Urbania - accueilhttp://urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationThu, 17 May 2012 04:10:16 EDT60Engagez-vous qu’ils disaient!
Si le Québec était le Festival de Jazz, Montréal serait certainement la scène Bell (celle des grands événements). En effet, la métropole est le haut lieu du mouvement étudiant et ce, depuis plus de 3 mois. Le plus long festival montréalais de l’Histoire! Alors que toute bonne chose doit avoir une fin, on voit plutôt un prolongement indéfini des « festivités ». Se sont jointes aux revendications étudiantes, celles des écolos, syndicats, mouvements anticapitalistes… On croit même assister au retour du mouvement Occupy qui pense à sortir de son hibernation dans laquelle il avait été forcé de se plonger. Bref, le concert de revendications, jusqu’alors harmonieux, s’embrouille, signe d’un ras-le-bol général envers les autorités en place. Les messages sont tellement nombreux qu’ils finissent par s’entremêler et se perdre.

L’objectif ici n’est pas de juger la pertinence des revendications de tous et chacun. Dans une démocratie, la diversité des idées est plus que souhaitable. Les mouvements de grèves et les manifestations qui les accompagnent ont joué et jouent toujours un rôle déterminant dans l’exercice démocratique et dans la vie citoyenne. Toutefois, cette démocratie induit la nécessité d’abord et avant tout de débattre et de mettre en place un contexte favorable pour ce faire. En ce moment, on assiste plutôt au contraire. Les acteurs sont campés sur leur position. Signe de fatigue, de désinformation, d’entêtement ou d’idéologie, ils sont plus que jamais polarisés.

Par les temps qui courent, c’est à croire que manifester est le principal levier d’implication sociale. Certains, plus radicaux, reprochent même aux leaders étudiants de «négocier » avec le gouvernement. Or, nous en pensons tout le contraire et croyons fermement qu’il est possible combattre le feu par le feu et d’utiliser le système à ses fins pour faire avancer ses idées.

Sortons du débat actuel pour se concentrer sur le monde municipal qui offre un bel exemple. À notre avis, les consultations officielles et autres procédés démocratiques tels les élections sont trop souvent boudés et jugés inutiles. Cette tendance fait écho à un cynisme grandissant face au monde politique. FAIL! Il s’agit selon nous d’une erreur stratégique.

Il faut reconnaître qu’à Montréal, des efforts remarquables sont faits depuis quelque temps par la Ville pour sonder les citoyens au sujet de différents projets qui feront le Montréal de demain - Griffintown, quartiers culturels, agriculture urbaine, name it! En s’impliquant lors de ces consultations, les citoyens font « d’une paire deux couilles » : ils obligent les décideurs à les écouter et ils combattent le cynisme. En général, les citoyens, et même les médias s’y intéressent peu, surtout au palier municipal.

Qu’on doute de leur bonne foi ou non, ces processus peuvent avoir des impacts sur des enjeux importants pour les citoyens, sont acceptés par la classe politique et constituent une excellente façon d’ouvrir le dialogue entre pitou (autorités) et minou (citoyens). Le printemps québécois n’est pas comparable avec le printemps arabe. Des révolutions se font à travers le monde pour obtenir ce que nous avons: des élections et des tribunes. Utilisons-les plutôt que de les bouder!

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Pour suivre les aventures des Justiciers urbains : www.lesjusticiersurbains.com]]>
http://urbania.ca/blog/3019/engagez-vous-qu-ils-disaientWed, 16 May 2012 13:24:29 EDTélectionstribuneblogueprintempsdémocratieConsultationsmanifestationsmontrealhttp://urbania.ca/blog/3019/engagez-vous-qu-ils-disaient
Hommage à la loi spécialeTel que mentionné sur Cyberpresse ce matin, le fameux « Les choses vont changer » lancé par Jean Charest ne faisait pas référence au départ imminent de Line Beauchamp, mais bien à un projet de loi forçant un retour en classe, en dépit des résultats de votes des associations étudiantes. Bref, c'est sa version – frisée, bien sûr - du « Just watch me » de Trudeau.

D'accord, d'accord, sans être une adaptation moderne des Ordres de Michel Brault – car envoyer Claude Gauthier en prison à nouveau n'aurait pas de sens dans cette nouvelle version -, le projet de loi de Jean Charest fait tout de même écho – subtil, voire inaudible - à la décision controversée de P.E.T. d'instaurer la Loi des mesures de guerre en pleine Crise d'Octobre. Après tout, bien qu'aucun politicien n'ait été kidnappé (et espérons que certaines têtes brûlées ne se lanceront pas dans une tragédie du genre), le projet de loi du gouvernement Charest demeure tout de même un moyen de museler une minorité en faisant fi de la démocratie tout en s'accordant au discours quasi mélodramatique associant « méfaits fumants » et actes terroristes ou encore grève et « prise d'otage » (du moins, selon Laurent Proulx, nouvellement porte-parole du MESRQ, qui se confiait sur Twitter à... Dan Bigras).

Que peut-on dire de plus sauf... bravo?

Bravo aux cabochards qui regardaient ailleurs pendant une dizaine de semaines avant de se mettre en mode solution beaucoup trop tard et qu'avec une carte sous la manche : maintenir une hausse à peine justifiable alors que des associations étudiantes, des partis d'opposition et plusieurs penseurs de la trempe de Lisée ont proposé de nombreux scénarios qui valaient, au moins, une écoute.

Bravo aux nombrilistes qui ont pris des détours pernicieux pour contourner des décisions pourtant prises en démocratie. Hier, l'étudiant Jean-François Morasse accusait Gabriel Nadeau-Dubois d'outrage au tribunal, jugeant qu'une entrevue donnée dernièrement par la tête d'affiche de la CLASSE invitait à la désobéissance. Tout comme Laurent Proulx et plusieurs autres, Morasse s'est faufilé derrière les lignes de piquetage pour poursuivre ses études. « J'ai eu mes cours, ça, il n'y a pas eu de problème [...] », confiait-il à ce sujet à Radio-Canada. Et tes camarades de classe qui perdent un temps fou ou qui prennent des coups, qu'est-ce que tu penses qu'ils font!?

Bravo aussi aux casseurs qui profitent d'un mouvement de masse légitime pour assouvir des fantasmes de révolutions bolchéviques (bonjour les clichés, en effet). Vous avez raison, les banques n'ont pas droit à des vitrines intactes et une bonne voiture de policiers, c'est une bagnole cabossée. Franchement...

Oh, et mes salutations distinguées à mes collègues : les chroniqueurs bornés, accros aux clics et dont le jupon dépasse de façon éhontée (toutes couleurs confondues... et, bien sûr, je m'inclus dans le lot... même si c'est un peu « weirdo » de m'envoyer la main dans le miroir).

Bref, félicitations à vous tous pour vos prestations éclatantes dans un conflit de société qui, dans les mains du gouvernement actuel, passera bientôt du vaudeville (« Est-ce une grève? Non, c'est un boycott! ») au théâtre d'été (« Ciel! Mon amende salée! »).












