Urbania - accueilhttp://www.urbania.caTurbulent Media RSS Builder v1.0http://www.rssboard.org/rss-specificationSat, 04 Feb 2012 00:48:48 EST60Concours Les Rendez-vous du Cinéma Québécoisun (1) Passeport Cinéphile donnant accès à la programmation régulière des 30e Rendez-vous du cinéma québécois qui se dérouleront du 15 au 26 février 2012 à Montréal, un rabais privilège chez les commerçants participants, un tarif préférentiel pour un abonnement à la revue 24 images, un catalogue, une grille-horaire et un sac des RVCQ.

Comment faire pour gagner ce splendide prix?

Il faut répondre à la question suivante:

«Sur notre site web (urbania.ca), un seul article (texte, photo ou vidéo) contient le mot «catharsis». Quel est le nom de cet article?»

Envoyez-nous un courriel avec votre réponse à la question ainsi que vos coordonnées complètes à l'adresse frederic@urbania.ca
 
Le tirage parmi les participants aura lieu le lundi 6 février 2012 à 16h00. Bonne chance à tous et à toutes!
 
PS: Un seule participation par personne SVP.
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http://urbania.ca/blog/2754/concours-les-rendez-vous-du-cinema-quebecoisFri, 03 Feb 2012 14:28:49 ESTrendez-vous du cinéma québécoisRVCQconcoursbloguehttp://urbania.ca/blog/2754/concours-les-rendez-vous-du-cinema-quebecois
Boisvenu: pas facile de parler avec un pied dans la bouche
Une avalanche de réponses, autant de la part de ceux qui entérinaient les propos du sénateur que de ceux qui s’en indignaient ont envahi les réseaux sociaux. On s’est excité le tweet et on a fait chauffer les lignes ouvertes, tant et si bien qu’environ une heure plus tard, Boisvenu s’est excusé publiquement de l’effronterie.

Mais évidemment, le boucan ne s’est pas arrêté là. Curieux comme les lions s’agitent dans l’arène, même une fois l’agneau dépecé, il n’en fallait pas plus pour relancer le débat sur le traitement correctionnel des assassins. Les pôles se sont scindés, s’armant mutuellement de bitcheries pour la guerre.

D’un côté, les vindicatifs : aucune pitié pour les tueurs sanguinaires. De l’autre, les humanistes : l’incitation à commettre l’irréparable n’est admissible en aucun cas.

J’ai donc fait, moi aussi, mon examen de conscience.

Au risque de faire acte de bien-pensance (eh oui, ça m’arrive…), je prendrai le camp des indignés. J’y ai pensé, pour vrai là… Et on va se le dire : ça a aucun cr*ss de bon sang.

À ceux qui ont soutenu que Boisvenu n’a fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Eille, menute, chose!

« Tout bas ». Ben, ben bas, justement. Il y a en effet des choses que tout le monde pense, mais qui sont vouées à NE PAS se frayer un chemin jusque dans le discours avoué.

Des choses qu’on ressent par instinct vengeur, mais qui sont, justement, des réactions trop pulsionnelles pour être énoncées. Autrement dit, ben oui tout le monde voudrait renvoyer la pareille aux tueurs d’enfant sadiques, mais ce n’est pas socialement et humainement acceptable de le revendiquer, ça fait que tu fermes ta boîte pis tu trouves une solution plus viable!

Tsé, c’était un peu ça le principe à la base de la civilisation. La cruauté sauvage n’a pas sa place en société, même pas pour équilibrer l’ignoble. « Oeil pour œil rendra le monde aveugle », j’pense que c’est Ghandi qui disait un truc du genre. Pis au registre de la barbarie, on ne peut pas se permettre de niveler vers le bas. Ben sorry.

En diffusant de tels propos dans l’espace public, Boisvenu a ouvert une brèche à l’acceptation de la torture psychologique comme une sentence constitutionnellement endossable. Or, venant d’une figure politique influençant la législation, de tels propos sont dans tous les cas inacceptables.

Encore une fois, on voit dépasser le gros jupon sale de la rectitude conservatrice. Harper s’est empressé de colmater l’hécatombe en insistant sur le fait que le débat sur la peine de mort ne serait pas rouvert, mais encore là. Ce n’est pas sur la question de la peine de mort qu’on aurait risqué de dévier, mais bien sur celle du pouvoir de terreur morale. C’est là que ça devient dangereux. Quand on détient quelconque envergure politique, les opinions « chocs » se doivent d’être tempérées et justifiées. Sinon, on pourrait craindre qu’à la longue, elles en viennent à faire la loi.

Alors non, ne me sortez pas l’argument du « tout bas dit tout haut ». Pas comme ça. Ça a juste pas rapport.

Et attention! Il ne faudrait pas brouiller les cartes (bien que ce soit précisément ce qui est en train de se passer). Les gens, dans leurs montées de lait pour ou contre Boisvenu, mélangent complètement la question de la peine de mort et celle du suicide. 

Et des propos tels ceux de Boisvenu banalisent honteusement le suicide. En l’énonçant presque comme un devoir pour ceux qui ont commis l’irréparable, on l’accepte d’emblée comme une option envisageable, dans la vie en général. Quel genre de message cela envoie-t-il à ceux qui sont aux prises avec une détresse psychologique assez tenaillante pour y penser (du monde normal, j’veux dire)? Je comprends les militants de la Semaine de prévention du suicide de s’être outré, sérieusement.

