28 Avr 2010

Secrets des Îles de la Madeleine

Par Catherine Perreault-Lessard

Mis à part ses plages, ses maisons deux couleurs comme dans les annonces de Sico de 1992 et son homard en spécial au iga au mois de juin, on connaît bien peu de choses sur nos Îles. Pour découvrir l’envers de la carte postale avec un château de sable, notre journaliste a passé une semaine dans la région administrative 011. Dans ses bagages, elle a rapporté d’impérissables souvenirs de kite-surfers torse nu… et cet article. Vingt choses à savoir sur notre Hawaï québécois.

1. C’est loin.
Les Îles de la Madeleine, c’est à 940 km ou 4 heures d’avion de Montréal, à mi-chemin entre l’Île-du-Prince-Édouard et le Cap-Breton. Ceux qui pensent que c’est à 30 minutes de la Gaspésie et qui ne savent pas que c’est dans les Maritimes ont: a) fait du buvard pendant leur cours de géo secondaire 3 b) jamais écouté un épisode de Carmen Sandiego de leur vie c) pratiqué le métier de journaliste pour Urbania au cours des quatre dernières années.

2. C’est pour Madeleine Fontaine.
Même si tout porte à croire que les Îles de la Madeleine portent leur nom en l’honneur de Marie-Madeleine ou du camping Sainte-Madeleine, des recherches ont démontré que c’est François Doublet de Honfleur, de la Compagnie des Cent-Associés — établie aux îles au 17e siècle —, qui les a baptisées ainsi en l’honneur de sa femme, Madeleine Fontaine.

3. C’est un archipel.
Les Madelinots habitent sept des douze îles de l’archipel. Comme les sept nains, celles-ci ont toutes des personnalités bien distinctes: Cap-aux-Meules (la boss), Havre-Aubert (la touristique), Havre aux Maisons (la chick), Grosse-Île (la bloke), l’Île d’Entrée (la sauvage), Grande-Entrée (la party animal) et l’Île aux Loups (la mystérieuse).

4. C’est en Acadie.
Quand on débarque aux Îles, ce qui frappe, c’est le nombre de drapeaux de la France avec une petite étoile jaune. Il y en a partout: devant les maisons, dans les boutiques de souvenirs et même sur les queues de homard. Et on exagère à peine. C’est que les Madelinots— d’origine acadienne à 85 % — se sentent beaucoup plus « Cayens » que « Québécois ». En d’autres mots, ils préfèrent de loin Roch Voisine à Frédérick De Grandpré.

5. C’est pas en Acadie.
Bien que les habitants des Îles se considèrent profondément Acadiens, ils ne sont pas toujours reconnus comme tels par les autres représentants de l’Acadie qui les voient d’abord comme des Québécois, en raison de leur position géographique. Un peu comme une fille qui écrit qu’elle est « in a relationship » sur son profil Facebook, alors que le gars, lui,affiche qu’il est « single ».

6. Ce ne sont pas tous des Madelinots.

Aux Îles de la Madeleine, « Madelinot » est une appellation d’origine contrôlée. Un individu peut vivre sur le territoire pendant 50 ans ou naître aux Îles et ne jamais être considéré comme quelqu’un de la place pour autant. C’est que les Madelinots constituent une diaspora qui se reconnaît par ses noms de famille (Vigneau, Arseneau, Cummings, Painchaud, etc.) et pour s’y intégrer, ça peut prendre deux, voire trois générations. D’ailleurs, lors des dernières élections provinciales, la candidate péquiste, Jeannine Richard — qui avait été proclamée gagnante — a été battue par le candidat libéral, Germain Chevarie. Malgré ses compétences et ses couleurs, elle n’a jamais été considérée comme une vraie fille des Îles, contrairement à Chevarie, qui porte un nom de famille 100 % madelinot.