À ce point-ci, scotché dans l'impasse, croyez-vous vraiment que cette loi spéciale va changer quoi que ce soit (sauf notre rapport au gouvernement au Charest et à la démocratie en générale)? Non? Bravo, on aura tous appris la leçon! 
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http://urbania.ca/blog/3020/hommage-a-la-loi-specialeWed, 16 May 2012 08:18:37 EDTbloguebravoinjonctionamendejean-françois morassechroniqueursMESRQGrève étudiantepoliticiensCasseurscrise d'octobreles ordresloi spécialeJean Charestgabriel nadeau-duboishttp://urbania.ca/blog/3020/hommage-a-la-loi-speciale
360 jours autour du globe: Avoir 108 ans
Non.

Pour anéantir mes présomptions illusoires, j’ai eu droit à un avant-goût de mes 108 ans. Et on ne parle pas ici d’un 108 ans en forme. Un 108 ans qui les fait.

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On revient d’un trek de quatre jours dans la Cordillera Blanca au Pérou, la deuxième plus haute chaîne de montagnes au monde après l’Himalaya. Une randonnée mythique à travers des paysages fabuleux de pics enneigés, de glaciers et de profondes vallées. La première journée, à 4 000 mètres d’altitude, ça allait. Oui, on est essoufflé à se brosser les dents et oui, la tête veut un peu nous exploser, mais jusque là, pas de quoi écrire à sa mère. Mais la deuxième journée…

Sa. Cra. Ment.

En gravissant les derniers mètres d’un col à près de 5 000 mètres, le fameux pas à la minute était mon rythme de croisière dans mes bons moments. La pause tous les cinq pas n’était pas un désir de savourer un moment le paysage époustouflant : c’était une nécessité de première, réclamée à grands cris par tout mon corps. Et déjà que ma tête semblait vouloir fendre à chaque battement de mon cœur – c’est-à-dire environ 192 fois par minute – et que mes poumons tentaient de sortir de ma cage thoracique pour prendre un peu d’air, je dus expliquer en long et en large à mon estomac pourquoi vomir n’arrangerait les choses en rien.

L’idée de fonder une nouvelle société, là, à flanc de montagne – avec les huttes, les bébés pis toute – pour ne pas avoir à franchir le putain de col fut proposée par mon amoureux, lui aussi ayant perdu tout ce qui avait pu s’apparenter de près ou de loin à une forme physique qui se peut. Mais l’idée, aussi alléchante fut-elle, a finalement été écartée avec l’arrivée de la neige qui rendait notre terre d’accueil un peu trop hostile à notre goût. Complètement épuisés et considérant le peu d’options qu’il nous restait, on a tenté d’évaluer combien coûterait une évacuation par hélicoptère, mais ne sachant malheureusement pas si notre police d’assurance couvrirait les frais d’une évasion à la James Bond et surtout ayant oublié notre téléphone satellite à la maison, on s’est vu contraint de continuer notre très peu glorieuse ascension.

Enfin. Après ce qui nous sembla être les plus longues heures de notre vie, on a fini par franchir les derniers pas qui nous séparaient de l’objectif honni. Notre guide s’enquit à mon amoureux à savoir si sa chica allait bien en constatant que mon teint, pas super basané à la base, était carrément fantomatique. J’étais en effet blanche comme un drap, très concentrée pour ne pas vomir quand un autre trekkeur proposa de nous prendre en photo devant la lagune.

Calvaire ! J’ai tu l’air d’une fille qui veut se faire prendre en photo ? Pis de quoi tu parles avec ta lagune ? me dis-je tout doucement. Je regardai alors en bas, du côté opposé à celui de toutes nos souffrances et… Wow.

Un des plus beaux paysages qu’il m’ait été donné de voir de toute ma sainte vie. Une lagune turquoise entourée de pics enneigés, avec la vallée immense qui s’étend à l’horizon. Tellement majestueux que j’en ai oublié de vomir. Et c’était sûrement un peu plus beau encore après avoir tant peiné pour y arriver.



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http://urbania.ca/blog/3017/360-jours-autour-du-globe-avoir-108-ansTue, 15 May 2012 13:33:55 EDTlagunevomitrekkingperouandesGlobe360 joursbloguehttp://urbania.ca/blog/3017/360-jours-autour-du-globe-avoir-108-ans
Le vrai problème de notre sociétéDenis Lessard ou Chantal Hébert aient déjà tout dit, la dictature du clic voudrait que je vous parle d’elle, même si je n’ai rien à dire qui n’a pas déjà été dit par quelqu’un qui la connaît mieux que moi à son sujet. Le ton Urbania voudrait que je lui fasse des propositions de vacances, des suggestions d’emploi dans le nord autant que possible, des plans de retour aux études. Mais il y a des problèmes beaucoup plus graves dans notre société en ce moment, dont un dont je brûle de vous parler depuis sept jours.

Il s’agit d’un problème qui a été mis en lumière par un petit scoop relativement anodin du journaliste Yves Poirier. Dans ce climat de crise sociale, la nouvelle est carrément passée inaperçu. En effet, le journaliste de TVA Nouvelles a découvert que cinq cols bleus de Saint-Michel avaient décidé (de leur propre gré) de vendre de vieux disques de freins (voués de toute façon aux ordures) à des ferrailleurs. Les cols bleus ont utilisé l'argent ainsi amassé pour acheter un téléviseur, un frigo et un poêle pour meubler leur salle de pause. Une salle de pause qui devrait normalement être meublée par l’employeur. C’est donc dire que les cinq cols bleus ont trouvé une manière créative (et écologique) de nous faire sauver de l’argent. Pourtant, lorsque la Direction du matériel roulant de la Ville de Montréal a été informée de cette pratique, elle y a non seulement mis fin, mais en plus puni les cols bleus «fautifs», leur collant jusqu’à deux semaines de suspension. Le téléviseur, le frigo et le poêle ont été revendus et les profits ont été versés à une œuvre de bienfaisance.

[Insérer un gros mot ici pour témoigner de ma colère de payeuse de taxes]

Le problème de notre société, je vais vous le dire, ce n’est pas que des cols bleus vendent de vieux disques de freins à un ferrailleur et utilisent les profits pour nous faire sauver de l’argent. C’EST QU’ILS SOIENT PUNIS DE L’AVOIR FAIT!

À part d’écrire pour Urbania, il m’arrive de travailler pour des publications d’affaires. Or, dans la dernière année, ces publications m’ont commandé au moins dix papiers sur l’importance d’avoir des employés créatifs, des employés qui n’ont pas peur de prendre des initiatives et qui osent challenger la vision de leur patron. On donne même des trucs aux patrons pour générer cette créativité en entreprise. Toute l’économie du XXIe siècle est basée là-dessus, et des employés comme les cols bleus évoqués précédemment, c’est de l’or en barre pour l’entreprise moderne. Bref, la Direction du matériel roulant de la Ville de Montréal a géré la situation en vrai dinosaure.

Évidemment, on ne s’attend pas à tellement mieux de la part de fonctionnaires. Le véritable «scandale» mis en lumière par Yves Poirier, c’est que la fonction publique continue en 2012 d’être un lieu où l’initiative n’est pas la bienvenue.