Alors aux pseudo polémistes qui ont fait les fiers à bras pro-corde-dans-la-cellule sur toutes les tribunes de la province, allez réfléchir dans votre coin un peu et rationnalisez vos pulsions morbides, deux secondes.

Pour lors, je me sens tellement bien-pensante que je vais allez lire le livre d’Éric Duhaime pour me rasséréner (ceci est ironique). N’empêche que tout ça, je le pense en mautadine.]]>
http://urbania.ca/blog/2751/boisvenu-pas-facile-de-parler-avec-un-pied-dans-la-boucheFri, 03 Feb 2012 09:47:45 ESTHarperpeine de mortse pendrecellulecordesenateurboisvenubloguehttp://urbania.ca/blog/2751/boisvenu-pas-facile-de-parler-avec-un-pied-dans-la-bouche
On ne rit pas avec les États
Qu’avait fait le jeune écervelé? Il avait écrit une joke sur Twitter mettant la sécurité des États-Unis en cause.

Malgré le fait que Leigh ait désormais protégé son compte Twitter (@LeighBryan), nos fins limiers ont retrouvé le message incriminant : «Free this week, for quick gossip/prep before I go and destroy America» (note au FBI, à la CIA et à tous les agents de sécurité américains : je ne fais que recopier un message dont je ne suis pas l’auteur. Je m’excuse si j’ai offensé les États-Unis, le drapeau étoilé, le président, sa femme, les électeurs de Floride, la caissière du Wal-Mart du New Jersey, le flic de Berverly Hill,…).

C’est certain que traduit littéralement, le Tweet de Leigh qui pourrait se lire comme suit : «Libre cette semaine, petit potin/je me prépare avant d’aller détruire l’Amérique » (note au FBI, CIA etc. : voir plus haut) pourrait laisser croire que le type s’en va tout seul faire sauter les États-Unis pendant ses vacances. C’est du slang, du langage de jeune Irlandais en goguette. «Destroy America» c’est comme «faire les 400 coups», «to paint the town red» diraient les British, «se lâcher lousse», «faire des étincelles»... Le comique en herbe a aussi écrit quelque chose à propos de «digging up Marilyn Monroe», une blague que même Mike Ward n’aurait pas osé faire.

Il n’en fallait pas plus pour que les gardiens de l’ordre et de la sécurité soient sur un pied d’alerte.

Le mot, c’est le geste. La phrase, c’est une bombe. Et cliquer sur envoyer, c’est appuyer sur le détonateur. Leigh a été enfermé en prison comme un vulgaire terroriste avant d’être déporté.

Vous imaginez bien que s’il voulait vraiment fomenter la destruction de l’Amérique ou déterrer la pauvre vieille Marilyn, il ne l’aurait pas écrit sur Twitter.

Lorsqu’ils ont atterri à LAX, l’aéroport international de Los Angeles, le 23 janvier dernier, les deux jeunes innocents s’imaginaient donc vivre quelques jours idylliques dans l’atmosphère hollywoodienne de la célèbre ville californienne. Abreuvés de séries télés et de blockbusters, ils pensaient peut-être reconnaître au passage des lieux de tournage, voir des endroits mythiques, qui sait, croiser une vedette du grand écran. La réalité a dépassé la fiction. Interpellés par des gardes armés à leur descente de l’avion, ils ont été menottés, emprisonnés et puis expulsés. Ça leur fera au moins des souvenirs de vacances.

Morale de cette histoire : la prochaine fois que vous préparez une action terroriste, évitez de l’écrire sur Facebook ou sur Twitter. Big Brother is watching you !]]>
http://urbania.ca/blog/2744/on-ne-rit-pas-avec-les-etatsThu, 02 Feb 2012 09:31:57 ESTlibartébig brotherfacebooktwitterprisonÉtats-unisUSAbloguehttp://urbania.ca/blog/2744/on-ne-rit-pas-avec-les-etats
Le moment LOL hebdomadaire]]>http://urbania.ca/blog/2741/le-moment-lol-hebdomadaireWed, 01 Feb 2012 16:04:58 ESTchevalmomentlolbloguehttp://urbania.ca/blog/2741/le-moment-lol-hebdomadairePromo de la St-Valentin: Gagnez une nuit au W Montréal !W Montréal.

Comment ?

Premièrement, il faut s'abonner au magazine (ou renouveller son abonnement) entre le 1er et le 15 février inclusivement.

Deuxièmement, il faut AIMER LA PAGE FACEBOOK du W Montréal.

Et qu'est-ce qui va arriver ensuite???

Parmi toutes les personnes qui correspondront à ces deux critères, nous ferons tirer au hasard une nuit dans une chambre Mega en occupation double avec petit déjeûner continental et 2 massages de 60 minutes au Spa AWAY.

Avouez que c'est vraiment pas pire.

Le tirage aura lieu le 16 février. (donc la Saint-Valentin la plus mémorable de votre vie sera un peu décalée, mais bon...)

NB: La réservation au W Montréal est assujettie aux disponibilités de l'hôtel. Le certificat-cadeau sera valide pour 1 an.


