16 Mars 2009
Sorry, I don't speak French!
Je vis dans un quartier branché, habité par des redingotes hassidiques, des robes de deuil portugaises et les jupes à «raz le plaisir» de filles venues de Toronto pour flâner indéfiniment dans nos rues accueillantes.
Dans notre inconscient collectif, dans le mien du moins, l’unilingue anglophone de Montréal est incarné par une vieille dame de Westmount qui fait du bénévolat au Musée des beaux arts. Elle parle très bien le français à Paris, mais jamais ici. Son mari est avocat et membre du Parti libéral du Canada. Le couple se lève plus tôt le matin pour détester plus longtemps le P.Q et la loi 101. Ils lisent la Gazette et croient que les francophones sont tous xénophobes. J’ai travaillé au Musée des beaux arts de Montréal pendant mes études et cette race-là, je la connais bien.
Cet unilinguisme-là ne me dérange pas le moins du monde, il me fait sourire par son anachronisme attendrissant. Il nous rappelle pourquoi le Québec a connu des luttes linguistiques, il est le symbole d’une époque révolue, celle où ma mère exigeait qu’on lui adresse la parole en français chez Eaton. Leur «Sorry I do not speak french» est imbriqué dans la culture québécoise, alors que l’unilinguisme des mes contemporains du Mile-End traduit une indifférence que je ne m’explique pas et qui m’insulte. Ils sont aussi incapables de discuter en français que de nommer le Premier ministre du Québec ou le maire de Montréal et ne savent pas si Hochelaga Maisonneuve se trouve à l’est ou à l’ouest de la rue McGill.
La première fois que j’ai rencontré cette indifférence linguistique et culturelle, c’est il y a à peu près dix ans. Une amie m’invite à une fête, chez Amy, une cinéaste torontoise qui vit à Montréal depuis sept ou huit années. Elle vient de réaliser un documentaire sur les femmes lesbiennes en Afrique noire. Devant ses amis, elle est fière de dire qu’elle a dû apprendre le swahili pour entrer en contact avec les gens du pays. Impressionnée, je lui demande en français si l’apprentissage du swahili a été ardu, elle me répond : «Sorry?» avec l’air perplexe de celle à qui on adresse la parole dans une langue inconnue. Je lui repose la question en anglais avant de m’étonner : «You’ve been living here for seven years and dont speak french?!» complètement incrédule devant cette curiosité linguistique paradoxale. Elle me répond, sans saisir à quel point sa réponse est ironique : « French… It’s really hard for me!»
Débute alors une conversation animée. La plupart des convives vivent au Québec depuis plusieurs années et ne parlent pas un christ de mot de français ! Le fait que je veuille comprendre pourquoi, s’ils ne peuvent communiquer avec 85 % de la population, ils sont venus s’installer ici, les exaspère. Rapidement, l’un d’entre eux s’énerve : «les francophones sont racistes, nous avons le droit de parler anglais ici etc.» Manifestement, ça le dérange d’être confronté à un manque de curiosité intellectuelle qu’il refuse d’admettre. Le type est musicien, a fait le tour du monde, mange de la bouffe indienne et, pourtant, l’ethnie et la langue Québécoise ne l’intéresse absolument pas.
L’amie francophone qui m’avait invitée à la fête était verte de honte. Elle étudiait à Concordia et était gênée de moi comme une adolescente qui ramène ses amis à la maison. Elle ne voulait surtout pas qu’il y ait de chicane, que ses amis unilingues l’associent à un une lutte linguistique qu’elle désapprouvait. Stéphanie aurait souhaité qu’on admire son amie qui parle swahili sans soulever le fait qu’elle ne parlait pas le français puisqu’après tout c’était son choix et qu’il fallait le respecter.
Depuis, cette histoire se répète inlassablement. Et je continue le combat. Pas plus tard qu’hier, dans un café, rue St Viateur, un type me drague. Il me déclare, en anglais, que j’ai des yeux magnifiques et qu’il aimerait beaucoup m’inviter à souper. Le gars vient d’Halifax, vit à Montréal depuis cinq ans et suit actuellement des cours de chinois… But guess what? Il ne parle pas français! «French is a very difficult», me dit-il. Je lui renvoie alors que le jour où il sera capable de me demander mon numéro en français, je considèrerai son invitation. Il me répond dégoûté que je ne suis qu’une hystérique : «I guess you are P.M.S right now…» se lève et part. Mon amie Nadia, francophone, demeure interdite devant mon intransigeance et me sermonne : «Voyons t’es ben pas fine ! »
Alors que j’ai rencontré, lorsque je vivais à Toronto ou à Vancouver, de nombreux Canadiens anglais curieux du Québec, de notre langue et de notre culture, je ne cesse de rencontrer à Montréal ce genre de francophones qui se nient eux-même et ces anglophones déconnectés qui ont élu domicile in the Plateau. And I just dont get It.
Well, ce n’est pas pour me vanter, mais à la suite de notre conversation, Amy s’est inscrite à un cours de français intensif à Baie-Saint Paul. Elle parle français avec un accent très mignon et s’est trouvé un job à l’Université du Québec à Montréal. Le musicien, aujourd’hui mondialement connu, est le seul à pouvoir donner des entrevues aux médias francophones lorsque son groupe est de passage à Montréal. Il en est très fier. Chaque fois que je les croise dans le Mile End, ils me remercient, en français, de ne pas avoir été fine. Anyway.
Illustration: Josée Bisaillon





J’opère un petit commerce de proximité dans le Mile-end depuis 17 ans. Je déplore le même constat.
Les anglophones vivant dans Mile-end depuis plus de dix ans ont toujours étés ouverts et courtois. La richesse de ce quartier était alors son multi-culturalisme et tout le monde le reconnaissait. La beauté des enfants métissés m’émerveillait à chaque fois. Rappelons-nous des fêtes de la St-Jean sur la rue St-Viateur… Le voisinage était jusque là agréable et enrichissant.