Ce qui me ramène à vous parler du système d’éducation.

Si des cols bleus se font chicaner pour leur excès de créativité, se peut-il qu’une secrétaire de vice-recteur hésite à remettre en question la décision de son patron de faire des photocopies recto seulement? Se peut-il que des sous-ministres et autres fonctionnaires aient été incapables de trouver des solutions inventives pour éviter d’avoir à hausser les frais de scolarité? Se peut-il que nos étudiants, avec toute la créativité dont ils font preuve, seraient en bien meilleure position pour administrer les universités?

Je ne pensais jamais avoir à utiliser cette formule quasi tautologique, mais poser la question, c’est y répondre. L’espoir, dans tout ça, c’est que la génération qui gérera dans vingt ans, celle qui marche dans la rue en ce moment, sera plus créative que celle qui nous gère en ce moment. Ça, c’est en espérant qu’il lui reste encore un peu d’idéaux rendu là.

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http://urbania.ca/blog/3016/le-vrai-probleme-de-notre-societeTue, 15 May 2012 07:54:45 EDTfonctionnairecrise étudianteLine Beauchampfonction publiquecréativitéFerrailleurSaint-MichelCols bleusTVA NouvellesYves Poirierbloguehttp://urbania.ca/blog/3016/le-vrai-probleme-de-notre-societe
Les Zo Kiki
En effet, la clientèle du Drunk and More avait laissé le bar pour gagner la rue et les étoiles. Les employés ont judicieusement dirigé les hautparleurs vers l’extérieur et les rares voitures qui osaient passer obligeaient les danseurs à casser le rythme pour qu’elles passent. Comme dans un match de hockey de rue, les passagers et les noctambules s’observent et s'analysent, presque au ralenti, les yeux dans les yeux, avant de laisser passer la bagnole pour reprendre la danse exactement là où ils l'avaient laissée.



La foule vue du haut d'un char allégorique pendant le dernier carnaval haïtien. Le carnaval annuel permet à certains DJ de monter sur les chars pour entonner les plus célèbres airs de raboday, une musique électronique inspirée des traditions haïtiennes.

Plus tard, quand une voiture de police est arrivée, ce fût encore lentement, pour que les agents soient bien certains qu’aucun geste obscène ne serait commis.

En effet, ces gendarmes ont un rôle capital dans le pays de Sweet Micky. Les bonnes mœurs sont à l'avant-plan de la vie nocturne de la perle des Antilles.

Il est déjà très mal vu de s’embrasser dans les parcs ou même devant les portes de l’aéroport avant une séparation déchirante. Encore moins dans la rue. Il y a des endroits pour ça : les chambres à coucher.

Mais les jeunes veulent danser, c'est connu, et les jeunes veulent embrasser, c'est certain. Alors restent les seules exceptions, les fêtes. Les zo kiki comme celle de vendredi dernier sur la rue devant le Drink and More.

Dans ces fêtes, les danses suggestives sur de l’électro, du rap ou du dancehall sont parfois les mêmes qu’en Jamaïque ou dans les vidéoclips. Et c’est ça qui fait sursauter les autorités judiciaires se réclamant de la moralité. Alors que de véritables problèmes de sécurité existent dans certains coins de la ville, dans les camps en particulier, les mœurs d’une jeunesse dite dépravée occupent ironiquement la première place dans les préoccupations de la justice.

Le chef du parquet de Port-au-Prince a ainsi identifié la délinquance juvénile comme sa grande priorité dès son assermentation en janvier. Selon lui, les jeunes dans les clubs sont des «débauchés sexuels» qui mènent à la prostitution et au détournement de mineurs. Il affirme lui-même se présenter dans les clubs, déguisé en jeune, pour surprendre les fêtards un peu trop explicites. Au moins une centaine de personnes ont été arrêtées dans ces opérations depuis janvier selon lui. De ce nombre, en plus des dizaines de jeunes, sa lutte contre les «dérives sexuelles dans la société haïtienne» a mené à l’arrestation de médecins pratiquant l’avortement.

Pourtant, la danse nationale, le compas, est aussi le plus célèbre des préliminaires, mais sa pratique est balisée par des codes stricts et son exécution est faite le plus souvent sur des pistes de danse baignées dans le noir total. Dans les clubs, la jeunesse d’aujourd’hui ne se contente plus de se frotter le bassin l’un devant l’autre dans les coins sombres. Parfois c’est aussi l’un derrière l’autre, la plupart du temps au milieu d’une foule, toutes lumières allumées. Plus de cachette. C’est pour ça que les jeunes, il faut les chaperonner.

Tel un Gérald Tremblay démuni devant des étudiants en grève, Jean Renel Sénatus a lancé un appel aux directeurs d’école et aux parents pour ne plus surprendre d’étudiants dans la rue sans autorisation écrite.

Évidemment, la verve et la poigne de Sénatus n’a pas qu’aidé sa cause. Aujourd’hui, si les zo kiki ont très mauvaise presse, nombreux DJ et rappeurs s’en réclament pour améliorer leur crédibilité. Les envolées lyriques contre la jeunesse dépravée de Sénatus a fini par le faire surnommer commissaire «Zo kiki» dans la population.


Le commissaire Sénatus vu par l'un des principaux caricaturistes d'Haïti: "Je commence à vous donner des principes".

Ça fait vingt-cinq ans que je visite ce pays. Depuis que je suis enfant moi-même. Et s’il y a une chose qui ne change pas d’Haïti, c’est l’aptitude des gens au pouvoir à dire des insanités. Comme ce député, voulant immuniser ses collègues et lui-même d’éventuelles poursuites, qui vient de déposer un projet de loi garantissant l’«irresponsabilité» perpétuelle des parlementaires ou bien la Ministre de la Condition Féminine qui organisait une demi-journée de prière pour le président de la République.


Le président Michel Martelly a servi les blagues salaces de son alter ego Sweet Micky pour ce concours populaire de basket le 31 mars dernier. «Je vais vous demander une seule chose: Mettez-le dans le trou!»

À entendre les politiciens au pouvoir au Québec ces jours-ci, je trouve la classe dirigeante d’Haïti de moins en moins rocambolesque. S’il y a des crises urgentes en Haïti, il y a aussi des shows de motocross et des babyboomers qui pensent que la jeunesse est décadente. Comme partout finalement.

C'était mon histoire haïtienne. À chaque semaine, tant qu’il y aura de l’électricité, j'en ramènerai une autre.

Etienne Côté-Paluck est un journaliste et directeur de production basé à Port-au-Prince.
Texte écrit en collaboration avec Nicolas Champagne.

*Pour écouter un peu de Raboday: http://www.masalacism.com/2012/01/electro-haiti/]]>
http://urbania.ca/blog/3015/les-zo-kikiMon, 14 May 2012 13:48:49 EDTbarbancourtraprabodaymusiqueport-au-princeHaïtibloguehttp://urbania.ca/blog/3015/les-zo-kiki
Concours de photos Lancement Urbania Hors-Série 15 ans d'Ubisoft Montréal
Nous vous rappelons que le tout se déroulera mercredi le 16 mai prochain, de 17h30 à 20h, sur le toit des bureaux d'Ubisoft.