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http://urbania.ca/blog/2731/promo-de-la-st-valentin-gagnez-une-nuit-au-w-montrealWed, 01 Feb 2012 11:00:00 ESTdejeuner continentalspamassageW MontrealconcoursSt-Valentinpromotionpromobloguehttp://urbania.ca/blog/2731/promo-de-la-st-valentin-gagnez-une-nuit-au-w-montreal
Beverley, laisse mon Internet tranquille!À : Beverley McLachlin, juge en chef à la Cour suprême du Canada,

De : André Péloquin, blogueur du mercredi sur le site d’Urbania

Sujet : Ton discours d’hier…

Yo Beverley! Comment ça va? Puis? L’Université de Carleton? Comment c’était? Le monde a bien réagi à ton discours? Pffff! Comme si un(e) étudiant de l’Université de Carleton allait réagir à quoi que ce soit. Tu sais ce qu’on dit sur le Web 2.0 : si les étudiants ne créent pas de sites pour compiler des « memes » sur leurs universités (comme le font les étudiants de l’UQAM, de l’UdeM ou les « nerds » de l’ETS), l’établissement n’est pas digne de son financement.

Blague (minable) à part, je t’envoie ce courriel parce que j’voulais vraiment te parler de ton discours d’hier. Écoute, si j’avais vu la nouvelle passer sur Facebook, j’aurais commenté avec une niaiserie à la « Gneuh! Si y’avait un bouton « dislike », j’appuierais dessus! », mais je me suis retenu, cette joke n’étant plus drôle depuis sa création en 2009. Bref, lors de ton intervention, tu indiquais que le système judiciaire devait, lui aussi, se mettre en mode 2.0 lorsqu’il aborde les réseaux sociaux et qu’il devait, notamment, « serrer la vis » aux médias couvrant l’actualité judiciaire afin d’éviter les débordements.

[NDLR : Pour ceux et celles qui voudraient suivre, je vous invite à lire ce ‘tit résumé… c’est en anglais, désolé]

Bien que ce soit flatteur d’indiquer que les récentes « claques sur les doigts » - l’interdiction de « tweeter » et limiter l’utilisation de portables qu’à titre de bloc-note lors du fameux procès Shafia, par exemple - étaient données au nom du journalisme pur et dur, les journalistes affectés au « beat » judiciaire, eux, auraient sûrement préféré le contraire. Tu dis aussi que ces organes – la radio, la télé, les journaux libres et indépendants – sont essentiels à la démocratie, mais qui l’est toujours? Comme on l’a vu avec l’affaire Duceppe, le parti pris politique d’un journal peut parfois influencer l’interprétation d’une nouvelle auprès du public (« Bof! On sait ben! La Presse est un organe libéral! », « Pouah! Check les sales séparatistes du Devoir qui veulent leur part du gâteau! » et autres « tweets » du genre en témoignent). Et ça, c’est sans même aborder les Sun News et Fox News…

Beverley, ma chère, ton coup de main m’a plutôt l’air d’une paume sur la bouche. Je n’irai pas jusqu’à lancer « Censure! » ou « Libarté! Je crie ton nom! », mais quand même… :-(

Pire encore, tu oses nous sortir des clichés à la « les médias traditionnels sont de vieux véhicules » et « une personne qui démarre un blogue peut facilement s’improviser journaliste ». Come on! As-tu consulté le site de La Presse récemment? C’est le festival de l’exclusivité et du « dernière heure ». Je commence même à croire que Vincent Larouche commet des crimes pour mieux les rapporter tellement il est rapide sur la touche! Puis, bon, bien que l’initiative est sympathique, je doute que j’aie un jour le réflexe d’aller faire le plein d’actualité sur un blogue comme La Turbo Patente (quoique si je me cherchais un nom de band ska…).

Tu justifies aussi ta démarche en indiquant que l’équité et la précision se perdent sur les réseaux sociaux. Bien sûr et c’est ce qui les rend si attractifs!

Twitter et Facebook sont de joyeux bordels où liens, rumeurs, informations, niaiseries, photos instragr.am de souliers et vidéos de minous circulent à qui mieux mieux. Au contraire, je crois que ces plateformes invitent justement ses utilisateurs à remettre en question ce qui y circule. « Hum, est-ce qu’Éric Duhaime est vraiment un suppôt de Satan qui mange des chiots? Si « Zozote37 » le dit, c’est sûrement vrai! » Tu me diras, bien sûr, que certaines personnes seraient prêtes à gober de telles sottises telles quelles, mais je te répondrai qu’ils étaient aussi crédules avant même de s’inscrire sur ces réseaux (sinon, comme expliquer le succès de Marie-Chantale Toupin?).

Beverley! Laisse mon Internet tranquille! Remets-moi ma Toile avec tous ses trolls qui nous vomissent ce qu’ils ont vu il y a quinze minutes sur 4chan. Abandonne-moi à ses débiles profonds qui commentent les nouvelles sur la page Facebook de TVA avec des interventions qui t’enlèvent tout espoir dans le genre humain. Dépose-moi sur le seuil de la demeure virtuelle de ses internautes tristes qui se claquent tout ce qui est diffusé sur TOU.TV dans l’espoir de voir un toton puis d’en tirer une capture d’écran pour leur site cochon (je te jure que ça existe! J’suis tombé là-dessus en faisant… de la recherche… pour… un article!), mais – surtout – abandonne-moi à ses blogueurs géniaux ou encore à celles et ceux qui se servent de ces fameux médias sociaux pour sensibiliser, voire mobiliser.

Ta refonte du système judiciaire, applique-la don’ aux gros pollueurs, aux ex politiciens à l’éthique élastique, aux riches qui s’enrichissent sur le dos des pauvres qui, eux, s’enlisent de plus en plus dans la marde produite par les premiers (parce que oui, c’est aussi ça, l’Internet : des gros clichés larmoyants en guise de conclusion). :-P

Tiens, en parlant de Web 2.0, je te laisse avec un clip de ‘tits bébés qui rit. Peux-tu le mettre sur ta page Facebook? Ça va devenir « viral »! :-D

PS : Oups! J’viens de voir que l’Université de Carleton a bel et bien une page de « memes ». Fuck ‘em, ils sont plates, anyway.

