuxièmement, il faut AIMER LA PAGE FACEBOOK du W Montréal.

Et qu'est-ce qui va arriver ensuite???

Parmi toutes les personnes qui correspondront à ces deux critères, nous ferons tirer au hasard une nuit dans une chambre Mega en occupation double avec petit déjeûner continental et 2 massages de 60 minutes au Spa AWAY.

Avouez que c'est vraiment pas pire.

Le tirage aura lieu le 16 février. (donc la Saint-Valentin la plus mémorable de votre vie sera un peu décalée, mais bon...)

NB: La réservation au W Montréal est assujettie aux disponibilités de l'hôtel. Le certificat-cadeau sera valide pour 1 an.


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http://www.urbania.ca/blog/2731/promo-de-la-st-valentin-gagnez-une-nuit-au-w-montrealWed, 01 Feb 2012 11:00:00 ESTdejeuner continentalspamassageW MontrealconcoursSt-Valentinpromotionpromobloguehttp://www.urbania.ca/blog/2731/promo-de-la-st-valentin-gagnez-une-nuit-au-w-montreal
Beverley, laisse mon Internet tranquille!À : Beverley McLachlin, juge en chef à la Cour suprême du Canada,

De : André Péloquin, blogueur du mercredi sur le site d’Urbania

Sujet : Ton discours d’hier…

Yo Beverley! Comment ça va? Puis? L’Université de Carleton? Comment c’était? Le monde a bien réagi à ton discours? Pffff! Comme si un(e) étudiant de l’Université de Carleton allait réagir à quoi que ce soit. Tu sais ce qu’on dit sur le Web 2.0 : si les étudiants ne créent pas de sites pour compiler des « memes » sur leurs universités (comme le font les étudiants de l’UQAM, de l’UdeM ou les « nerds » de l’ETS), l’établissement n’est pas digne de son financement.

Blague (minable) à part, je t’envoie ce courriel parce que j’voulais vraiment te parler de ton discours d’hier. Écoute, si j’avais vu la nouvelle passer sur Facebook, j’aurais commenté avec une niaiserie à la « Gneuh! Si y’avait un bouton « dislike », j’appuierais dessus! », mais je me suis retenu, cette joke n’étant plus drôle depuis sa création en 2009. Bref, lors de ton intervention, tu indiquais que le système judiciaire devait, lui aussi, se mettre en mode 2.0 lorsqu’il aborde les réseaux sociaux et qu’il devait, notamment, « serrer la vis » aux médias couvrant l’actualité judiciaire afin d’éviter les débordements.

[NDLR : Pour ceux et celles qui voudraient suivre, je vous invite à lire ce ‘tit résumé… c’est en anglais, désolé]

Bien que ce soit flatteur d’indiquer que les récentes « claques sur les doigts » - l’interdiction de « tweeter » et limiter l’utilisation de portables qu’à titre de bloc-note lors du fameux procès Shafia, par exemple - étaient données au nom du journalisme pur et dur, les journalistes affectés au « beat » judiciaire, eux, auraient sûrement préféré le contraire. Tu dis aussi que ces organes – la radio, la télé, les journaux libres et indépendants – sont essentiels à la démocratie, mais qui l’est toujours? Comme on l’a vu avec l’affaire Duceppe, le parti pris politique d’un journal peut parfois influencer l’interprétation d’une nouvelle auprès du public (« Bof! On sait ben! La Presse est un organe libéral! », « Pouah! Check les sales séparatistes du Devoir qui veulent leur part du gâteau! » et autres « tweets » du genre en témoignent). Et ça, c’est sans même aborder les Sun News et Fox News…

Beverley, ma chère, ton coup de main m’a plutôt l’air d’une paume sur la bouche. Je n’irai pas jusqu’à lancer « Censure! » ou « Libarté! Je crie ton nom! », mais quand même… :-(

Pire encore, tu oses nous sortir des clichés à la « les médias traditionnels sont de vieux véhicules » et « une personne qui démarre un blogue peut facilement s’improviser journaliste ». Come on! As-tu consulté le site de La Presse récemment? C’est le festival de l’exclusivité et du « dernière heure ». Je commence même à croire que Vincent Larouche commet des crimes pour mieux les rapporter tellement il est rapide sur la touche! Puis, bon, bien que l’initiative est sympathique, je doute que j’aie un jour le réflexe d’aller faire le plein d’actualité sur un blogue comme La Turbo Patente (quoique si je me cherchais un nom de band ska…).

Tu justifies aussi ta démarche en indiquant que l’équité et la précision se perdent sur les réseaux sociaux. Bien sûr et c’est ce qui les rend si attractifs!

Twitter et Facebook sont de joyeux bordels où liens, rumeurs, informations, niaiseries, photos instragr.am de souliers et vidéos de minous circulent à qui mieux mieux. Au contraire, je crois que ces plateformes invitent justement ses utilisateurs à remettre en question ce qui y circule. « Hum, est-ce qu’Éric Duhaime est vraiment un suppôt de Satan qui mange des chiots? Si « Zozote37 » le dit, c’est sûrement vrai! » Tu me diras, bien sûr, que certaines personnes seraient prêtes à gober de telles sottises telles quelles, mais je te répondrai qu’ils étaient aussi crédules avant même de s’inscrire sur ces réseaux (sinon, comme expliquer le succès de Marie-Chantale Toupin?).

Beverley! Laisse mon Internet tranquille! Remets-moi ma Toile avec tous ses trolls qui nous vomissent ce qu’ils ont vu il y a quinze minutes sur 4chan. Abandonne-moi à ses débiles profonds qui commentent les nouvelles sur la page Facebook de TVA avec des interventions qui t’enlèvent tout espoir dans le genre humain. Dépose-moi sur le seuil de la demeure virtuelle de ses internautes tristes qui se claquent tout ce qui est diffusé sur TOU.TV dans l’espoir de voir un toton puis d’en tirer une capture d’écran pour leur site cochon (je te jure que ça existe! J’suis tombé là-dessus en faisant… de la recherche… pour… un article!), mais – surtout – abandonne-moi à ses blogueurs géniaux ou encore à celles et ceux qui se servent de ces fameux médias sociaux pour sensibiliser, voire mobiliser.

Ta refonte du système judiciaire, applique-la don’ aux gros pollueurs, aux ex politiciens à l’éthique élastique, aux riches qui s’enrichissent sur le dos des pauvres qui, eux, s’enlisent de plus en plus dans la marde produite par les premiers (parce que oui, c’est aussi ça, l’Internet : des gros clichés larmoyants en guise de conclusion). :-P

Tiens, en parlant de Web 2.0, je te laisse avec un clip de ‘tits bébés qui rit. Peux-tu le mettre sur ta page Facebook? Ça va devenir « viral »! :-D

PS : Oups! J’viens de voir que l’Université de Carleton a bel et bien une page de « memes ». Fuck ‘em, ils sont plates, anyway.

Photo : www.simongarnier.org ]]>
http://www.urbania.ca/blog/2738/beverley-laisse-mon-internet-tranquilleWed, 01 Feb 2012 09:52:44 ESTmemescarletonbeverley4chanbizarre2.0libartéinternetbloguehttp://www.urbania.ca/blog/2738/beverley-laisse-mon-internet-tranquille