7. C’est comme un petit Canada.
Aux Îles, il y a deux solitudes. Les anglos occupent Grosse-Île et l’Île d’Entrée. Les francos, tout le reste du territoire. Si les deux communautés ont été comme chiens et chats pendant des années, aujourd’hui, elles coexistent pacifiquement et s’adonnent même à certains « rapprochements ». Plusieurs facteurs expliquent cette évolution: les mariages mixtes, les équipes de hockey formées d’individus issus des deux cultures, les cours de langues au secondaire et la diffusion d’Occupation double le dimanche soir à tva.

8. C’est la guerre.
Bien que les français et les anglais soient maintenant comme chats et chats, c’est une autre paire de manches au sein même de la communauté anglophone. En effet, il y a toujours beaucoup de tensions, particulièrement à l’Île d’Entrée, où résident une centaine de personnes divisées en deux clans rivaux: celles d’origine écossaise et celles d’origine irlandaise. Cette guerre ancestrale perdure depuis qu’un des deux groupes a acquis un maximum de terres sur l’île et en a ensuite interdit l’accès à l’autre groupe. Pour bien comprendre la situation, il suffit d’imaginer 50 Bloods et 50 Crips dans un parc à Montréal-Nord qui font une bataille d’oreillers.

9. C’est un cimetière marin.

Plus de 400 naufrages ont été enregistrés au large des Îles. Dans la plupart des cas, il s’agit de bateaux étrangers qui ont été rejetés sur la côte lors de tempêtes. Le dernier naufrage remonte au 16 décembre 1990, alors que le navire Le Nadine s’est échoué, causant la mort de 8 personnes. Avant ça, la dernière fois qu’une Nadine s’était échouée aux Îles, c’était en 1987, après avoir calé un 40 onces.

10. Ce sont des musiciens.
Il y a autant de musiciens aux Îles que de homards. Et on exagère à peine. Chaque famille madelinienne compte au moins un pianiste, un guitariste, un violoneux ou un air mandoliniste. Les racines acadiennes y sont pour beaucoup. Et le climat aussi. En effet, l’hiver, les Madelinots (qui sont travailleurs saisonniers dans une proportion de 50 %) se retrouvent encabanés dans leur maison, en raison de la pénurie d’emplois et des fortes bourrasques de vent. En plein mois de janvier, quoi de mieux pour passer le temps que (de faire des bébés et) d’apprendre à jouer d’un instrument? Avec des conditions aussi gagnantes, même les Trois Accords seraient en mesure d’y arriver.

11. C’est le lieu de naissance de Jonathan Painchaud.
Charlemagne a Céline, Natashquan a Gilles Vigneault et Pointe-aux-Trembles, Éric Lapointe. Les Îles de la Madeleine, elles, ont la famille Painchaud. Tout a commencé avec feu Alcide Painchaud, le célèbre fondateur du groupe de musique trad’ Suroît (l’équivalent madelinot de la Bottine Souriante); ensuite, ses deux fils, Jonathan et Éloi, ont suivi ses traces pour donner naissance à Okoumé (l’équivalent madelinot de Okoumé).

12. C’est la seule région où il y a un taux de migration positif au Québec.
Les Îles, c’est comme dans le nez d’un frère Kostitsyn: y en a plus qui rentre qui en a qui sort. Le taux de migration dans la région est effectivement évalué à 1,2 %. Pour deux raisons. D’abord, à cause des riches baby-boomers à la retraite et des jeunes couples qui vivent leur Madeleine Dream et qui décident d’acheter une maison deux couleurs sur le bord de la mer. Ensuite, à cause des jeunes Madelinots qui, après avoir quitté les Îles pour étudier sur la « grande terre », décident de revenir pour profiter de la qualité de vie exceptionnelle qu’on y trouve.

13. C’est du monde accueillant, mais pas tout le temps.

C’est vrai, les Madelinots sont aussi gentils avec les touristes que Chantal Lacroix l’est avec les petites madames lorsqu’elle est on cam. Ils sont foncièrement bons: ils invitent les visiteurs à souper chez eux deux minutes après les avoir rencontrés, ils leur offrent gratuitement un tour d’homardier, alouette. Toutefois, certains Madelinots font parfois la vie dure aux nouveaux arrivants qui débarquent avec leurs gros sabots, qui se font construire une grosse cabane ou qui « volent leur job »… Comme dans La Planète des singes, genre.