Photo : www.simongarnier.org ]]>
http://urbania.ca/blog/2738/beverley-laisse-mon-internet-tranquilleWed, 01 Feb 2012 09:52:44 ESTmemescarletonbeverley4chanbizarre2.0libartéinternetbloguehttp://urbania.ca/blog/2738/beverley-laisse-mon-internet-tranquille
Mon quartier portugaisLili. Deux ou trois fois durant la belle saison, une curieuse fanfare nous rappelle que nous sommes un peu ici au Portugal. Le restant de l’année, c’est l’odeur du poulet grillé qui s’en charge.

J’habite à deux pas du Roi du Plateau. Presque dans la cour arrière. Ce qui fait la richesse du coin, c’est aussi Monica, la patronne du restaurant. Récemment, je l’ai interviewée dans le cadre d’un projet sur les fans. Sur son mur des célébrités, beaucoup de photos de Roy Dupuis, de Marie-Chantal Perron, mais aussi d’artistes moins connus : Linda Malo, le gars qui a fait une seule saison de Virginie, Tinky Winky, Guy A Lepage… Je me demandais comment elle faisait pour reconnaître toutes ces personnes avant de découvrir qu’il s’agissait vraiment de la plus grande fan de télé qu’il m’ait été donné de rencontrer.

Allez lui parler un peu des filles de Denise Filiatrault, du look d’Éric Salvail, de la rivalité Canadiens-Nordiques (son mari prenait pour les Nordiques) ou demandez-lui n’importe quoi sur Moi et l’autre, pour la tester. Elle connaît tout.

Et elle aime tout le monde comme s’il s’agissait de ses propres enfants. Elle parle de Nelly Arcan comme si elle venait tout juste de la perdre, et a presque versé une larme lorsque je lui ai annoncé que Roy Dupuis et Céline Bonnier n’étaient plus ensemble.

Pour être honnête, je me sens mal outillée pour commenter le débat. J’ignore si le Roi du Plateau est pire ou moins pire pour l’environnement que quinze voitures sur l’autoroute ou qu’un barrage sur la Romaine, faudrait demander à Roy. J’ignore si les demandes de la ville ont été faites de façon cavalière ou dans les règles de l’art. Je ne sais pas qui a fait preuve de mauvaise volonté dans ce dossier. Le propriétaire de l’immeuble, la ville? Certainement pas Monica!

Mais il est une chose dont je suis certaine : le Roi du plateau doit rester. Qu’on se cotise pour que nos voisins puissent se payer un filtre à air ou le machin qu'il faut, qu’on organise un lusothon ou qu’on demande des fonds à Patrimoine Canada! Les Portugais se sont installés sur le Plateau dans les années 50, bien avant qu’un appartement d’une pièce y coûte 250 000$, et font la couleur (et, hmm, l’odeur) de ce quartier.

Ceux qui se plaignent me font penser à ces filles qui sont avec le mauvais chum et dont toutes les actions semblent être concertées pour le changer. Si j’avais voulu que ça sente le condo neuf, je me serais installée au Dix30.

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PS. J’en profite pour saluer avec cet article l’arrivée de ma collègue et amie Émilie Dubreuil au Journal de Montréal. Sont chanceux de t’avoir, fille.
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Suivez @JudithLussier sur Twitter.]]>
http://urbania.ca/blog/2734/mon-quartier-portugaisTue, 31 Jan 2012 08:53:09 ESTGuy A. Lepageroy dupuisPlateau Mont-RoyalmontrealPortugalRoi du PLateaubloguehttp://urbania.ca/blog/2734/mon-quartier-portugais
Comment faire pour écouter les émissions de Jeff Fillion en camion?
2. 12 heures de route de montreal + vacances

3. africains vivant à granby

4. brancher sa banane dans une lesbienne greffée

5. combien peut on ramener de rhum de cuba

6. comment faire pour écouter les émissions de jeff fillion en camion

7. comment on joue au ténice quon ton né petit

8. comment vérifier si mon ski doo fait feu

9. culte du phallus à montreal

10. décalage horaire entre montreal et fermont

11. deux dernieres phalanges main droite tres blanches et glacees

12. j'essaye, j'essaye mais j'ai toujours pas eu ma phrase dans les googlage d'urbania.ca

13. je cherche le nom et adresse de tous les résidents de ville marie au témiscamingue

14. je mets les pantoufles de ma soeur ainee et je suis alle en classe avec comme punition

15. jeannine sutto habite côte-des-neiges

Analytiques en folie:
Madagascar, tu es le pays de la semaine sur Urbania! Tes deux internautes qui nous ont visité ont consulté en moyenne 117 pages, ce qui est exceptionnel! Bravo à vous, les Malgaches!

Aviez-vous lu le «Googlage hebdomadaire» de la semaine dernière? Un greffé du foie peut-il manger des bananes?]]>
http://urbania.ca/blog/2729/comment-faire-pour-ecouter-les-emissions-de-jeff-fillion-en-camionMon, 30 Jan 2012 13:21:50 ESTjeff filliongooglageanalyticsgooglejeannine suttobloguehttp://urbania.ca/blog/2729/comment-faire-pour-ecouter-les-emissions-de-jeff-fillion-en-camion
Ces choses qu’il vaudrait mieux ne pas découvrir
1. Cette sorte de danse.