Depuis 5 ou 6 ans, les nouveaux arrivants (majoritairement les jeunes étudiants venus des autres provinces) sont arrogants et complètement fermés à la réalité francophone de Montréal. J’ajouterais même que souvent, ils n’ont aucun savoir vivre, même mes confrères anglos s’en plaignent, ce qui n’est pas peu dire !
J’ai lu les commentaires et je me demande si ceux qui critiquent le portrait que fait Mme Dubreuil connaissent vraiment ce quartier.
Être ouvert aux autres, ne consiste pas à se laisser mépriser !
28 Nov 2011 | Phil
Sa et non ça, voulais-je dire.
20 Nov 2011 | Julien Bonnier
C’est avec compréhension et enthousiasme que j’ai lu ton article. Je suis content de voir qu’il y a encore des gens qui osent affirmer ça culture québécoise. Je trouve très regrettables la fermeture et le mépris qu’ont souvent les anglos du Québec vis-à-vis de notre culture, notre langue, nos coutumes et qui très souvent vont nous taxer de xénophobies et de fermetures sur nous-mêmes.
20 Nov 2011 | Julien Bonnier
Merci pour l'article! Comme toi, la société Québécoise devrait mettre ses culottes.
19 Nov 2011 | Vincent LeBlanc | Gatineau
Quand j'étais enfant j'allais à l'école en anglais au William White School de Longueuil... j'y apprenais l'anglais et le mépris de "frogs". Tout cela en chantant le "Oh Canada" tous les lundis et en écoutant les leçons que donnaient Misses Phelps, dieux aie son âme.
Adolescent je suis reparti au Chili (mon pays natal sous la dictature)pour quelques années et j'en suis revenu plus conscient des luttes du monde et j'ai compris la réalité Québécoise. Son histoire métisse et sa beauté et j'ai choisi de vivre en Français. Et je mourrai en Français aussi.
J'ai constaté les même choses que toi Émilie, lorsque j'ai eu un commerce de vélos pendant quelques années Rue Saint -Hubert dans Rosemont Petite Patrie (quartier déversoir du Mile-End puisqu'il n'y a plus de place abordable là bas). ...et un moment donné a force de me faire aborder en anglais avec des "do you speak..?" j'avais affiché les mots suivants à l'entrée: "Bienvenue! Nous comprenons l'anglais; mais nous parlons Français!" J'ai constaté que lorsqu'on mets nos culottes les gens s'adaptent.
Par la suite j'ai entendu tellement de beaux accents en français... et a chaque fois j'ai remercié ceux a qui ils appartenaient et je les aie encouragés a continuer de parler le français.
Casse-le si tu veut mais Parle moi Français!
Je veux te remercier d'avoir mis tes culottes avec cet article et je veux ajouter que ... Tu a indubitablement des yeux magnifiques car ils doivent avoir en eux la lueur de la flamme sacrée que tu portes dans ton âme.
Merci Emilie
Xav.
19 Nov 2011 | xavier
Un très bon article...sauf que j'aurais aimé qu'elle mentionne qu'il existe des anglophones qui vivent dans les quartiers branchés de Montréal et qui parlent français. Il est important de souligner que nous, anglophones, ne sont pas tous des personnes qui résistent à s'intégrer. Je comprends que c'est important de parler du besoin d'apprendre à parler français lorsque nous ne le parlons pas...Mais, c'est également important de reconnaître que les anglophones ne sont pas tous pareils et ne voient pas la question de la langue au Québec de la même manière. C'est à partir de ces stéréotypes que nous nous sentons que nous devons avoir honte d'être anglophones et c'est à partir de ce sentiment que les accusations de racisme sont nées.
De plus, souvent lorsqu'un anglophone s'exprime en français à Montréal, il est répondu en français...peut-être c'est par politesse que l'autre le fait mais cela ne fait rien pour encourager ceux ou celle qui veut maîtriser cette langue difficile - soit parce que cela présente une option plus facile pour s'exprimer soit parce que c'est insultant - c'est comme dire d'une manière implicite qu'on parle si mal le français que on n'a pas droit de parler en français...ou plutôt...qu'on ne devrait pas parler en français. Cela fait trop mal aux oreilles pour le francophone...on devrait avoir honte d'avoir massacré la langue de Molière d'une telle manière, avec nos expressions maladroites, avec nos erreurs de grammaires et avec la lenteur que cela nous a prise pour formuler cette phrase. Cela arrive même lorsque tu maîtrises la langue comme moi. Or, si vous souhaitez que nous parlions cette langue, laissez nous aussi la chance pour la faire. Sinon, l'anglophone va rester pris entre deux chaises - entre celle où il a tort de parler en anglais et celle où il a tort de parler en français. Et, cette place là est très peu confortable.
19 Nov 2011 | Caitlin
Les rues de Montréal ne sont evidement pas aussi accueillantes que madame Dubreuil pense. C’est exactement ce genre de personne frustrée et irrationnelle qui m’ont souvent harceler pour avoir été entrain de parler en anglais, juste pour apprendre après que je suis capable de parler français. Je me demande si elle parle la langue indigène de la region que ses ancêtres ont colonisé. Son discours de “une nouvelle ethnie toute blanche” et “cette race-là, je la connais bien” est pejoratif et condescendant, et caché deriere son “Cet unilinguisme-là ne me dérange pas” et “ ce n’est pas pour me vanter” (vraiment?) se trouve une haine troublante et blessante. Ses citations en anglais sont plein de fautes de grammaire evidents, surement comme mon francais doit être aussi. On parle tous notre deuxième langue avec des differents niveau de compréhension. On est sensé de s’encourager. L’attitude d'Émilie Dubreuil ne va pas motiver les anglophones a ameliorer leur français si c’est cette genre de discours qui leurs attend. Apres avoir vu qu'il y a tant de monde qui sont d'accord avec elle, j'ai plus le goût de parler français. Je suis très triste d'apprendre qu'il y a tellement de monde a Montréal avec autant d'haine dirigé vers ma communauté linguistique. J'ai honte de vous.