14. C’est venteux.
Avec Cap Hatteras aux États-Unis, les Îles de la Madeleine sont considérées comme l’endroit le plus venteux en Amérique du Nord. L’été, la vitesse moyenne des vents est de 29 km/h (à titre comparatif, celle de Montréal est de 4 km/h et celle de Gaspé, 7 km/h). C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi 1- toutes les portes des maisons s’ouvrent vers l’extérieur et non vers l’intérieur 2- les toits des maisons sont recouverts de goudron, pour éviter que les bardeaux d’asphalte s’envolent 3- Paul Cagelet n’a jamais mis le pied aux Îles.

15. Ce ne sont pas des barbares.
Les Madelinots s’en souviennent comme si c’était hier: en 2006, Paul McCartney s’était rendu aux Îles de la Madeleine pour condamner la chasse aux phoques, qu’il avait alors qualifiée de « barbare et inhumaine. » Même si l’ex-Beatles s’est plus tard rétracté et qu’il a admis avoir été mal informé, cet événement a profondément marqué l’inconscient collectif madelinot. C’est que les gens de la place pratiquent cette chasse depuis toujours: elle fait partie de leur culture, de leur économie et de leur identité. Leurs pratiques actuelles n’ont plus rien à voir avec celles dénoncées par (la folle à) Brigitte Bardot: on ne tue plus de bébés phoques, avec pour résultat que la population de loups marins, maintenant trop nombreuse dans le Saint-Laurent, ravage les stocks de morues. Fait intéressant: si un étranger va à la chasse avec un Madelinot pour partager l’expérience, ce dernier le considère comme un frère.

16. C’est Hawaï.

300 kilomètres de plage de sable blanc, du vent, la mer… Tous les éléments étaient réunis pour que les Îles de la Madeleine deviennent la Mecque du kitesurfing au Canada. Résultat: chaque été, des dizaines et des dizaines de kiteux y convergent avec leur planche et leur coupe de cheveux mi-longue, pour se mélanger aux « vrais » adeptes locaux. Quand un beach bum de Saint-Hyacinthe discute de force des vents, de grabs et de longueur de voile avec Alfred, un vieux pêcheur madelinot de 70 ans, disons que ça crée un clash assez intéressant.

17. C’est cher.
En raison de l’éloignement et des frais de transport, le coût de la vie est très élevé aux Îles. L’hiver, un seul bateau par semaine s’y rend: en conséquence, plusieurs produits sont rares et se vendent à des prix exorbitants. En plus de celui des denrées, le prix des terrains est aussi à la hausse. Au cours des 10 dernières années, les agents immobiliers ont fait énormément de prospection aux Îles. Un terrain qui valait 30 000 $ dans les années 1990 en vaut aujourd’hui 200 000 $. Beaucoup de Madelinots ont touché le gros lot en vendant leur terrain à des étrangers. Mais il s’agit d’une lame à double tranchant, puisque plusieurs personnes natives des Îles n’ont plus les moyens de mettre la main sur une propriété. Les jeunes, surtout.

18. C’est le fun, mais pas durant toute l’année.
Pour survivre à la vie sur une île, les Madelinots affirment qu’il faut quitter pour la « grande terre » au moins deux fois par année. Une fois sur le continent, il arrive par contre que certains insulaires tombent sous le charme et décident de plier bagages. L’Israël des Madelinots? Verdun, qui abrite aujourd’hui 15 000 expatriés, soit presque 500 de plus que la population des Îles de la Madeleine.

19. C’est parfois bon d’y revenir.
Comme un personnage de L’amour avec un grand A qui fait une rechute, plusieurs Madelinots en exil reviennent cependant vers leur patrie dès les premiers rayons de juin. Leur fix à eux, c’est l’horizon. Ils sont complètement accros. Et avec raison. Parce qu’aux Îles, c’est ce qu’il y a de mieux. Encore plus que les plages, les châteaux de Versailles en sable, les maisons deux couleurs et les kiteux-de-25-ans-bronzés-et-musclés-en-wetsuit-moulant-sur-le-bord-de-la-mer-ouf.
 