Alors que faut-il faire aujourd'hui?

C'est très simple. Depuis en fin de semaine, des affiches publicisant la sortie de ce numéro Hors-Série ont été posées un peu partout dans Montréal. Le but du jeu est donc de se prendre en photo devant une ou plusieurs de ces affiches et de publier la photo sur Twitter, accompagnée du hashtag suivant: #UbiMTL15 Ce dernier détail est obligatoire.

Le concours commence aujourd'hui lundi le 14 mai à midi se termine demain, mardi le 15 mai à midi. Deux gagnants seront choisis au hasard parmi les participants au concours et annoncés dans l'après-midi. Chacun d'entre eux pourra amener un invité.

ET PRENEZ EN NOTE QUE NOUS PUBLIERONS UNE GALERIE-PHOTO DE TOUTES LES PHOTOS REÇUES, CE QUI IMPLIQUE QU'EN PARTICIPANT AU CONCOURS, VOUS NOUS AUTORISEZ IMPLICITEMENT À PUBLIER VOS PHOTOS SUR URBANIA.CA

Faque c'est ça. Soyez comiques là!

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LE CONCOURS EST TERMINÉ!

Les gagnants sont:
@SodesukaFR et @MissGwenny

(Ils seront contactés par DM sur Twitter)]]>
http://urbania.ca/blog/3014/concours-de-photos-lancement-urbania-hors-serie-15-ans-dubisoft-montrealMon, 14 May 2012 11:14:04 EDTtwitterlancement15 ansubisoftphotoconcoursbloguehttp://urbania.ca/blog/3014/concours-de-photos-lancement-urbania-hors-serie-15-ans-dubisoft-montreal
Lettre ouverte à un abruti
L’affaire, c’est que ton comportement me suce de l’énergie autant que la balayeuse à la télé qui aspire une boule de bowling. C’est énormément de succion de mon énergie ça.

Tu te demandes probablement «Ben là gros, quossé j’ai faite?» Bon, voici :

Ça fait 13 semaines que j’te vois commenter sur Facebook, sur Youtube ou encore ici-même, sur le blogue d’Urbania. 13 semaines que j’endure les mêmes reproches, basés sur les mêmes préjugés, écrits avec les mêmes fautes d’orthographe. Tu pourrais te forcer, j’te l’ai dit plein d’fois. Y’a des renseignements partout partout pour que tu puisses te faire ta propre opinion et comprendre les enjeux. C’est à ton tour de faire la part des choses. Petit secret d’ami : Tu peux te servir de Google comme d’un correcteur quand t’es pas certain de l’orthographe d’un mot ou de l’accord d’un verbe, c’est magique! Alors prends ton temps, et respire avant de t’énerver. Carpe Diem le gros.

J’aimerais aussi te parler de la fois où tu m’as traité de communiste. J’allais me fâcher et te répondre mais à la place, j’ai trouvé ça cute. Parce que je sais que tu ne connais pas la définition du mot communiste. Je sais que tu ne fais que le répéter parce que tu l’as entendu aux nouvelles de la part d’un gars qui pense bêtement et qui associe le rouge au communisme, parce que ça se rapproche de la gauche sur le compas politique. C’est dommage, parce que ton cerveau est capable de beaucoup plus de nuances que ça.

Pis en plus, tu l’sais que les monsieurs de la télé ont pas toujours raison, même s’ils disent des mots que tu comprends pas et qu’ils sont bien habillés. Mais je te pardonne, c’est impressionnant la télé et tu t’es laissé emporter.

Je suis calme avec toi parce je sais que tu peux réussir. L’évolution t’as donné le néo-cortex, qui enveloppe ton cerveau limbique et te donne la capacité de réfléchir. En d’autres mots plus simples: par-dessus ton cerveau de singe, t’as un cerveau d’humain super développé pour t’empêcher d’agir comme un osti d’cave.

C’est ce qui me fait me demander: pourquoi est-ce que tu t’es parti une page Facebook où tu prônes la violence physique envers les manifestants? C’est pas comme ça qu’on fait à notre époque, tu l’sais? On ne dit pas ouvertement en public qu’on devrait tirer sur des gens ou les pendre mon coco, c’est pas gentil. Ces gens-là ont droit de manifester et de vivre. L’enjeu du moment ne vaut pas une vie humaine, pas du tout. Je sais que t’as vu des manifestants briser des affaires. C’est plate, mais tu sais aussi que sur les milliers de gens, y’en avait seulement une dizaine qui faisaient ça? Tu peux pas blâmer l’ensemble des gens présents pour ça. C’est comme si j’accusais tous les gens qui ont des cheveux d’être responsables du fait que le drain de ma baignoire est bouché par des cheveux.

Je sais que tu lis ces lignes et que tu rages, parce que tu te dis «T’es qui toé pour me dire quoi faire?»

Mais relaxe, j’te répète que c’est pas ta position sur le conflit qui me dérange, mais la façon dont tu te comportes. Parce qu’en société, y’a des règles. Des lois toutes simples auxquelles on doit obéir si on ne veut pas craindre pour notre liberté d’expression, l’avenir de nos enfants ou notre propre vie. On a même créé la Charte des droits et libertés, juste pour ça. C’est comme un gros document Word, qui empêche ton premier ministre de te battre si tu penses pas comme lui. On a fait ça pour vivre dans un monde sécuritaire et sain. Un monde encore plus hot que la Récréathèque de Laval, man.

C’est pas une question d’opinion, mais de faits. Peu importe ce qui se passe, le respect est de mise et la civilité aussi.

Alors que tu sois rouge, vert, dans la police ou député du Parti Libéral, je te demande de rester poli, de traiter les humains gentiment et d’arrêter de penser que tu peux régler le conflit avec ton surplus de testostérone et ta soif de tirer dans des gens comme dans les films d’action. Laisse ça aux gars de Contrat d’gars.

Pis si t’arrêtes pas, j’te casse la yeule crisse de sans dessein.

Ben non c’t’une joke ! T’sais, le gars y dit ça, haha !

Sérieux, on va prendre un café quand tu veux mon p’tit loup. J’vais même te faire un câlin, mon chanceux.]]>
http://urbania.ca/blog/3013/lettre-ouverte-a-un-abrutiSun, 13 May 2012 23:50:20 EDTbloguemanifestantsétudiantsrécréathèquedes kiwis et des hommescarré vertcarré rougegrèvehttp://urbania.ca/blog/3013/lettre-ouverte-a-un-abruti
Votre bien-pensance aura raison de nous
Hier matin, le métro est tombé en panne. Il y a même eu de la fumée dans les quenoeils de quelques amis. Hon.