18 Nov 2011 | Jordan Coulombe
C'est claire qu'il y a des « incapables linguistiques » partout, et même des « caves », mais le Mile End attire en grande majorité une faune étrangère intéressante : jeune, éduquée, souvent talentueuse et attirée par les possibilités de rencontres à l'intérieur de la communauté créative qui s'y trouve. Ils embarquent dans le tourbillon du quartier et les projets artistiques ou encore des études intenses, ils tombent sur des francophones polyglottes qui ont voyagé beaucoup, et les bonnes intentions d'apprendre le français se trouvent souvent laissés de côté.
Beaucoup repartent après un an ou deux. Ceux qui restent longtemps et qui valent la peine de connaître finissent par se débrouiller au moins correctement en français. Dans nos soupers souvent composés de plusieurs ex-patriés, c'est le français qui domine, avec de temps à autre une traduction de bonne blague ou une petite explication de contexte pour mieux inclure les moins francophones. Règle générale, le mile endois s'enthousiasme devant la mixité des cultures et des langues, et les non-francophones apprécient ceux d'ici qui les encouragent gentiment, parfois en les taquinant, de faire des efforts pour apprendre la langue de Molière.
18 Nov 2011 | Patrick Pearce
Les seuls habitants de cette planète qui affichent une culture unilingue pauvre sont les canadiens-anglais et les états-uniens (américains). Même les britanniques font un effort et la deuxième langue la plus parlée au royaume-uni est le français... Les états-uniens ont voté pour des lois 101 bien plus agressives que les nôtres devant le raz de marée hispanique...
18 Nov 2011 | pierre
Les anglos-canadiens ont fait du progrès... (?)... oui ! Si l'on considère que leurs grands-pères étaient les seuls à occuper les emplois intéressants, les postes de pouvoir partout, dans la finance, dans l'armée, dans les affaires publiques. Puis, les cols bleus ont commencé à blanchir à mesure que les berceaux restituaient des légions de poupons... Ne nous leurons pas pour le reste. LEs anglos se câlissent absolument des francophones et rien ne s'obtiendra par des formules de politesse. Armons nos bâtiments de lois sévères et soyons polis après.
18 Nov 2011 | pierre
Malheureusement, je n'ai pas des statistiques sous mes mains, mais c'est à peu près 34% des francophones de Montréal qui parlait l'anglais et 64% des anglophones qui parlait le français en 1996, et avec le temps de plus en plus d'anglophones apprennent le français. Je n'ai toujours pas de statistiques, mais c'est impressionnant de voir combien d'anglophones envoient leurs enfants dans les écoles francophones. (Leurs enfants à eux n'auront plus le choix.......)
En tant qu'anglophone qui vient de la N-E et qui vit à Mtl depuis 10 ans, je tient à dire que les choses change, et que moi, je l'ai appris, le français! Ici à Montréal, une fille m'a déjà dit de rentrer chez moi, et un gars, qui se voulait magnanime après avoir insulter les maudits Anglais pendant un demi-heure, m'a dit, "ne t'en fait pas, tu es comme une francophone," et je pourrais continuer avec une longue liste d'insultes de la part de certains québecois.....
Je suis d'accord avec l'auteur que c'est choquant de voir les gens se foutre du français à Mtl, mais n'oublie pas de plus en plus de gens comme moi qui l'a appris, et que ce n'est pas facile de s'intégrer pour nous avec toute cette tension!!!
16 Nov 2011 | Jessica
Bonjour,
j'ai 60 ans et quand j'étais plus jeune, je travaillais à la pourvoirie de mon grand-père dans Charlevoix. Les américains qui y venaient faisaient toujours l'effort de tenter de parler anglais, mais jamais les anglos-canadiens.
Il y a 4 ans, j'étais dans cette région pour l'observation de baleines lorsque j'ai commencé à échanger avec un anglophone de Calgary qui s'est dite tout à fait étonnée de constater avec quelle facilité nous pouvions passer du français à l'anglais. Elle s'est promis à son retour chez elle de replonger dans ses cahiers de français du secondaire.
Plus récemment, j'ai rencontré une jeune dame originiaire du Liban. Ses parents s'étaient installés à Vancouver. Elle était en transit à Montréal car elle partait travailler pour 6 mois au Moyen-Orient. Elle songeait sérieusement à s'installer à Montréal, mais elle se trouvait honteuse en tant que canadienne de ne pas parler l'autre langue officielle. Elle compte s'y mettre à son retour ay pays.
À bien y songer, suis-je plus canadien que le canadien qui ne parle que l'autre langue? Moi, je l'ai bien apprise dans pour autant être dans le ROC!
16 Nov 2011 | Y. Boies
Je ne crois pas que c'est très difficile d'apprendre français ,par example ma langue maternelle est russe et quoi?j'apprends français et ne vois pas que c'est difficile.La raison que les gens ne veulent pas!
3 Août 2011 | Dilshat
À Juju,
Tu dis: Je trouve cela completement triste de voir a quel point les gens qui ne parlent pas anglais sont mals informes et restent stupides!!!!!!!!!!
Je ne parle pas couramment l'anglais et pourtant je suis convaincue que je ne suis pas plus stupide ni plus mal informée que toi.