20. C’est ce qu’on a de plus beau au Québec. Vraiment.

Derniers commentairesRSS
  • beau portrait desiles et habitants

    stech/madelinot

    21 Mars 2012 | stech

  • Excellent article, mettre les choses en perpspertives , cest tres important, pour avoir enseigne le kite durant les 2 dernieres saison aux ies, je croit qu il faut rectifier le tire, oui ,statistiquement, il y a du vent aux iles, les spots sont fantastiques, mais , n ayant pas manquer une seule heure de vent de la saison, j ai compter environ 30 jours de vent durant toute la saison, et dans ces 30 jours il y en a que cetait seulement une avant midi ou apres midi de vent(4-5 heures). Il y a plus de vent l ,hiver aux iles. !Beaucoup de kiter repartent decu apres une ou 2 semaines ou ils n ont que 3-4 jours de vent. Le vent est tres cyclique la bas si bien qu il peut y avoir rien durant 4 jours et meme plus!! C est le mons pire du Quebec etant donne qu il n y a pas de vent au Qc.Il suffit de sortir du pays pour voir ce qu est un vrai spot de kite.Cape hatteras a des meilleurs conditions et c est moins cher. Je suis presentement au costa rica (Bahia salinas) et nous avons du vent depuis 1 mois et demie a tous les jours! Bien sur, si vous demandez au kiter des iles(surtout au proprietaires des ecoles) ils vous dirons qu,il vente toujours aux iles.!

    29 Fév 2012 | Michel

  • J'ai trouvé cet article assez intéressant, mais en y décellant quelques exagérations. Pour ma part j'ai quittée mes belles iles pendant 23 ans, en y revenant chaque année car je m'ennuiais de ce merveilleux petit paradis. Pour moi on ne peut s'ennuyer, mais cela depend de chaque personne. Je suis très heureuse d'être revenue chez moi et je dis souvent que ma place est ici pour le reste de ma vie car les iles sont encrées en moi très profondément. Elles sont dans mon coeur, dans tout mon être. Je suis fière des iles et fière d'être madelinot à 100%.

    28 Fév 2012 | Line

  • jaime bien cet article sur nos iles quelques petites affirmations discutable selon le point de vue de chacun enfin mais rien de totalement faux ou méchant

    28 Fév 2012 | jean-louis lapierre

  • "à mi-chemin entre l’Île-du-Prince-Édouard et le Cap-Breton" Je dirais plutôt à mi-chemin entre à l’Île-du-Prince-Édouard et l'île de Terre-Neuve. C'est peut-être à une distance à peu près égale de l’Île-du-Prince-Édouard (à l'ouest) et de celle du Cap-Breton, (au sud). N'étant pas sur la même ligne, on ne peut vraiment parler de «mi-chemin».

    Pour le reste, bel article qui nous donne le goût d'aller fouler cette terre paradisiaque.

    28 Fév 2012 | Louis

  • TOUTE SE QUAND PEUT DIRE QUAND ONT NA PA VUE

    UNE PETITE VISITE SA DONNE LA CHANCE DE CONÈTRE NOS AMIE

    24 Juin 2011 | ROLAND Cayouette

  • C'est bien mentionné 300 km de sable blanc...

    3 Fév 2011 | Stéphanie Miousse

  • Sylvain Turbide

    En tant que madelinôt exilé dans la belle région de Bellechasse depuis bientôt 10 ans, je trouve ce portrait des îles très représentatif de la réalité. C'est certain que c'est pas parfait mais en général, très bon !