2. La nouvelle mode japonaise : des jeunes filles qui lèchent des poignées de porte.

3. Cet homme entretenant un rapport privilégié avec une poupée gonflable.



4. Justin Brrbrr.

5. Des enfants et des guns.

6. Un chat qui n’avait rien demandé.

7. Une femme en shorts très courts en relation avec un partenaire de Noël laissant pantois.

8. Boire de l’alcool par un orifice autre.

9. Un tatouage raté. Le tatoueur venait-il d’accomplir le #8 ?

10. Ce couple de vierges qui s’embrassent pour la première fois. Ce malaise s’exprime au-delà de mon pouvoir de formulation grammaticale.



Bref : pourquoi ?

J’oscille entre tristesse ultime et rire nerveux.  Mais ça me donne tout de même la satisfaction de constater que mes névroses sont dans le domaine du ok.  
Quoique le singe de la #7 est plutôt adorable…]]>
http://urbania.ca/blog/2728/ces-choses-qu-il-vaudrait-mieux-ne-pas-decouvrirMon, 30 Jan 2012 09:28:12 ESTjustin brrbrrchoses étranges de l'internet2.0lolbloguehttp://urbania.ca/blog/2728/ces-choses-qu-il-vaudrait-mieux-ne-pas-decouvrir
Politique provinciale : c’est sûr que tu m’niaises…
« Eh merde. Ça veut dire que je vais devoir parler de politique… »

Ben oui, quand l’actualité manque de LOL-WUT, reste toujours nos troubadours de parlementaires pour se casser la pipe ou s’envoyer une paume en pleine poire! Quand le loufoque de la vie en général fait relâche, on a un gage sûr de tatatouinage avec la politique provinciale. S’il y a bien une vérité qu’on puisse énoncer, je miserais sur celle-là.

En buvant mon café matinal, j’ai essayé de croquer le portrait de la semaine. J’ai cette drôle manie d’annoter les articles de journaux pour aucune raison. Cette semaine, à part des « !?!?!??!?! », j’ai pas dégagé grand’ réflexion pertinente de mon griffonnage de marge. Je reprendrai donc ce vieil adage pour résumer ma consternation: Eh boy, en

Un petit caca nerveux pour Duceppe, un fail-putsch contre Marois, une poignée de rumeurs de qui-s’allie-à-qui-non-c’est-même-pas-vrai et un Legault tout sourire avec son ambivalence.
« Enwèye, tapez-vous su’a baboune que je récolte les votes qui vont revoler! » … Ah ben coudonc! Ma radio me dit à l’instant que Marois va aussi s’occuper « personnellement » de la fusion avec Québec Solidaire. Boooon vas-y Pauline, on t’er’garde… C’est juste plate que ton chum Amir ait déjà accueilli avec dégoût la présomption dudit « rapprochement »!

Pas grave, on va continuer à donner des coups d’épées dans l’eau, c’est drôle ç’a l’air!

Décidément, notre scène politique prend des airs de cour d’école. L’approche des élections générales ne semble cependant pas un prétexte suffisant pour remettre du sérieux dans les rangs. Plus le compte à rebours avance et plus nos amis-candidats s’émoustillent comme des jeunes vierges, ne sachant plus à quel sein se vouer. On pourrait évoquer ici la figure de style, mais non. C’est littéralement ça. À croire que n’importe quel chapeau sied à la tête qui s’y prête!  

Depuis quelques mois, on assiste à une grotesque partie de chaise musicale, où les wanna bes, les hasbeens et autres trèfles s’échangent les sièges comme dans un autobus. « À siège donné r’garde pas l’coussin » semble-t-on prétexter en valsant d’un côté à l’autre du spectre politique québécois. Y’a tu quelqu’un qui peut leur dire qu’un parti politique, ce n’est pas une équipe de ballon-chasseur?

CAQ-toi par-ci, dépéquiste-toi par-là, gâte-toi un ego trip d’indépendant sul’ side pis reviens voir Matante Pauline : il n’y a plus de convictions qui vaillent, juste des sondages…

Mais bon. Je suis loin d’être experte en politique. Je n’essaie pas de faire ici une analyse subtile des rouages électoraux. Mettons que je suis une citoyenne-votante, politisée juste correc’. Pas plus perspicace qu’une autre. Par contre, dans l’état actuel des choses, je n’ai qu’envie de dessiner un gigantesque phallus sur mon prochain bulletin de vote (Maman, je m’excuse d’avoir dit ça).

Pas besoin d’un bacc en sciences-po pour constater que c’est à un cirque qu’on a à faire…Haha! Je viens de réaliser le ridicule de mon analogie. Y’a comme 32 UQAM-Memes qui me viennent en tête. C’est drôle, alors je vais la laisser telle quelle. BREF, même pas besoin d’aborder les frasques Charest pour se convaincre du prodigieux «n’importe quoi» going on.

Il doit être mort de rire, le frisé, à voir ses adversaires se tirer dessus à bout portant et à s’entarter du pied gauche à répétition. C’est beau de voir l’opposition qui se « prépare » aux élections, avec son maquillage et son gros nez rouge. Juste assez bordélique pour faire oublier la grogne anti-Charest. On gage tu? Pas game.



Okay. Je l’imagine, pis ça me fait sentir tout croche. Je vais arrêter ça tout de suite.