Le brushing de Monique a été ruiné par la bruine pendant l’insupportable attente d’une navette spéciale à l’extérieur. Jacques est arrivé en retard à son rendez-vous et Marie-Jeanne a loupé la première heure de son yoga. Et que dire de Josée qui a déposé la petite Malynka-Rose [archétype de prénom fucké attribué par un early-Y à son kid]  plus d’une heure et quarante-cinq minutes en retard à la garderie? Elle en a manqué la collation du matin!  C’est inadmissible de priver Malynka-Rose de ses Fruit Loops dans l’yogourt de dix heures et quart, osti de gang de perturbateurs de l’ordre public du câlice!


Ça c’était ma reconstitution dramatique de la scène « Névrose d’un 10 mai à Montréal».

Bref. Les gens, hier, je vous ai trouvés ridicules.

Et en prime, un joli cirque de rabâchage médiatique pour être bien certain de conditionner dans la populace un sentiment de menace et d’angoisse. Bravo, pour la self-made terreur. Beau set up. S’ils avaient besoin de drame et de torpeur, encore les grands réseaux auraient-ils pu s’employer à couvrir davantage (et mieux) les événements en Syrie, tiens.

Mais étant donné que médiocrité a force de loi ici-bas, et que notre nombrilisme n’a d’égal que notre ignorance, on préfère s’inventer des psychodrames de bas étage sur les dos des étudiants militants. Parce que c’est dans l’air du temps. De la masturbation collective alimentée par les frasques des miiiiiichants étudiants « radicaux ».

Mais il n’y a pas que ça. Le cirque du métro aura été « la goutte ».

Notre « politisation inopinée et merveilleuse » dont j’avais la profonde certitude il y a quelques semaines se mute tranquillement en amertume. J’en veux à cette majorité qui embrasse toujours et encore le niveau premier de l’argumentaire, et masque les failles de sa compréhension des enjeux avec des bons sentiments.

Pour s’en apercevoir, il aura fallu la radicalisation du mouvement. Oh que vous avez été nombreux à décrocher, là, ein? C’était facile de se battre en paradant et en lançant des fleurs. On faisait des peace avec nos doigts et on attendait candidement une offre miraculeuse…

C’était facile de soutenir la cause, aussi, ein? Ça paraissait bien en plus. C’était une ben, ben belle preuve de conscience sociale de jeune travailleur de porter le carré rouge. Mais maintenant qu’il faut en venir aux poings et à la désobéissance civile véritable pour piquer le gouvernement, c’est moins drôle, ein?

Maintenant qu’il y a eu des crânes brisés et des dents fracassées, on prend peur? Et vous vous sentez gauche et veule quand vient le temps de justifier les coups portés? Woups, les convictions s’ébranlent, d’un coup… Alors on condamne! Oh oui! Vite, vite, vite, vite, on la condamne, cette damnée « violence » proférée par de « dangereux criminels organisés qui gangrènent les manifs! »

Je ne déplore donc pas seulement l’idiotie des médias de masse et de ceux qui, d’emblée, font de « l’estudiantophobie » un hobby ou un exutoire. J’en ai autant après les sympathisants à la cause étudiante qui « militent » tout en baignant dans une bien-pensance grotesque et anesthésiante. La confrontation et l’escalade de la tension sont intrinsèques à la lutte, si on en comprend bien le sens. Plus le mur résiste à la grogne, plus il faut le marteler puissamment. C’est un principe assez simple, il me semble!

Eh non, les amis. La « violence » ne résulte pas de l’intervention inescomptée et malheureuse de groupes militants extérieurs au conflit. Ce ne sont pas des voyous anarchistes qui profitent de la cause pour piller tout leur saoul. Ça vous fend peut-être la gueule de l’admettre, mais c’est bien la souche militante étudiante qui en est venue à l’évidence : frapper.

Or, si l’ardeur et les convictions de certains ne résistent pas à l’escalade normale et inévitable de la grogne, c’est qu’il leur faudra prendre leurs distances. Soit, j’en serai sûrement. Mais n’ayez pas la prétention de croire que votre conception institutionnalisée et servile de la « lutte » est la bonne. Si tel est le cas, oubliez le carré rouge et retournez lire un peu sur la réelle définition de l’anarchisme avant de le confondre avec le « chaos », parce qu’il y a une crisse de différence.

Et pour ceux qui auront poussé les hauts-cris en traitant les responsables de l’incident du métro de « terroristes », je paraphraserai ici sans vergogne un tweet qu’il m’a été donnée d’apercevoir :

Un peu de respect pour ceux qui ont eu de vrais attentats terroristes dans le métro! Londres juillet 2005 = 56 morts, 700 blessés.


***

Aussi, j’ai pris un malin plaisir à voir des gens publier des tirades « anti violence » mielleuses et émotives sur Facebook. Leurs auteurs étaient également pour la plupart « d’ardents défenseurs de la démocratie directe ». Évidemment, le droit à la diversité des tactiques et la liberté absolue de l’individu au sein du groupe, ainsi que l’absence du droit à la coercition entre les pairs, ça, ça ne les a pas interpellés une seconde!

Mais encore. Il ne faudrait pas trop leur en vouloir. C’est leur ignorance qu’il faut blâmer, pas eux. Les pauvres.

Tout ça pour dire que je crierai « victoire! » le jour où les gens auront l’humilité de réfléchir pour la peine. ]]>
http://urbania.ca/blog/3008/votre-bien-pensance-aura-raison-de-nousFri, 11 May 2012 09:10:02 EDTgrèveggibloguebien-pensanceviolenceanarchisme étudiantsmetro Montréalstmhttp://urbania.ca/blog/3008/votre-bien-pensance-aura-raison-de-nous
Sauver les meubles
À toi, inévitable touriste français croisé avec une amie au détour d’une rue en Europe, toi qui sautes sur l’occasion de singer notre accent pour nous hurler au visage, hilare : « Ah ben TABERNACLE, des petites Québécoises ! », tu n’aurais su mieux dire, cousin : ces jours-ci, la p’tite Québécoise est en tabarnak.

Il faut dire que j’étais d’abord partie pour présenter mon documentaire dans un festival en Suisse. Grand moment de fierté, où l’ambivalence des sentiments était pourtant à son comble. Fierté et dégoût en racontant la crise sociale qui nous secoue, ses raisons, la solidarité qui se profile derrière le mouvement étudiant. Triste de ramener à l’ordre les collègues internationaux qui ont l’encensement facile, par réflexe, devant le système de financement canadien. Triste de l’état de la situation, impossible à nier, sur les coupures en culture qui visent directement les documentaristes. Doc Canada en dresse d'ailleurs bien la liste ici.

J’ai cherché les mots justes, les statistiques percutantes pour expliquer ces coupures qui s’ajoutent à d’autres, récentes, certainement pas encore cicatrisées. Mais rapidement, c’est l’émotion qui prend le pas sur les mathématiques. C’est Patricio Henriquez qui disait qu’un pays sans documentaire, c’est comme une famille sans album photo. Sans documentaire, on n’a pas de mémoire collective, on est une maison sans miroir. Le gouvernement ne veut pas de photos de famille, il ne veut pas de traces, pas de reflet de lui-même. De toute façon il fait si noir, j’ai l’impression qu’on aurait beau s’échiner sur le déclencheur, on n’y verrait rien.