Si comme tu sembles le croire les anglais sont plus intelligents que les français, comment se fait-ils qu'ils ne sont pas capable d'apprendre le français tandis que le 3\4 des québécois parlent et écrivent l'anglais ? Combien d'autres nationnalités sont venus immigrer au Québec et ont appris le français? Sais-tu pourquoi? Parce que ces gens avaient le respect de leur province et de leur peuple d'adoption en respentant leur langue. Les anglais qui disent qu'il est trop difficile d'apprendre le français, c'est tout simplement qu'ils ne le veulent pas! Pour eux nous sommes un peuple d'asservis qui ne mérite rien, même pas de garder leur langue .
P.S.Dans ta phrase, MAL ne prend jamais de S. Tu auras au moins appris une chose d'une française qui ne parle pas anglais!!!
13 Juin 2011 | Cplette
Je viens de Gatineau, mais je fais souvent des tournois de squash à Montréal. C'est un sport pratiqué beaucoup plus par des Anglais, mais il y a de nombreux francophones. Il y a souvent des tournois au club du Sanctuaire (je pense que c'est dans le Mile End, en tout cas, c'est pas loin). Même si les tournois se déroulent à Montréal, presque tout se passe en anglais. Les matches sont arbitrés en anglais. D'ailleurs, il m'est arrivé souvent de jouer un match contre un francophone et d'être arbitré en anglais par un arbitre... francophone. Ça devient tellement insidieux que lorsque j'ai voulu contester une décision de l'arbitre, on s'est disputé... en anglais.
En tout cas, excellente chronique.
30 Jan 2011 | Patrick
Réalisez donc de quoi; la langue fran]caise, si tu n'as pas de racine latines linguistiques: EST DIFFICILE! Ce n'est pas du subjectif, c'est bien prouvé. Alors le nié, tu es décidément pas informé sur la science linguistique. Tu est forcement ignorant. Et tu devrais avoir patience avec ceux (qui stimule l'économie et les arts) qui démontre un gout de vivre au Québec et ce sent pas confortable de parler en francais par peur d'[etre moqués...Maudits ignorants, oui, RASCISTES!
15 Déc 2010 | Angela
Vraiment désolant de voir le peu de fierté que nous avons de notre culture. Nos drapeaux déchirés flottent sur les édifices provinciaux et personne ne s'en offusque. Nous utilisons au moins autant de mots anglais que les...Français le font. Nous acceptons, utilisons et développons nos produits en anglais parce nous sommes plus mercantiles que fiers. Nous acceptons des traductions vraiment ridicules sur les emballages des produits de consommation que nous achetons (Voir chez Sears à titre d'exemple).
Bref, notre peuple francophone québécois manque de fierté et de défenseurs tout comme ses gouvernements, représentants, etc. Si on est charrié, c'est qu'on est charriable! Tenons-nous debout. Soyons fiers de notre culture et de notre langue, exigeons que nos gouvernements, institutions, entreprises respectent et valorisent notre culture et notre langue, exigeons que les lois en faveur du français soient appliquées, refusons les produits, commerces, services strictement en anglais ou mal traduits, etc. etc.
Et surtout, parlons français et écrivons-le bien, même sur Facebook, les blogues, etc..
29 Nov 2010 | André Cham
Je dois dire que lire cet article et tous les commentaires qui suivent m'a beaucoup mis en colère et m'a fait réfléchir. Je suis complètement en accord avec les propos d' éMilie (et il est vrai que le terme ''race'' doit être supprimé du texte!) . Il est incroyable de voir des anglophones qui habitent au Québec, soit depuis 5 ans ou soit depuis toujours, qui ne peuvent, ou ne veulent pas s'exprimer en français... Cette situation est vraiment insultante....
Mais mon texte portera plutôt sur la mauvaise maîtrise du français...
Toutes les langues se modifient en suivant des conditions historiques et culturelles particulières... Ce qui fait en sorte que les Belges, les Français et les Congolais parlent un français qui diffère.... Je ne veux pas jouer la victime, mais les circonstances qui ont menées au français ''québécois'' d'aujourd'hui ont certainement à voir avec la domination des anglophones depuis le début du régime britannique (exemple du rapport Durham qui conclut simplement qu'il faut noyer ce peuple sans culture et sans littérature...1839). Les Canadiens français ont été, pendant longtemps, un peuple subordonné, mal éduqué, bref ils étaient de la ''cheap labor''. Les francophones n'étaient pas bien représentés à l'assemblée nationale, ne pratiquaient pratiquement pas de profession libérale, et le plus souvent se retrouvaient agriculteur ou ouvrier... Donc, l'éducation et l'apprentissage de la langue passait évidemment en second plan. Ce sont ces conditions socio-économiques et cet héritage qui font en sorte que les Québécois parlent parfois un français sclérosé... Car il est vrai que le ''québécois'' moyen peut rencontrer des difficultés syntaxiques et une mauvaise organisation du discours. Néanmoins, il est faux de dire que les Québécois ne parlent pas ''vraiment'' français, ou qu'aucun d'entre eux maîtrise la langue. (La communauté intellectuelle québécoise est très forte, notamment en sciences sociales.)
Certaines réflexions anthropologiques peuvent permettre de décrire un complexe d'infériorité toujours présent chez les Québécois. Je crois que dans l'inconscient des Canadiens, le français reste encore une langue de prolétaires, et l'anglais le ''money language''.... c'est triste, mais c'est comme ça!
Oui les Québécois doivent apprendre à mieux maîtriser la langue, car cela permet une meilleure articulation des idées et du discours, mais s'il vous plait, ne perdons pas notre accent coloré et nos expressions saugrenues...
Et en passant j'habite en France depuis trois mois pour des études universitaires, et jamais je n'ai autant assumé mon accent québécois... Il y a quelque chose de riche et de coloré. Le vocabulaire des 'sacres' nous permettent de mettre du caractère et de la force dans le discours... Bien sûr, ce ne sont pas toutes les circonstances qui le permettent, mais quand même!...