Et pour se consoler, se convaincre qu’il y a encore un pilier auquel se rattacher, on se targue tout feu, tout flamme que « nenon, Pauline, c’est une femme de béton! »

Mais c’est facile d’être un roc au beau milieu d’un champ de patates. Et je me garderai ici de faire un gag traçant un parallèle entre le béton Marois et celui de l’échangeur Turcot.

Sur ce, je vais aller attendre un happening encourageant quelconque…]]>
http://urbania.ca/blog/2725/politique-provinciale-c-est-sur-que-tu-m-niaisesFri, 27 Jan 2012 09:32:54 ESTuqam memesprovincialepolitiquelegaultCharestmaroisbloguehttp://urbania.ca/blog/2725/politique-provinciale-c-est-sur-que-tu-m-niaises
Avec pas de casque
Comme si le fait d'enfermer la tête de certains écervelés dans une coquille de plastique fabriquée en Chine allait les ramener à la raison.

Il est vrai qu'il y a plus d'accidents sur les pistes de glisse que dans les salles de bingo. Quoique les salles de bingo sont peuplées de cœurs fragiles. C'est un peu normal que des personnes se fassent bobo en pratiquant le snow, l'escalade, le parachutisme ou le bobsleigh. Ce n'est pas aussi pépère que regarder les auditions de Star Académie ou faire la queue au service au volant de Tim Horton's. Mais c'est beaucoup plus exaltant.

Les gens qui montent sur les planches le savent. Ils peuvent tomber, se tordre une cheville, frapper un arbre, se geler le bout du nez, faire rire d’eux... Comme les piétons qui traversent la rue peuvent se faire écraser par un camion distrait et les usagers des escaliers roulants peuvent manquer la dernière marche. Ça peut arriver. C'est la vie. Avec la mort tout au bout, qu’on reste assis ou qu’on vive debout.

C'est ce qu'on appelle prendre «des risques». Et qui ne risque rien... n'a rien. Nos amis politiciens, à part peut-être Luc Ferrandez, nous le démontrent chaque jour avec beaucoup de brio.

Les autorités passent énormément de temps à vouloir notre bien. Elles veulent encore une fois nous faire porter le chapeau. À 100 $ le casque, quand ce n'est pas 200 pour la version design, c'est certain que c'est bon pour l'économie, le dernier dada de Charest.

Mais les mesures coercitives sont-elles la meilleure solution pour mettre du plomb dans la tête des skieurs? Surtout à une époque où le casque est devenu un accessoire aussi cool que le bandana des années 1990…

Remarquez que depuis que le casque est obligatoire au hockey... il n'y a jamais eu autant de commotions cérébrales sur la glace.]]>
http://urbania.ca/blog/2722/avec-pas-de-casqueThu, 26 Jan 2012 09:46:20 ESTavec pas d'casquesnowobligatoirecasqueskihiverbloguehttp://urbania.ca/blog/2722/avec-pas-de-casque
Le moment LOL hebdomadaire]]>http://urbania.ca/blog/2721/le-moment-lol-hebdomadaireWed, 25 Jan 2012 17:02:21 ESTkim dotcommegauploadsopalolmomentbloguehttp://urbania.ca/blog/2721/le-moment-lol-hebdomadairePetit cours de féminisme lesbien 101 pour Mme Judith Lussier la lesbienne pas frustréeMme Judith Lussier la lesbienne pas frustrée».

D’une part, j’aimerais souligner mon appréciation, Judith, pour ta dissociation du magazine Urbania. Notamment parce que j’en ai fait partie ce mois-ci et que tes propos vont à l’encontre de l’article dans lequel j’apparais. Pour cela : merci.

Il existe, il est vrai, quelques frustrations à être lesbienne. Existe-t-il une lesbienne frustrée? Ça, j’en doute! Pourquoi émettre une nuance de la sorte? Et bien, être lesbienne implique une politisation de sa sexualité. Ce n’est pas un choix. C’est une imposition. Avoir une orientation sexuelle marginale vient avec un (re)questionnement des normes qui entourent la sexualité.  Tout dans notre être est politique, puisque tout dans notre façon de vivre bouleverse l’establishment de la famille traditionnelle. Ainsi, être lesbienne implique de vivre tôt ou tard des frustrations: un sifflement dans la rue, un commentaire intempestif dans le métro, une taquinerie à la limite de l’acceptable au bureau.  Alors, la lesbienne que tu es, nie-t-elle toute forme de frustration, voire d’exaspération?

D’autre part Judith, il m’apparaît nécessaire de revoir tes typologies. D’abord, qu’est-ce que le lesbianisme? Une idéologie? Un courant de pensée? Apprends-moi, car je t’avoue n’avoir jamais entendu parler du lesbianisme et des lesbianistes. Enfin, peut-être que quelque chose m’échappe en politique … Non! Vraiment, le lesbianisme ça n’existe pas! Par contre, le féminisme existe et les féministes aussi, et il est tout à fait possible d’être féministe lesbienne (hé oui sans le ET entre les deux). Loin de ta définition simpliste, être féministe lesbienne ne renvoie pas à : «s’insurger contre le rouge à lèvres ». Cela renvoie plutôt à une réflexion sur les discours dominants qui influencent les sexualités, à un questionnement des rapports de pouvoir qui persistent dans notre société et qui renforcent des inégalités (genrées, racisées, sexuées), à une volonté de transformation du politique ainsi qu’à un désir de visibilisation de différents enjeux. Être féministe lesbienne Judith, ça pourrait très bien être toi!
 