Les coupures ont ceci d’ironiques que le documentaire va bien. Il va même très bien. Les calculs devraient rassurer les économistes, puisse leur vocabulaire ici servir:  il n’a jamais été si populaire, prospère. Je ne dis pas que le République, un abédédaire populaire d’Hugo Latulippe a battu Hunger Games au box office, mais je dis que les RIDM et autres festivals documentaires canadiens, ont enregistré ensemble une hausse incroyable, 77% depuis 2007. C’est énorme. Le documentaire a le vent dans les voiles. L’album photo risquant de s’épaissir, le réel documenté, le gouvernement coupe les vivres, espérant qu'en nous coupant les ailes, nous n'aurons d'autre choix que de raser le sol.

En coulisse, on se mobilise, on cogite en sous-comité, on prépare les prochaines actions. Le réalisateur Kevin McMahon a publié un superbe plaidoyer pour le documentaire dans le National Post, on s'assoit par centaines devant l'ONF, les amis se mobilisent lors des Hot Docs, le temps d'une manif spontanée. Mais l’impression de déjà-vu est puissante. Une campagne pour sauver le documentaire avait vu le jour suite aux coupures en 2009, avec tout ce que ça comportait de porte-paroles éloquents, de site web, de blogue, de vidéos qu'on souhaitait virales. Et hop, nous y revoilà, trois ans plus tard, dans la même galère. Le sable était déjà mouvant, on nous en a seulement pitché une poignée de plus au visage.

Je rêve d'olympiades comme au secondaire, avec une course à relais qui ne risque pas de s'essoufler. Car nul duvet mou de l'école voisine pour nous ravir le podium, nul boulet aux excuses de crampes menstruelles pour nous ralentir. Ce serait la course à relais de la protestation, où on ne s’indigne pas de façon cloisonnée. Avec les étudiants, les environnementalistes, c’est au tour des cinéastes à rappeler au gouvernement que la culture est aussi un bien commun, que tout ça est lié pour des raisons idéologiques. Je nous souhaite, des actions plurielles et spontanées, du grand dérangement qui ne se retranchera pas seulement derrière des porte-paroles ou des communiqués de presse.

Il y aura sûrement, dans le détour, une gang de « responsables » là aussi, pour nous rappeler qu’il ne faut pas charrier, que l’économie va mal, que les vieux vieillissent, que les chiffres parlent, que les priorités sont évidentes, rationnelles, qu’il ne faut pas faire nos difficiles, que l’économie est une science mathématique. Il y aura sûrement un vieux ministre d’la vieille qui discréditera, condamnera, lors d’une sortie médiatique planifiée, les actions, les demandes, les moyens. Je ne peux m'empêcher de penser à Robert Morin, qui a déjà dit faire du cinéma d’huile de bras, du cinéma de sauvage de meubles. Et bien justement : les ressources faméliques et les coups de battes de baseball dans la face nous auront appris ça: se relever, faire bien, faire vite, avec peu de moyens.

Dans toute la contestation étudiante actuelle, il me semble que la poésie prévaut sur tout le reste.  Les mots pleuvent comme jamais, j’étais si fière de lire de loin des textes touchants, découverts avec chaque précieux accès à du wifi, des textes-donneurs-de-frissons, de mal-du-pays. Des textes qui prouvent que lorsque la poésie s’en mêle, impossible de faire le tour de notre indignation. J'ai hâte que le cinéma saute dans l'arène, qu'entre cinéastes, producteurs et scénaristes, nous frappions fort. Que comme les étudiants nous soyons, nous aussi, vraiment créatifs dans notre résistance.

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http://urbania.ca/blog/3003/sauver-les-meublesThu, 10 May 2012 14:06:24 EDTCoupuresPatricio HenriquezRobert Morinculturecinémadocumentairebloguehttp://urbania.ca/blog/3003/sauver-les-meubles
Un autre concours pour le lancement de notre édition Hors-Série 15e Anniversaire Ubisoft Montréal !
Le tout se déroulera le 16 mai prochain, de 17h30 à 20h, sur le toit des bureaux d'Ubisoft.

Le premier concours organisé hier a pleinement démontré le «hype» qu'il y a autour de l'événement, alors voici, pour ceux qui voudraient re-tenter leur chance, un deuxième concours pour gagner une invitation valable pour deux personnes.

Envoyez vos réponses à la question suivante au: web@urbania.ca avant 16h aujourd'hui.

Question: Combien y a-t-il de studios Ubisoft dans le monde?
a.       7
b.      16
c.       26

Nous choisirons deux gagnants (qui se mériteront une paire d'invitations chacun) parmi tous ceux qui auront répondu correctement, à 16h aujourd'hui le jeudi 10 mai.

*****

LE CONCOURS EST TERMINÉ!

Les gagnants sont:

Mathieu Arbour et Éric Pelletier

(Ils seront contactés par courriel)

Les autres participants, ne désespérez pas: de nouveaux concours seront organisés dans les prochains jours. Surveillez le blogue Urbania ainsi que nos réseaux sociaux!]]>
http://urbania.ca/blog/3004/un-autre-concours-pour-le-lancement-de-notre-edition-hors-serie-15e-anniversaire-ubisoft-montrealThu, 10 May 2012 11:58:48 EDTconcoursubisoftmontreal15 anshors-sérielancementbloguehttp://urbania.ca/blog/3004/un-autre-concours-pour-le-lancement-de-notre-edition-hors-serie-15e-anniversaire-ubisoft-montreal
Il n’y a pas de fumée
Mais les gens pressés ne sont pas entraînés à marcher.

Et la majorité de ceux qui s’exprimaient sur Facebook ou sur Twitter ce matin l’ont plutôt trouvée pas drôle.

On ne bouscule pas les habitudes des navetteurs sans déclencher l’ire de quelques uns.
    
Prompte à tirer des conclusions sans réfléchir, une conseillère de Line Beauchamp a tout de suite parlé de terrorisme (notez qu’elle a effacé son tweet accusateur écrit à 9 h 04) alors qu’on ne parlait dans les médias que de quelques bombes fumigènes.

Il est assez ironique de constater que le gouvernement a cautionné les violences de Victoriavile le week-end dernier et qu’on nous fait tout de suite croire à des actions concertées de terroristes entraînés ce jeudi.

Peut-on prendre le temps de respirer par le nez SVP ? Je sais qu’entre les gaz lacrymogènes de la police Charest et les bombes fumigènes de… oui, de qui?, ce n’est pas facile de respirer par le nez sans masque.

Mais, au fait, à qui profite le plus l'immobilisation du métro en pleine heure de pointe? Aux milliers de travailleurs qui ont eu une bonne excuse pour arriver en retard à leur travail? Au taxi? À Bixi? Aux mollets des Montréalais? À la STM qui a pu faire une pause ? Aux étudiants qui portent leur lutte à bout de bras? Aux carrés rouges ? Aux carrés verts ? À Jean Charest qui veut faire des élections quand il pourra les gagner?