    2 Fév 2011 | Sylvain Turbide

  • Présentation des Îles originale, rafraichissante, légère, mais parfois décapante et baignant quelque peu dans le flou et l’imprécision. Oh, justement à propos de la légèreté, comme dit la publicité, la modération a bien meilleur goût. On ne badine pas avec les naufrages surtout quand ils occupent un espace aussi important dans la mémoire collective que celui du Nadine. Par ailleurs, quand au fait acadien ou non, l’ambiguïté se veut sans doute seulement humoristique. Les gens des Îles, portant un patronyme acadien, dont celui de Richard, se considèrent Madelinots, Acadiens et Québécois tout comme plusieurs des habitants du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse ou encore de la Louisiane et de Belle Île en France sont Néo-brunswickois, Néo-Écossais, Louisianais et Français tout en étant Acadiens. L’Acadie est un pays sans frontière et n’existe sur aucune carte géographique mais vit pleinement dans la culture, les manières de faire et le cœur des Acadiens. Quant à la musique et aux musiciens, elle est omniprésente sur les Îles, les talents sont nombreux et ne se limitent pas à une seule famille; il me semble ne pas beaucoup reconnaître les Madelinots en Rock Voisine. Les îles et Hawaï : en commun, le fait qu’elles sont toutes deux, un archipel.

    Marielle Anne Martinet

    1 Fév 2011 | Marielle Anne

  • Très beau portrait des Îles, on a bien lu en le lisant.

    J'ai trouvé bien l'extrait où vous disez qu'on est accueillant, mais pas tout le temps : c'est vrai qu'on est recevant, mais pas pour n'importe qui qui débarque d'en ville en voulant venir nous montrer comment vivre chez nous. Au moins, ceux-ci ne restent pas longtemps : ils nous débarassent le planche d'eux-mêmes après un certain temps !

    Merci aussi pour le portrait de la chasse aux phoques, c'est très bien fiat.

    Par contre, il y a quelques petites erreurs avec les noms Acadiens : il n'y avait beaucoup de Painchaud à Grand-Pré le jour de la déportation :)

    Et c'est très le fun les Îles, et ce à l'année : moi, j'ai toujours mieux aimé les Îles l'hiver. On a le temps de jouer de la musique, de faire des partys, du ski-doo, de la pêche sur glace, des veillées dans les maisons, de profiter de la nature et des Îles, qui nous sont rendus l'hiver, aux Madelinots, sans devoir répondre à tous les jours à des gentils picots venus d'en ville, si il y a des "balaynes" aux Îles et "vous avez donc un p'tit accent, vous"... :)

    1 Fév 2011 | Élizabeth LeBlanc

  • quoi?

    Excuse-moi Maxime mais les Îles ont été représenté par Mme Denise Leblanc pendant des années et elle a fait avancer notre cause sur bcp de points. Faut vraiment que tu prennes la peine de t'informer sur ce sujet. Demande donc à ton frère de sortir les informations sur Mme Leblanc-Bantey du PQ. Elle fut députée et à l'Assemblée nationele de 1976 à 1985. Une femme de sa trempe il y en a pas bcp aux îles par contre...

    1 Fév 2011 | cyrdani

  • J'aime bien votre article mais oui il y a des erreurs et des précisions à y apporter.

    - Entre autres deux légendes soit leur nom viendrait effectivement de Sieur François Doublet en l'honneur de sa femme ou que la première née avait pour nom Madeleine. Ces deux histoires peuvent tout aussi bien se confondre par contre car 1ère née pour Mme Doublet ? Ensuite, le nom passa des Îles Ramées à Îles de la Madeleine.

    -Pour ceux qui veulent avoir une meilleure vision de l'immensité des plages des Îles c'est l'équivalent de Qc - Mtl. Donc, oui + de 300km

    -Je dirais pour ce qui est des gens qui viennent vivre chez nous s'en être des natifs des îles qu'ils sont Madelinots si ils apprennent à vivre comme des madelinots car c'est une question de coeur et de communauté en oubliant la ville et ses règles car elles ne sont pas applicables sur nos Îles, sinon oui tu risque fort bien de te faire appeler de touriste qui a oublier de s'en aller.