Alors, avant d’utiliser un argumentaire démagogique qui vise non pas à débattre intelligemment des enjeux qui touchent mon univers et ton univers (puisque toutes deux lesbiennes), mais plutôt à faire violence à certaines, s’il-te-plaît, fais-toi plaisir et  ... prends une tisane !
 
Cordialement,
Valérie Lapointe
Lesbienne féministe]]>
http://urbania.ca/blog/2718/petit-cours-de-feminisme-lesbien-101-pour-mme-judith-lussier-la-lesbienne-pas-frustreeWed, 25 Jan 2012 11:27:55 ESTtisanelesbianismeféminismeféministelesbiennebloguehttp://urbania.ca/blog/2718/petit-cours-de-feminisme-lesbien-101-pour-mme-judith-lussier-la-lesbienne-pas-frustree
Allons à la ferme (de contenu)!six tendances 2012 des médias sociaux sur le site de Les Affaires. Quoi de neuf outre le « 2012 » du titre? Pas grand-chose. Encore une fois cette année, le « twivage » (cette pratique ô combien détestable) sera à l’honneur, tout comme le partage d’opinion et comme l’actualité récente le démontre, l’opinion remplace notre margarine : on en a beaucoup pis certains beurrent épais en tabarnouche.

Alors que Planète Jazz est toujours en ondes, plusieurs chroniqueurs, blogueurs et autres « je pense, donc j’écris » n’en finissent plus d’en rajouter sur ce projet de remplacer la chaîne spécialisée par une succursale montréalaise de CHOI. D’autres vont même jusqu’à proposer une sélection - pas bête du tout d’ailleurs - de personnalités locales qui pourraient y tenir un micro. Ici même, chez Urbania, on a livré une opinion à ce sujet. Fidèle à elle-même, ma collègue Aurélie s’est mis une nouvelle caste de la société à dos. Après les étudiants, c’était autour des « X » de goûter au sirop Lanctôt. Cette semaine, ça sera autour des fans de Star Académie, j’imagine…

Mais bon, un moment donné, on a compris!

Bien qu’on ait qu’une idée vague de la forme – et du ton – que cette nouvelle chaîne prendra, plusieurs ne veulent pas attendre la première intervention au micro, ni même tenter le coup, histoire de voir ce qu’on nous réserve. « On nous servira du jambon, c’est clair. » D’autres, au contraire, nuancent ou privilégient la liberté d’expression à tout prix. C’est pas mal le topo en quelques mots. Dites-moi, « tweeteux » et « blogueux », est-ce que ça vaut vraiment la peine d’ajouter un énième pavé dans la marre? « Bien sûr! », me direz-vous. « Ça alimente le débat, patati, patata », mais c’est surtout l’autre raison qui se cache derrière ce raisonnement qui m’agace…

En fait, j’ai de plus en plus l’impression qu’on exprime moins nos opinions qu’on alimente notre trafic à tout prix. « Quoi? Le sujet de l’heure est PK Subban? Je me lance! Pardon? La STM veut sa part du gâteau dans les péages à venir? Ça me fait autant réagir que la nouvelle sportive, ça! Je rédige! Saperlipopette! Cœur de Pirate pose en lingerie?! Pas de doute! Ça m’agace autant que le truc du Canadien et le cossin sur le transport en commun! »  On lance des petites fermettes de contenu inspirées de ce qu’on lit à gauche et à droite puis on cultive le clique.

Oh! Une graine de sujet tranchant par ici! Tiens! Une racine d’opinion controversée par là! On saupoudre avec un titre-choc un peu agace qui – on l’espère – fera en sorte que notre billet sera « retweeté » à outrance et que notre petit coin de Web sera considéré comme un incontournable de la Ttoile (donc un lopin de choix pour les influenceurs ou, mieux encore, les annonceurs) et, hop!, à nous les cliques! 

Pour paraphraser le type derrière « Hipster Runoff », un blogue qui tente justement d’aliéner son lectorat ces jours-ci en ne rapportant que des nouvelles insipides sur Lana Del Rey, de plus en plus de médias veulent devenir « le cave qui s’insère dans nos conversations à l’improviste » sans en avoir l’air. Et comme la subtilité prend souvent le bord sur le Web…

Médias traditionnels versus clips de minous…

Comme tout le monde,  je consomme des potins et des clips viraux quotidiennement. Le dernier en lice? Celui-ci…



(source : Patrick  Dion)

Mais a-t-on vraiment besoin que des institutions comme La Presse nous pondent des capsules pour nous les expliquer? Madame Blais, votre chronique s’intitule « Les nouvelles dont on n’a pas besoin »! Ça dit tout, non? Interviewez donc des artistes auxquels on n’aura jamais accès et laissez nos niaiseries du Web tranquilles, SVP!



À une époque où la relation entre les politiciens et le peuple est on ne peut plus « it’s complicated » et à un moment où la politique elle-même semble s’inspirer des histoires abracadabrantes de la lutte WWF des années 90 (ça expliquerait d’ailleurs le nombre grandissant de lutteurs qui deviennent candidats), j’aimerais qu’on mise davantage sur les questions que les opinions et qu’on se concentre davantage sur les faits que sur les tendances 2012 des médias sociaux ou la fameuse « exclusivité » (oui, c’est une référence au crêpage de chignons entre La Presse et Le Devoir sur « l’affaire Duceppe »).