Avant de conclure que les bombes fumigènes ont été lancées par de vilains chenapans qui séchaient les cours, il faut aussi se rappeler que Line Beauchamp a mis le feu aux poudres il y a plusieurs semaines déjà, que Jean Charest a jeté de l'huile sur le feu avec ses blagues douteuses au salon de la mariée du Plan Nord et que Pierre Reid, ex mauvais ministre de l'éducation, a récemment soufflé sur les braises. Après on s’étonne qu’avec tous ces pyromanes il faille appeler les pompiers.

Le peuple est fatigué des manifestations.

Mais il est aussi fatigué de l’équipe Charest, de la corruption, des élections à dates erratiques, quand ça arrange le mieux les stratèges du gouvernement, le peuple est épuisé d’une situation qui s’embourbe et d’un premier ministre qui fait preuve de leadercheap, très très cheap.

Aujourd’hui, ils étaient combien à marcher dans la rue? Combien à pester contre la pluie, contre le beau temps, contre la STM, contre les étudiants, contre le gouvernement, contre la police, contre les nuits trop courtes et les jours trop longs, contre ce petit bedon qui les empêchaient de marcher plus vite, contre le prix de l’essence, contre,… On devrait les comptabiliser parmi les manifestants. Eux aussi étaient des mécontents.]]>
http://urbania.ca/blog/3002/il-n-y-a-pas-de-fumeeThu, 10 May 2012 10:12:12 EDTinteruptionmanifestantstaxibixiCompostellemarchebombes fumigènesmetrobloguehttp://urbania.ca/blog/3002/il-n-y-a-pas-de-fumee
Promenons-nous dans la rue
Il était donc inévitable pour les Justiciers urbains d’en arriver à parler des nombreuses manifestations qui emplissent chaque pouce de notre espace public physique et médiatique depuis maintenant plus de trois mois. La ville est ici utilisée comme un tremplin, un livre dans lequel les manifestants inscrivent leurs revendications à coups de bottes sur le pavé.

Au Québec, cette contestation se déroule principalement dans les rues de Montréal. C’est en effet dans notre métropole bien-aimée que se trouve le siège de la plupart de nos institutions (financières, d’éducations, voire même politiques alors que tous les ministères y ont des bureaux). C’est donc là que la contestation a le plus de chance de porter ses fruits. Mais l’on voit bien que cela peut déranger. Qu’il n’est pas toujours bon de crier tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. Et surtout que les éléments qui composent la ville ne sont pas tous bien disposés à résister aux tensions provoquées par tous ces débats passionnés.

Parmi ces éléments, le besoin d’assurer la sécurité des gens et la liberté d’exprimer son opinion sont deux concepts primordiaux qui en peuvent parfois en venir aux coups, ce qui crée des tensions, mais qui peuvent aussi se rencontrer amicalement pour une petite jasette sur le coin d’une rue.

Alors, nous le demandons, comment intervenir pour s’assurer que ces tensions soient libérées dans la ville sans se broyer les unes les autres?

Les pistes de solution sont assez nombreuses et diversifiées. Mais comme il est de bon ton ces temps-ci d’utiliser les raccourcis, nous nous pencherons principalement sur des solutions touchant à la façon d’aménager la rue. Actuellement, la majorité de l’espace de nos rues est dédiée aux déplacements des voitures. Ce qui permet de moins en moins au citoyen d’utiliser cet espace comme un lieu de débat ou de rencontre.

Bien sûr, le citoyen ne souhaite peut-être pas prendre part au débat, mais comme nous sommes remplis de bonne volonté, nous lui offrons quand même quelques pistes de solutions. Premièrement, aménager plus de places publiques, à un plus grand nombre d’endroits de façon à ponctuer l’espace d’une multitude de poches de sociabilité. Ensuite, dédier plus d’espace aux piétons de façon à permettre un bon flux de circulation tout en laissant la possibilité et l’espace pour s’arrêter, observer, réciter, discuter.

On peut même remonter au concept de l’agora des cités de l’Antiquité grecque, qui pourrait être adapté en donnant à un lieu bien précis dans la ville une fonction de débat et d’échanges. Lieu dont la première identité serait politique. Il serait même possible d'inclure des lieux à caractère éducatif, qui pourraient être investis autant par un professeur et ses étudiants que par un groupe social désirant tenir une activité d’éducation populaire ou de réflexion.

Il faut aussi garder à l’esprit que si l’on veut participer au débat, il faut s’avancer et prendre sa place. Mais comme cela n’est pas toujours facile, c’est là que les différents acteurs sociaux ont aussi un rôle à jouer. Ils peuvent, en effet, servir de catalyseur et de soutien à la prise de position et à l’action dans l’espace public. Les acteurs sociaux sont autant représentés par des groupes communautaires que des groupes d’intérêts particuliers.

Comme il a été ici question de démocratie, de prise de position et de débat sur la place publique, le concept de citoyenneté est sous-jacent à cette réflexion. Et à ce titre, la citoyenneté ne peut se réaliser dans un environnement physique qui éloigne et qui isole les gens les uns des autres. Et il ne faut pas oublier qu’une citoyenneté forte et assumée est le plus fort garant de la paix sociale.]]>
http://urbania.ca/blog/2993/promenons-nous-dans-la-rueWed, 09 May 2012 13:25:40 EDTbloguerueespace publicopinionrevendicationdebatmanifestationshttp://urbania.ca/blog/2993/promenons-nous-dans-la-rue
Concours Lancement Urbania Édition Hors-Série 15e anniversaire Ubisoft Montréal
Et puisque ces personnes aiment probablement Urbania autant qu'Ubisoft, nous nous sommes dit que ça serait chouette de pouvoir donner la chance à certains d'entre eux d'assister au très sélect party de lancement de cette édition spéciale. À la base, il n'y a que quelques employés d'Ubisoft et d'Urbania qui sont invités, alors croyez-nous quand on dit que ce sera «exclusif».

Le tout se déroulera le 16 mai prochain, de 17h30 à 20h, sur le toit des bureaux d'Ubisoft.

Alors comment faire pour gagner une invitation valable pour deux personnes?

Facile!

Envoyez vos réponses à la question suivante au: web@urbania.ca avant 16h aujourd'hui.

Question: Combien d’employés compte le studio d’Ubisoft Montréal?
a.       2 100 employés
b.       930 employés
c.       1450 employés

Nous choisirons deux gagnants (qui se mériteront une paire d'invitations chacun) parmi tous ceux qui auront répondu correctement, à 16h aujourd'hui le mercredi 9 mai.

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LE CONCOURS EST TERMINÉ!