Voilà!... comme quoi il faut comprendre d'où on vient pour comprendre où on va...ou où on veut aller!
22 Nov 2010 | EM
Je tiens à répondre à Ras... si tu crois que la culture québécoise c'est le hockey et la poutine, eh bien tu dois entretenir des liens avec des gens assez simples et stupides... haha... pauvre de toi...
21 Nov 2010 | Emmanuelle D'amours
Drôle, assez vrai, mais s'il te plait, enlève le mot ''race'' de ton vocabulaire!! C'est vraiment dégueulasse et ça t'enlève toute crédibilité...
21 Nov 2010 | Emmanuelle D'amous
C'est simple, tu habites un territoire donné par choix ou pas, disons le territoire québécois, tu apprends la langue de la majorité qui est dans le cas présent la langue officielle, soit le français. C'est pas difficile à comprendre.
Tu peux parler la langue que tu veux à la maison ou dans la rue...On s'en brosse un peu le nombril parce que c'est pas nos oignons et même qu'on aime ça, ça donne de l'exotisme à nos oreilles; MAIS si tu dois t'adresser à une personne que tu ne connais dans la rue, dans une restaurant ou un magasin, tu te dois de l'aborder en premier en français... c'est la chose polie à faire. Si vous réalisez que toutes les deux êtes anglophones bien grand bien vous fasse de continuer votre conversation en anglais. Qui ça dérange. PAR CONTRE, si l'une d'elle est francophone bien là... c'est la moindre des choses que le tout se passe en français si c'est la volonté de la personne francophone. Pas trop mêlant il me semble.
Je pense qu'aucun francophone sur le territoire québécois ne demandent aux nouveaux arrivants ou aux anglopones demeurant depuis un bout au Québec de faire des Molières d'eux-mêmes. On demande un effort soutenu et bien senti et surtout sincère.
Je suis toujours étonnée que les "anglophones" n'arrivent pas à se mettre dans la peau d'un québécois qui voit sa langue disparaître (pardon pour la généralité sur les anglo... ils ne sont pas tous ainsi)
Voilà
9 Nov 2010 | Izzy
Moi, un jours j'étais en face de la Rockette coin St-Denis Mont-Royal ...
J'étais dehors et je commence à discuter avec une jolie fille...guess what Mc Gill.. j'apprends qu'elle vie a Montréal depuis 3 ans..alors je lui demande comment va l'apprentissage du français. Elle me répond, en anglais bien sur, qu'elle ne le parle pas. Choquer, elle va retrouver ses amis qui me regarde croche et puis commence a me dire : Fucking Nazy.. Go back to your country... ( ça refait naitre le séparatisme en moi ça, avoir notre propre pays pour y retourner)
Ouff tout ça parce que j'ai osé demander a mlle McGill si elle s'avait parler français. Moi après trois mois dans l'ouest je parlais couramment anglais ( pas très bien mais je me forçais) Alors je me disais simplement qu'après 3 ans c'était plutôt normal de savoir baratiner quelque truc en français pour une anglophone..mais non.
Un autre truc que je comprend pas, durant mes voyages dans l'ouest je me suis fait beaucoup d'amis Canadien ..et leur parler de la séparation du Québec ça les fait vraiment chier. Je veux dire il le prennent comme une menace ou une insulte personnel. Pourtant, quand ils sont venu à Montréal ils me l'ont dit eux même, on dirait un autre pays...pourquoi pas nous laisser l'avoir dans ce cas.
8 Nov 2010 | Simon Deczky
Je suis d'accord avec toi. Comme beaucoup d'autres j'imagine. Mais notre peur d'être jugés comme étant raciste ou fermés nous abaisse à ne rien dire et à accepter cette situation ridicule..
8 Nov 2010 | jacinthe
bon bon bon,
je suis d'accord toutefois, raison de plus pour aller découvrir d'autres quartiers, encourager d'autres chouettes commerçants.
Un jour ces quartiers éloignés seront attirants et hop, le Mile End sera peut être délaissé?
D'ailleurs le Plateau vit une crise similaire,
(même la pétanque!),
partager n'est pas difficile en soit, mais c'est la Ville, on est si nombreux..
une petite idée en tête,
passons le mot que Hochelaga est le nouveau quartier charmant Plateau Mile End Fusion machin, et peut être alors, arriverons nous, à rentrer tranquillement au pas, vers des rues d'un Mile End en meileure santé ( one french= un anglo(s)) .
Et pour la pétanque
éh bien, mettons nous au fer, et dans 2 étés, la pétanque sera à nouveau libre?,
manigances...
Entre temps, soyons patients et ingénieux.. héhéhé
6 Nov 2010 | leo
Je ne suis pas d'accord avec les généralisations de ton histoire. Je suis plus d'accord avec le dernière commentaire de ``M``
Les anglos d'ici apprennent le Français dès que maternelle, fais que, ce n'est certainement pas les anglos d'ici qui ne savent pas parler Français. Tout ma famille est bilingue pourtant, nous sommes anglophone. Un experience ne fais pas de nous des experts.
M a bien raison, " Si vous tapez constamment sur les doigts des apprenants, ils risquent de se taner et d'abandonner"
Mes enfants sont d'ici et en sortant d'école primaire ils etaient capable de parler, lire et écrire dans leurs deux langues (Anglais ET Français), en plus, ils apprennent un troisième langue.
3 Nov 2010 | Lynn
C'est qui cette Nadia? J'espère qu'elle a fini par comprendre qu'elle constitue une tache dans l'Histoire du Québec.
Notre devoir est de défendre notre langue, pas d'être gentil!
2 Nov 2010 | Dominique
Bel article,
C'est exactement mon opinion sur le sujet.
Allez vivre pendant 5 ans en Italie ou au Portugal par exemple en parlant seulement anglais ou une autre langue que l'italien ou le portugais.