Après tout, si on ne peut plus compter sur les médias et musées pour nous transmettre l’information objectivement et correctement, vers qui peut-on se tourner?]]>
http://urbania.ca/blog/2717/allons-a-la-ferme-de-contenuWed, 25 Jan 2012 09:45:30 ESTlingeriecoeur de piratepk subbanplanete jazzhipster runoffmadame blaisbloguehttp://urbania.ca/blog/2717/allons-a-la-ferme-de-contenu
Les lesbiennes frustréesUrbania de mon opinion. Premièrement parce que ça pourrait avoir l’air d’un billet commandité par les bosses pour répondre aux lesbiennes frustrées qui ont critiqué le numéro d’Urbania présentement en kiosque alors que ce n’est pas du tout le cas; deuxièmement, ça pourrait nuire à la relation qu’est en train de tisser mon magazine préféré avec ma communauté de semblables, et troisièmement, parce qu’il n’y a pas eu tant de lesbiennes qui ont critiqué le numéro d’Urbania présentement en kiosque. En fait, mon billet répond aux deux trois filles qui ont voulu s’insurger contre l’affaire. Mon message : calmez-vous les filles. Faites-vous une tisane et prenez ça cool.

Bien que je soupçonne l’expression «lesbienne frustrée» d’avoir été inventée par un gars convaincu que le lesbianisme n’était que la conséquence normale pour une femme de ne pas avoir été mise en contact avec son organe reproducteur, force est quand même de constater que cette expression existe et persiste. «La lesbienne frustrée existe-t-elle vraiment?» m’a récemment demandé une collègue qui savait qu’elle ne recevrait pas une baffe en pleine gueule de ma part parce que je ne suis, justement pas, une lesbienne frustrée. Eh bien mon expérience du lesbianisme m’indique qu’un tel phénomène existe vraiment, et qu’il prend même plusieurs formes. En voici quelques-unes :

1. La lesbienne frustrée de base : Dotée d’un esprit contrôlant induit par un surplus de testostérone et répondant aux exigences féminines de la société matriarcale, la lesbienne frustrée de base désire avoir le contrôle sur tout. Elle tient sa blonde en laisse (symboliquement j’entends), elle ne rit jamais d’aucune blague (elle trouvera d’ailleurs que ce billet est le comble de l’insulte), et elle vous engueule quand vous lui faites un compliment. Elle se fâche quand on dit du mal des lesbiennes, mais elle se fâche également quand on en dit du bien, on ne sait donc jamais quoi lui dire. Comme elle est très contrôlante, elle est impossible à interviewer et/ou à prendre en photo, c’est pourquoi elle ne se retrouve pas dans le dernier numéro d’Urbania, et est sûrement frustrée d’ailleurs de ne pas s’y retrouver.

2. La lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas : Quoi qu’on lui propose, la lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas ne s’y reconnaîtra pas. Elle dira qu’elle ne se reconnaît pas dans The L Word parce que «des belles lesbiennes de même, ça existe pas», (euh, en passant, c’est pas vrai, ça existe : ma blonde). Alors on proposera à la lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas The Real L Word, version téléréalité de la populaire série lesbienne. Évidemment, la lesbienne-qui-ne-se-reconnaît-pas ne s’y reconnaîtra pas non plus, parce «c’est toutes des grosses butchs». Sans surprise, la lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas ne s’est pas reconnue dans le dernier numéro d’Urbania, mais elle pourra s’inscrire au site Lez Spread The Word, nouveau portail dédié aux lesbiennes de tous les horizons, et créer son propre profil, dans lequel, on l’espère, elle finira bien par se reconnaître.

3. La lesbienne frustrée féministe : Les filles : vous avez le droit d’être féministe. Vous avez le droit d’être lesbienne. Vous avez même le droit d’être lesbienne ET féministe. Mais en aucun cas vous ne devriez vous déclarer «lesbienne féministe». Lesbianisme et féminisme forment un dangereux amalgame : comme si le combat pour l’égalité entre les sexes devait obligatoirement passer l’autosuffisance de genre, le dégoût des hommes ou la monoculture. Séparément, je n’ai rien ni contre les lesbiennes, ni contre les féministes (quoi que…), mais les deux ensemble, c’est toujours louche. Jamais loin de la vierge offensée, la lesbienne féministe frustrée s’insurgera contre tout : le rouge à lèvres, l’instrumentalisation de la représentation féminine dans le fantasme masculin, les jokes de gouines, etc. La lesbienne féministe frustrée avait organisé une manifestation anti-lancement du numéro d’Urbania sur les lesbiennes, en prévention de ce qui pourrait être offensant. Elle fut bien déçue et dut annuler l’événement.

4. Le lesbien frustré : Le pire spécimen de lesbienne frustrée est le lesbien frustré. Évidemment, il est toujours le premier à vous répondre que vous êtes une lesbienne frustrée si vous n’êtes pas en accord avec lui. C’est l’homme qui aurait aimé lui-même être une lesbienne, et qui écrit sur le mur Facebook d’Urbania : «Votre numéro m’aurait peut-être intéressé si j’avais été une lesbienne». À ce lesbien frustré, je promets de faire des pressions auprès de la direction d’Urbania pour qu'un des prochains numéros porte sur les imbéciles. Ou sur les lesbiens frustrés.

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http://urbania.ca/blog/2712/les-lesbiennes-frustreesTue, 24 Jan 2012 08:58:58 ESTlesbienne frustréebloguehttp://urbania.ca/blog/2712/les-lesbiennes-frustrees