Les gagnants sont:

Nawal Khouider et Éric Labine

(Ils seront contactés par courriel)

Les autres participants, ne désespérez pas: de nouveaux concours seront organisés dans les prochains jours. Surveillez le blogue Urbania ainsi que nos réseaux sociaux!]]>
http://urbania.ca/blog/2990/concours-lancement-urbania-edition-hors-serie-15e-anniversaire-ubisoft-montrealWed, 09 May 2012 12:57:11 EDTlancementhors-série15 ansmontrealubisoftconcoursbloguehttp://urbania.ca/blog/2990/concours-lancement-urbania-edition-hors-serie-15e-anniversaire-ubisoft-montreal
Masques, manifestations et godemichetsLa Presse Canadienne annonçait que le gouvernement Harper appuie non seulement le projet de loi C-309, mais qu’il voulait saupoudrer l’acte d’amendes salées se chiffrant dans les 5 000 $ et de peines de prison pouvant atteindre jusqu’à cinq ans. La belle vie, quoi!

Pour expliquer sa ligne dure, le ministre fédéral de la Justice, Rob Nicholson, a indiqué que «Les comportements destructifs et insouciants causent du tort aux collectivités et ne doivent pas être tolérés». Dans le même communiqué, il prendra par exemple l’émeute de l’an dernier après l’élimination des Canucks en finale de la Coupe Stanley, mais aussi les manifestations entourant le sommet du G20 de 2010 à Toronto et, bien sûr, les manifestations entourant la grève étudiante québécoise actuelle.


Faut l’avouer, l’idée a quand même du bon!

Après tout, ce projet de loi pourrait éviter les élans de certains casseurs.

Puis, la population voit aussi C-309 d’un bon œil, à en juger un récent sondage de Cyberpresse à ce sujet où 81 % des 17 327 répondants se sont dit pour.

Justement, à Montréal, la Commission de la sécurité publique abonde dans le même sens, mais propose une approche « à géométrie variable », voire « new age », car « le port de masques ou de déguisements ne sera pas systématiquement interdit, mais il pourrait l'être dans les rassemblements avec un potentiel de violence ». 
Comment déterminera-t-on le potentiel de violence de chaque manifestation locale? Ça reste à voir et l’exercice se promet d’être loufoque.

Après tout, ça serait triste de considérer automatiquement une manifestation spontanée après une victoire du Canadien en finale de la Coupe Stanley comme étant un attroupement au potentiel violent (mais bon, en considérant la dernière saison de l’équipe, on a encore pas mal de temps pour ajuster la loi d’ici ce moment tant attendu). Tant qu’à être subjectif, pourquoi ne pas frapper pendant le défilé des jumeaux du Festival Juste Pour Rire ou dans la file d’attente du Bal en blanc, pendant qu’on y est? Frappons les vrais événements détestables de la métropole, t’sais!


Bref, le projet de loi a du bon, mais est foncièrement mal à mon humble avis.

Primo, les forces policières ont DÉJÀ le pouvoir d’arrêter les casseurs, masqués ou pas. Un type lance une brique dans une fenêtre? On l’arrête, point final!

Sans oublier le fait que, malgré les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté à Montréal depuis le début de cette grogne populaire, la casse est vraiment minime.

Secundo, en plus de permettre à l’état de mettre carrément fin à des manifestations avant même qu’elles se mettent en branle, ce projet de loi brime aussi la liberté d’expression d’autrui; les masques et le maquillage étant indissociables des mouvements sociaux selon Francis Dupuis-Déri, professeur en sciences politiques à l'UQAM. «Se masquer a une signification politique. Une manifestation, c'est un spectacle où tu te mets en scène dans l'espace public», indiquait-il au Devoir en avril dernier. Ainsi, se masquer est aussi justifié que de scander, le visage découvert, le poing en l’air et les pieds battant le macadam, « So-so-so, Solidarité! »

Puis, au risque de m'embourber dans la redite, se masquer est un mal nécessaire dans le conflit actuel.

Quand, en consultant les médias sociaux ou en regardant le bulletin de nouvelles, on apprend qu’un jeune adulte risque de perdre un œil après avoir participé à une manifestation pacifique, qu’on tire des manifestants à bout portant à l’aide de grenades assourdissantes et de projectiles en plastique dur qui ressemblent au cousin hargneux du godemichet, qu’un manifestant s’est retrouvé dans le coma ou que le comédien Alexis Martin s’est fait rosser par les représentants de l’ordre alors qu’il a croisé (juste croisé) une manifestation, l’envie de se munir d’un masque (et d’un casque, de lunettes de protection, voire d’un gilet pare-balles) pour manifester n’est plus si frivole. 

Chers M. Nicholson et représentants de la Commission de la sécurité publique de Montréal, vous voulez limiter «les comportements destructifs et insouciants » qui causent du tort aux collectivités? Faudrait donc revoir la formation des forces policières – surtout lorsqu’il est question de manifestations - du même coup. 

...

Pour suivre André sur Twitter (masqué ou pas): twitter.com/andredesorel

Photo: Moïse Marcoux-Chabot
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http://urbania.ca/blog/2994/masques-manifestations-et-godemichetsWed, 09 May 2012 09:56:25 EDTbloguemanifestationsmasquesgodemichetGouvernement HarpermontrealspvmCasseursrob nicholsonfrancis dupuis-deriCommission de la sécurité publique de Montréalhttp://urbania.ca/blog/2994/masques-manifestations-et-godemichets
360 jours autour du globe: La Grande ÉvasionOn peut pas mettre nos carrières sur la glace comme ça. Pis y'a pas la nouvelle saison de Mad Men qui commence bientôt? Anyway, Minette a besoin de nous... Parce que, disons-le, ça donne la chienne en maudit d'échanger son petit confort contre un aller-simple vers l'inconnu. Enfin bref. À force de remettre à plus tard, on était rendu au plus tard en question et on n'était toujours pas parti.

Ce branlage dans le manche nous allait jusqu'à ce qu'on réalise que, contrairement à apprendre le klingon ou à devenir kick-ass au Pogo Ball, ce rêve de jeunesse-là, on y tenait vraiment. Que si on ne le réalisait pas, un vague sentiment d'échec ou de regret allait nous coller à la peau pour le reste de notre vie. Pis ça, ça nous faisait encore plus peur que de quitter notre petit nid douillet. Alors. Qu'est-ce qu'on fait? On part maintenant ou jamais? Maintenant! qu’on s’est dit, dans un moment de lucidité extrême et/ou de légère ébriété. Et puis, une gorgée de vin et un petit rire nerveux plus tard, Vraiment? On plaque tout et on part?

Vraiment. On plaque tout et on part.

Et c'est comme ça que de directrice et directeur artistiques chez Sid Lee, nous sommes devenus gypsies à temps plein. Il nous manque encore le singe savant, mais on devrait trouver ça sur Kijiji. En attendant, nos démissions sont signées, l'appart est vidé, Minette est placée. Le plan? Ne pas en avoir pour la prochaine année.

Bon. Me semble que ça manque de lamas, ici. Au revoir Montréal. Amérique du Sud, on arrive !

Pour les prochains mois, suivez les palpitantes aventures de Dominique et Mario, chaque mardi vers 13 heures...]]>
http://urbania.ca/blog/2988/360-jours-autour-du-globe-la-grande-evasionTue, 08 May 2012 09:53:51 EDTtout plaqueramerique du sudmontrealautour du globe360 joursvoyagebloguehttp://urbania.ca/blog/2988/360-jours-autour-du-globe-la-grande-evasion