Steph, comment avez-vous découvert la communauté de séduction?
C'était en 2007. Je venais de divorcer, je vivais dans un 3 1/2 et je payais une grosse pension alimentaire. J'étais dans une passe difficile et j'avais une faible estime de moi-même. C'est à cette époque-là que j'ai entendu parler pour la première fois d'un lair à Montréal, à l'émission de radio de Peter Macleod.
Un lair ? Qu'est-ce que c'est, exactement ?
C'est un forum où se réunissent les hommes qui veulent séduire des femmes. À Montréal, par exemple, ça se passe sur le
site seduire.ca. J'y suis allé et j'ai créé mon profil.
Et ça a fonctionné?
Au début, j'étais le petit nouveau qui ne connaissait rien. Je posais des questions aux autres membres, je lisais les livres qu'ils me recommandaient. Puis, après un certain temps, j'ai assisté à des réunions où les membres parlaient de leurs expériences et j'ai commencé à sortir avec eux dans les festivals pour tester différentes techniques.
Aujourd'hui, vous êtes devenu entraîneur en séduction; est-ce que cela veut dire qu'aucune fille ne vous résiste ?
J'ai connu du succès, c'est vrai, mais je suis loin d'être un expert. Moi, je suis plus comme un coach personnel. J'aide les gars à sortir de leur zone de confort pour aborder une fille. Je leur montre à devenir joueurs, parce que la séduction, c'est d'abord un jeu.
Vous les aidez à trouver des filles pour des aventures d'une nuit, c'est ça ?
Ça dépend de leurs objectifs. Il y en a qui veulent être capables d'avoir un numéro ou coucher avec une fille, mais d'autres veulent seulement apprendre à les garder. En général, je ne les forme pas seulement pour qu'ils séduisent des filles. Je les oriente plus vers du long terme. Je les aide à acquérir de la confiance en eux et je les pousse à devenir quelqu'un de bien.
Qui sont vos clients?
Ça varie. Le plus jeune a 21 ans et le plus vieux, 32 ans. Il y a des électromécaniciens, un accordeur de pianos, un ingénieur, un programmeur en informatique, un entraîneur de gym, un gars dans l'armée et un autre qui travaille au service à la clientèle dans une salle de quilles. Et, contrairement à ce qu'on pourrait penser, il n'y a pas seulement des laids. Il y a beaucoup de gars qui paraissent bien mais qui doivent juste travailleur leur look ou leurs aptitudes sociales.
Combien ça coûte?
Il y a des coachs de séduction qui demandent 200$ l'heure. Moi, c'est 80$ l'heure.
Et que faites-vous exactement pendant vos cours?
On va souvent dans les bars comme au Saint-Sulpice. Sur le terrain, j'encourage les gars à aller aborder des filles, puis j'analyse leurs techniques. Le jeu de la séduction, c'est surtout une question d'essais et d'erreurs.
Quel est votre meilleure phrase d'accroche ?
«Salut, ça va? Qu'est-ce que tu fais ici ce soir?»
Pas plus compliqué que ça ?
Moi, j'encourage surtout les gars à rester naturels et à s'inspirer de leur environnement pour trouver des ouvertures.
Quelle est la pire chose que vous ayez entendue ?
J'ai déjà entendu un gars demander à une cible dans un bar: «C'est quoi, ton shampoing?» Il y en a un autre qui a demandé à une fille qui mangeait une salade: «Aimes-tu la salade?» C'était pas fort...
Avez-vous un truc pour eux, sinon ?
Il y a ce qu'on appelle le cold reading, la lecture à froid. On dit à la fille de grandes vérités, pas bien profondes, comme: «Je te gage que t'es le genre de fille assez sociable, qui aime faire la fête mais qui aime parfois rester chez elle, pour écouter un film en pantoufles.» Bref, on reste dans la zone grise et ça fonctionne bien.
En terminant, quel est le taux de réussite de vos enseignements ?
C'est du cas par cas. Ça dépend de ce que le gars recherchait dès le début. Il y a des gars qui veulent une liaison sans lendemain et qui vont l'avoir le premier soir. D'autres, non. Ça dépend des efforts qu'ils vont mettre dans le jeu. Mais, en général, je dirais que c'est de 70% à 80% de réussite.
Nous on l'aime bien cette pick-up line, simple, naturelle... Dur de trouver mieux en fait. Si vous pensez en être capable, allez-y, présentez votre pick-up line ici et 2 billets de théâtre (Huis clos, Théâtre du Nouveau Monde, 9 mars) à celui qui arrive à nous convaincre.
24 Fév 2010 | Marion Megglé | Montréal
"Elle m'a demandé cela vite vite au téléphone avant de "closer" le reportage" - Urbania, je ne suis pas fière de toi: piéger l'interviewé pour créer du remous! La démagogie te guette!
23 Fév 2010 | Camille Greffe | Montréal
Elle m'a demandé cela vite vite au téléphone avant de "closer" le reportage. J'ai comme dit la première phrase qui me venais par la tête et... oui en effet, juste de saluer et de s'informer c'est plus naturel que d'y aller avec "C'est quoi ton signe?", "Combien ça pèse un ours Polaire ? Assez pour briser la Glace. Salut mon nom c'est..." etc.
Et à 80$ de l'heure je ne suis pas le plus cher ! Cetaines personnes paye entre 2500-3000$ pour un bootcamp (en anglais et en US money en plus) pour apprendre la séduction en un weekend ! D'autre payent 200$ de l'heure. Et oui c'est un bon sideline... pour qui connait les règles d'interactions.
Pour la gomme, la recherchiste m'a contacté cette après-midi et j'lui ai dit de prendre celle avec la gomme elle me donne meilleure halène !
Pour de plus amples informations ou du coaching: ecrire@stephdedje.com
Merci de vos commentaires
23 Fév 2010 | Steph Dedje | Montréal
son site est... édifiant!
22 Fév 2010 | Patrice Ricard | Montreal
Sérieux, moi quand un gars me demande "qu'est-ce que je fais ici ce soir", je sais tout de suite 1) qu'il est en mode séduction clichée 2) qu'il a plus de 25 ans 3)qu'il n'est pas de Montréal (ou en tt cas pas du centre de l'île) 4)qu'il n'est pas fait pour moi.
Ça me donne le goût de répondre que "je suis ici pour me faire crouser, mais pas par toi".
Je vote pour celui qui demande si j'aime la salade ; plus original.
22 Fév 2010 | Camille Greffe | Montréal
80$ de l'heure??? Pour apprendre comment parler aux femmes???
Je pense que je viens de trouver mon nouveau side-line.
22 Fév 2010 | Jess L | Montréal
Moi ce qui me séduit c'est la gomme à côté de la molaire ! Non sans blague ... y'a des gars qui gobent ça ?
22 Fév 2010 | Catherine Draws | Montréal