Les gens de la place vont se demander quel genre d'imbécile vient s'établir chez eux sans avoir la moindre volonté d'apprendre leur langue !
2 Nov 2010 | Vincent
Bien contente de voir mis en mots une étrange réalité de Montréal. Je crois que c'est la bonne attitude: un à la fois, on finira par y arriver. :-)
31 Oct 2010 | Genevieve
C'est marrant, je viens de lire que le charme de Montreal, c'etait les québecois.... Personnellement j,aurais dis que c'etait les .... immigrés, les différentes communautés culturelles, la poly éthnie, le coté bilingue. Certains d'ailleurs ne parlant ni anglais ni français.
Les québecois ? A moins d'être fan de Hockey, de poutine, ou d'apprécier les routes pleines de nids de poule, de trouver un quelconque interêt à l'horrible gestion de la ville de Montreal (genre des places horribles en granit avec ... un route au milieu !) , et au travail lamentable des cols bleus, sincerement, je vois pas.... A l'extérieur de Montréal peut être mais à Montréal, surement pas ! D'ailleurs les québecois eux même ne valorise pas leur culture, se contentant de ses clichés minables et sans interêt (poutine, hockey...). Avant de s'étonner que les anglo ne s'y interessent pas, peut être que les quebecois devraient s'interesser un peu plus en profondeur à ce qu'il y a e beau dans leur culture.
29 Oct 2010 | ras
Bravo Josée !
Je suis de tout cœur avec toi.
Si c'est notre dernière chance de se tenir debout, il ne faut pas la laisser passer...
Léo
26 Oct 2010 | Léo La Brie
Je suis de Québec. Mon travail m'amène souvent dans l'ouest de l'Île et je me fais un devoir de parler français à n'importe anglophone qui s'adresse à moi. Si j'entre dans un resto et que je n'obtiens pas de service en français, le pourboire est réduit à néant. Ça n'arrive pas souvent mais c'est arrivé. Il faut leur faire sentir que nous vivons en français, que nous sommes fiers de notre culture. Certains pourraient me traiter d'anglophobe. J'ai pourtant vécu deux ans à Londres, une ville où la langue principale est l'anglais. Pour y découvrir ses richesses tu dois parler l'anglais. C,est ce que j'ai fait. Ici, les anglos du Canada n'ont rien compris et nous sevent leur mépris naturel.
25 Oct 2010 | Jacques Côté
J'ai quitté le Mile End/Plateau Mont-Royal l'an dernier. Pour y avoir vécu pendant plus de 20 ans, j'ai vu cette arrivée de jeunes anglophones branchés il y a environ une douzaine d'années. Au début, il s'agissait de jeunes qui parlaient le... français et, peu à peu (le nombre devant jouer en leur faveur), plusieurs ne s'efforçaient plus d'apprendre le français.
Le charme de Montréal ? Que diantre ! Ils n'ont pas compris que ce sont les francophones et leur esprit latin qui font ce charme... En plus de tout ce mélange de cultures, il va sans dire. N'en demeure pas moins que, sans la langue française et la culture qui y est jointe, Montréal ne serait qu'une ville comme Halifax, Toronto ou Vancouver.
Mon constat.
25 Oct 2010 | KamsoK
Vivre et laisser vivre.
25 Oct 2010 | Bend13
A te lire, je me dis surtout que la cutlure québecoise doit pas être interessante. Faut dire le hockey ça doit en lasser plus d'un ....
25 Oct 2010 | Alexis
Moi aussi j'aime bien le coup du type d'Halifax. Non seulement pour notre langue, mais pour sa vision de la femme aussi. Comme si une femme qui riposte fièrement est nécessairement dans ses PMS...?!
24 Oct 2010 | Julie Roy | Montréal
Il existe une expression au Québec qui dit: "...se faire recevoir avec une brique pis un fanal..". En gros il s'agit d'une situation où une personne est attendue par une autre un fanal à la main( fanal étant une lanterne) et de quoi donner une leçon.. La brique, c'est n'importe quoi en réaction à une personne qui ne nous respecte pas, qui dépasse les bornes, qui, déshumanisée, s'enferme; ethnocentrique... Le fanal c'est la lumière généreuse des gens d'ici: premières nations autochtones et québécois/ses qui, ouverts à l'autre ont été tour à tour spoliés par les ethnocentristes de tout acabit. En résumé, le peuple Québécois sait donner la leçon quand bien s'en faut.
23 Oct 2010 | Pascal
YOU ARE SO RIGHT! haha jk non pour vrai je suis d'accord a 100% avec toi!
22 Oct 2010 | Marc-André
Yeah I'll start taking your complaints seriously when you learn something about Mohawk and Ojibway culture.
21 Oct 2010 | SM
En plus, on aime tellement ça un anglophone (ou tout autre allophone) qui parle français, on essaiera même pas de corriger ses fautes et son accent, contents que nous sommes de l'entendre faire un effort! Mettez-vous donc dans la tête du Québécois si vous voulez l'apprivoiser, il vous mordra pas! ;)
20 Oct 2010 | Émilie
Une fois un duo de vieilles anglaises égarées cherchaient la pharmacie locale alors qu'elles étaient visiblement entourées de pancartes et d'affiches évocatrices de la fonction du lieu, c'est-à-dire une pharmacie.
Qu'y faisaient-elles? S'y cherchaient-elles une nouvelle amie? Néanmoins l'une des deux osa m'aborder en anglais pour me demander sur un ton exaspéré voire hautain : Where is the godam pharmacy? et je lui ai répondu de go : shaddap you stupidold motherfckingbitch (je vous épargne les détails ultérieurs de ce qui devint un monologue car les deux anglaise s'en furent sous mes injures).