    -C'est vraiment dommage pour tous nos artistes que vous souligner seulement la famille Painchaud. Outre les artistes Painchaud de grand noms, il y a une panoplie d'artistes qui méritent également le podium et je n'oserais les nommer de peur d'en oublier. Mais sachez qu'ils sont connus au quatres coins de cette terre pour bcp soit en technique de la scène, en arts visuels (peinture, sculpture), en chanson, musique et...

    -Vous êtes très dure avec nous de nous comparer à la planète des singes... Ce n'est pas pcq certains sont véhéments et virulents dans leur parole qu'il faut porter cela sur le dos d'une population en générale!!!

    -Oui nous avons McCarntney sur le coeur un peu car il est venu parler contre nous, chez nous ,s'en nous adresser la parole. C'est d'une arrogance et un manque de respect. Si vous avez une opinion différente de la nôtre cela se peut mais ayez au moins l'obligeance de nous écouter vous dire pourquoi on fait la chasse aux îles et ce qu'il y a de sein de la perpétuer. Vous ne serez même pas obliger de changer d'opinion! Juste écouter un peu...Dans votre salon à Mtl, vous ne voyez pas les plages qui au début du printemps, nous déversent parfois des jeunes phoques broyés par les glaces car ils n'ont pas assez d'énergie pour survivre:maladie et manque de nourriture, difformité...Enfin, tout ce qui peut survenir lorsqu'une population dépasse la capacité de support du milieu. Il faut continuer car il en va de la survie de cette espèce pour qu'elle soit en santé. Depuis la nuit des temps, l'homme chasse pour se survie. Auriez-vous oublier gens de la ville comment arrive le steak haché dans vos assiettes? Est-ce plus humain de tuer un animal dans un abattoir à coup de décharge électrique sous peine que cela se produit dans une cabane à l'abri des regards? Et pourquoi s'acharner autant sur le phoque? Serait-il une espèce autement prioritaire pour lui donner autant d'envergure? Si vous le pensez alors vous êtes ignares car chaque espèce a son importance et contribue à l'équilibre de la planète en passant par la plus petite bactérie jusqu'au plus grand mamifères marins. Chaque espèce a le droit de vie et ce droit de vie croyez moi nous le respectons. Nous sommes, je dirais les premiers a en comprendre la valeur car nous avons besoin des phoques , des poissons, des crustacés et des mollusques comme de l'air que l'on respire.

    -Je ne dirais pas que c'est le fun juste l'été. Je résidais aux îles et depuis 2½ je suis exilée faute de travaille à temps plein et pour vivre avec un conjoint. Comme partout ailleurs, si tu vis dans ton coin, l'hiver est long mais si tu te crée un cercle d'amis, si tu participe à la vie culturelle et à la vie des Îles, il y en a à l'année sur la table. En plus, tu respire la grand air salin et tu vois l'horizon à perte de vue et que dire de ces plages si belles à longueur d'année autant l'hiver que l'été et de falaises balayées par ces vagues déchainées! Jamais je ne m'ennuis aux Îles pas plus qu'en ville...

    -oui il est dispendieux aujourd'hui d'y avoir une propriété mais pour le reste c'est comme en ville tout dépend de ce que tu achètes et ou tu vas pour faire tes emplettes. Lorsque tu peux acheter directement du pécheur la qualité est bien meilleure et le prix pas si élevé, lorsque tu peux joindre l'utile à l'agréale comme aller pêcher poissons et mollusques tu engrange pour pratiquement rien pour l'hiver. Finalement comme partout ailleurs il y a moyen de vivre à meilleur coût si tu sais où aller et qui contacter. Mais il n'y a pas de maxi, C plus ou de Wallmart et puis? c'est mauvais pour notre économie non?

    -Pour terminer enfin, c'est tjs mais vraiment tjs bon d'y revenir et de respirer enfin à plein poumon...