A priori cette histoire est stupide, inutile, ennuyante et malveillante (à la limite). Mais c'est une histoire vraie. Et j'habite Trois-Rivières, et ici on parle français. Pas le meilleur français, mais au moins on se donne la peine de le parler. J'aurais probablement envoyé promener n'importe qui d'autre de la même manière, sa demande était stupide. Mais j'ai choisit de le faire délibérément en anglais, au début, car je voulais que la vieille imbécile comprenne que ça ne se demande pas 'ou est la pharmacie' lorsqu'on se trouve à l'intérieure de celle-ci.
De plus elles étaient deux. Jamais je croirais qu'à deux elles ne savent pas encore décrypter les pictogrammes qui sont à leur disposition! Les dames voulaient seulement montrer leur 'grandeur' à mon avis, en m'abordant en anglais sur ce ton, et bien que visiblement elles savaient qu'elles étaient dans une pharmacie il leur fallait la certitude, par validation d'un local comme je le suis et comme je suis fier d'être.
20 Oct 2010 | DnZeR
En réponse à J.:
"À la personne qui argue qu'un Congolais éduqué parle mieux français qu'un Québécois :
Le français est la langue maternelle, au Congo, donc le fait qu'un Congolais éduqué parle mieux français qu'un Québécois est normal. Un Congolais éduqué parle aussi bien français qu'un Québécois éduqué. Un Congolais peu éduqué parle aussi mal français qu'un Québécois peu éduqué. Je le sais, je leur enseigne le français, aux Congolais."
Non non, je parle à niveau d'éducation égal! Désolé, je ne l'avais pas spécifié dans mon message. Exemple: durant un séminaire de maîtrise de géopolitique il y a quelques années, on devait discuter d'un sujet et faire une mise en situation, simuler des négociations, etc. Nous étions sept étudiants: deux Français, une Algérienne, deux Québécois "pure laine", un Africain (si je me souviens bien, il était du Bénin) et moi-même.
Et bien un Québécois éduqué ne s'exprime pas aussi bien qu'un Français éduqué. Ni aussi bien qu'une Algérienne éduquée. Ni aussi bien qu'un Béninois éduqué (en tout cas pas aussi bien que ceux de ce cours). Pourquoi? Incapable de finir une phrase sans en commencer une autre. Cherche ses mots. Prononce le mot "genre" un peu trop souvent. Difficulté à enchaîner ses idées en maintenant une structure de phrase correcte et logique. Mélange les "que" avec les "dont" (le projet QUE je vous parle). Erreur de conjugaison: ignore l'existence du subjonctif. Erreur de genre (féminin au lieu de masculin: UNE avion). A dit "aréoport" au lieu de "aéroport", "capitalisse" au lieu de "capitalisme". Discours peu articulé. Capacité à improviser plutôt mince. En somme, peu éloquent...Pour ceux qui ont encore des doutes, écoutez la période des questions de l'assemblée nationale québécoise vs française.
Le problème ici c'est qu'on ne nous apprend pas à parler convenablement...faut aller faire dur dans un autre pays francophone, en Europe le plus souvent, faire son apprentissage, se déniaiser...à la place, on se dit "bilingue" après! Deux langues secondes plutôt...on devrait dire "biglotte".
19 Oct 2010 | Bibi la grillade
Bien évidemment, jeter la responsabilité sur les autres vous permet de fermer les yeux sur le fait que les Québecois sont les plus grands massacreurs de la langue française. Tant mieux que les Canadiens n'adoptent cette mauvaise façon de s'exprimer, ce n'est pas du français. Et oui, les Québecois sont xénophobes. Ce sont les Québecois qui devraient apprendre la langur française au lieu de l'assassiner tous les jours.
18 Oct 2010 | Martin
À la personne qui argue qu'un Congolais éduqué parle mieux français qu'un Québécois :
Le français est la langue maternelle, au Congo, donc le fait qu'un Congolais éduqué parle mieux français qu'un Québécois est normal. Un Congolais éduqué parle aussi bien français qu'un Québécois éduqué. Un Congolais peu éduqué parle aussi mal français qu'un Québécois peu éduqué. Je le sais, je leur enseigne le français, aux Congolais.
À ceux qui prétendent que les Québécois qui parlent aux anglophones en anglais le font parce qu'ils ne peuvent supporter l'accent des anglos :
Il m'arrive souvent de changer du français à l'anglais quand je parle à un anglophone qui parle français. Ce n'est pas un manque de respect, au contraire. J'essaie d'une part d'épargner à un anglophone l'agonie de chercher à s'exprimer en français et, d'autre part, à pratiquer moi-même mon anglais, avec quelqu'un qui m'a fait la fleur d'essayer de me parler dans ma langue.
À la personne qui prétend que la loi 103 veut préserver le français : ... Faudrait s'informer comme du monde, cette loi vise à contourner la loi 101 et à permettre aux allophones, anglophones et francophones d'aller à l'école en anglais après avoir passé 3 ans dans une école passerelle anglophone non subventionnée.
À ceux qui prétendent qu'utiliser des mots anglophones dans des phrases en français est le signe d'une mauvaise maîtrise de la langue :
Bullshit.
À l'auteure de cet article :
Chapeau!
18 Oct 2010 | J.
Bravo, Madame! Enfin, quelqu'un qui a le courage de se tenir debout. Et pour le type d'Halifax, vous avez bien fait.
18 Oct 2010 | Martin C.
À Karen,
Refuser de prononcer le nom de quelqu'un correctement tout simplement parce que ce nom a une connotation "non-francophone" est indicateur d'un esprit borné et fermé. Tout comme vivre au Québec et refuser d'apprendre le français.
Il ne s'agit pas ici d'un caprice d'enfant gâté, mais de la volonté d'un peuple de préserver le principal véhicule de sa culture: sa langue. Au cas où vous l'ignoriez, le français est la seule langue officielle du Québec: pourquoi, dans ce cas, ne peut-on pas exiger que tout le monde qui s'intalle avec un certain degré de permanence l'apprenne?