    1 Fév 2011 | Cyrdani

  • Super belle article je suis des Iles et je suis Madelinot pour toujours

    Mais j'aimerais spécifier que plusieurs madelinot en ville revent de revenir à leurs sources mais plusieurs causes personelles(enfant travaille ou meme l'argent) les empêchent et Mme Richard n'a pas été élue car le soir des élections il faisait tempete et le vote péquiste n'a pu sortir mais son adversaire n'avait pas une grose majorité (316 voix) et aux iles elle a toujour été percue comme une chanteuse alors que M.Chevarie comme un homme d'affaire et faut dire qu'au Québec malgré tous les organismes féminismes nous avons encore beaucoup de problèmes avec le fait qu'une femme nous représente

    31 Jan 2011 | Maxime Bourgeois

  • Inspirante perspective de nos Îles,

    merci pour ce portrait qui m'apparait juste, coloré et, je dois le dire, qui rend fier ;)

    Revenez nous voir !

    31 Jan 2011 | Jean-Étienne Solomon

  • Josée Lamontagne

    Ya pas de quoi pour les erreurs.

    Je déménage aux îles à la fin mai.

    Je fais parti des jeunes couples de kitesurfer qui vont vivre leur Madeleine Dream après 10 ans de visites touristiques... : )

    J'aime l'article !

    7 Mai 2010 | Josée Lamontagne | Sainte-Catherine-de-Hatley

  • Marion Megglé

    @Rogatien, Marie-Hélène et Josée : Merci de nous avoir signalé ces erreurs, nous les avons corrigées !

    3 Mai 2010 | Marion Megglé | Montréal

  • Josée Lamontagne

    300 km de plage au lieu de 3 km...

    1 Mai 2010 | Josée Lamontagne | Sainte-Catherine-de-Hatley

  • Marie-Hélène Lapalme

    Super article exposant la réalité madeleinienne!

    Juste quelques trucs:

    -Georges Farrah n'est plus député depuis 1998, il est maintenant président de la Société des traversiers du Québec;

    -Son nom n'est pas d'origine acadienne, mais bien libanaise(!), même si ça remonte à quelques générations;

    -Ce n'est pas à cause de son nom, pourtant bien madelinot, que Jeannine Richard aurait été battue aux dernières élections par Germain Chevarie, mais plutôt parce qu'elle n'est pas native des Îles (C'est triste mais c'est comme ça);

    -Il y a plus de 200 kilomètres de plages aux Îles, dont certaines atteignent à elles seules 15 kilomètres;

    -Ce ne sont pas tous les madelinots qui ressentent le besoin de sortir de l'archipel de façon régulière. Certains ne l'ont même jamais quitté de leur vie!

    30 Avr 2010 | Marie-Hélène Lapalme | Îles de la Madeleine

  • Mickaël Bergeron

    'Fectivement, les Iles, c'est une drogue. Une fois qu'on y est allé, on veut y retourner.

    J'attends encore l'occasion d'y retourner, et ce depuis 14 ou 15 ans - ouch!

    30 Avr 2010 | Mickaël Bergeron | Sept-Îles

  • Rogatien Tremblay

    Très bon article, mais grosses erreurs de fait : Georges Farah n'a certainement pas été élu aux dernières élections provinciales puisqu'il a été battu pour la dernière fois en 1998 par Maxime Arseneau, un autre gars de la place. Le député actuel est Germain Chevarie, ça doit être de lui dont vous parlez. Aussi, quand vous dites "trois kilomètres de sable blanc", je ne sais pas si vous faites référence à l'ensemble des plages des Îles, mais dans ce cas le chiffre risque d'être pas mal plus élevé... Les Îles-de-la-Madeleine font environ 80 kilomètres de longueur et il y a des plages pas mal tout le tour... Il doit bien y avoir un minimum de 100 km de plage. À part de ça, très bon article...

    29 Avr 2010 | Rogatien Tremblay | Montreal

  • Nadia Brodeur

    Trop cool cet article! J'adore le ton... et le propos! La réalité qui y est décrite est juste... selon moi! :)

    28 Avr 2010 | Nadia Brodeur | Iles de la Madeleine

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