"Le français est sans contredit plus difficile à apprendre que l'anglais et ce n'est pas tout le monde qui a des aptitudes en langue." Cet argument n'est en aucun cas valide. Si vous vous installiez à Moscou, il ne fait pas de doute que vous devriez apprendre le russe, peu importe qu'il soit complexe et s'écrive avec un alphabet différent.
Ne me méprenez pas, je suis tout à fait pour le multilinguisme et le multiculturalisme. Mais pas quand celui-ci se vit au détriment de la culture d'accueil.
18 Oct 2010 | Marie-Josée
Je peux comprendre ce point de vue, mais en même temps on ne pas exiger que tout le monde au Québec parle le français. C'est sûr que ça serait l'idéal que tous les Québécois soient bilingues ou qu'ils parlent le français, mais c'est loin d'être réaliste. Mon nom c'est Karen, pas Karenne. Combien de francophones refusent de prononcer mon nom comme il se doit? Je crois qu'on a le devoir d'être ouvert aux autres peu importe qu'ils parlent une langue ou plusieurs. Le français est sans contredit plus difficile à apprendre que l'anglais et ce n'est pas tout le monde qui a des aptitudes en langue. J'avoue que j'ai été agréablement surprise par la fin de l'histoire et que les quartiers montréalais sont particulièrement hermétiques chacuns à leur façon... Il reste que peu importe l'origine de ton nom et de ton prénom, francophone bilingue avec un nom anglophone et son contraire, ça n'est pas ça la beauté de vivre au Québec, ce mélange franco/anglo, etc.?
18 Oct 2010 | Karen
Si c'est si passionnant de s'ouvrir sur le monde, c'est parce qu'il y a tellement de cultures et de langues à découvrir. Si on se plie constamment aux accusations de xénéphobie et de fermeture, on finira par ne plus rien avoir à partager au reste du monde.
Qu'on apprenne l'anglais comme outil et que ça ne devienne pas un substitut à notre propre culture. Exigeons qu'on parle et qu'on vive notre langue chez nous et on aura des choses à offrir au monde pour des générations.
17 Oct 2010 | Carl
Étant français, je tiens à dire que c'est pareil pour nous, beaucoup de français ne s'intéressent pas à la culture québécoise. Alors je dirais que ça n'a rien à voir avec la langue mais la mentalité. Ouverts, pardi ! Soyons le...
16 Oct 2010 | http://lebeauparleur.com
Émilie,
Pour avoir vécu et travaillé un an et demi à Toronto et pour avoir fréquenté une torontoise et son environnement unilingue anglophone pendant deux ans, je dis chapeau Émilie pour avoir aussi bien décrit la réalité de certain quartiers Montréalais.
Notre identité culturelle est une force économique, politique et sociale. Réalisons le et soyons fier, elle nous amènera loin.
Patrice
16 Oct 2010 | Patrice
Wow! Excellent texte avec d'excellents exemples concrets. Je trouve ce genre de situation absolument absurde et frustrante. Pourquoi les gens de l'extérieur du Canada s'intéressent-ils plus à notre langue que ses propres habitants?? Je suis d'accord avec tout! J'ai été élevé ainsi, à Hull, par des parents pour qui notre belle langue est ce qu'il y a de plus important dans notre culture à préserver. Je remercie mon père aujourd'hui de m'avoir repris aussi souvent sur la qualité de mon français parlé étant enfant. Et aujourd'hui, c'est à mon tour de reprendre les gens, mais la tâche est vraiment ardue. Ils le prennent souvent mal. Les gens d'aujourd'hui se foutent de la qualité de la langue française écrite et parlée dans la vie de tous les jours. Ça me désole profondément ce manque de volonté.
Merci pour ce beau texte. Je fais suivre à mon entourage.
16 Oct 2010 | Catherine
L'ironie ici c'est que les gens qui s'insurgent, et trouvent cet article raciste ou déplacé sont des francophones.. mais pourquoi donc ? Parce que le canadien-Français a été habitué à ne pas faire de vague, à être gentil avec les autres, et comme il est gentil avec les autres et bien il aime bien se battre avec ses semblables.. c-a-d- renoter les fautes d'orthographe d'un, et l'expression de l'autre.. tout ça parce qu'il n'a pas le courage de se lever et se tenir debout devant cet envahissement Canadien- Anglais..
Pour ce qui est de renoter le verbatim anglais de l'auteure, il est évident ici que vous ne parlez pas avec des anglos souvent , car s'il y a des gens doués pour mal parler une langue c'est bien les canadiens-anglais. D'ailleurs ils font rire d'eux à travers le monde, et plus particulièrement par nos voisins du sud.. quoi que leur Texans n'ont rien à dire là dessus ! Si l'anglais teinte nos expressions francophones, qu'on veuille le voir ou non notre français teinte leur prononciation et leur expression.. Donc, Jason go to the depanneur! Sur ce j'aimerais seulement dire que je suis triste, triste de voir qu'encore une fois aucune fièreté nous habite, il n'est pas question de racisme, ni de manque d'ouverture d'esprit, il est question d'être fier de ce que nous sommes , ce qui implique se tenir debout.. mais bon.. continuons de manger À GENOUX ; du couscous, des bagels tout ça servi en anglais , car dans les fonds les anglais sont contents ils n'ont même pas a s'inquièter de nous proposer des chaises..
16 Oct 2010 | Emilie
Je suis totalement d'accord avec le fonds de cet article. Visiblement, certains lecteurs frustrés ont confondus le focus sur "anglos mésadaptés" par une montée de lait contre "tous les anglais"! Dommage, car n'était vraiment pas le propos... ;-(
Un truc pour nos amis anglos qui trouvent que le français est une langue complexe et remplit de non-sens: ON EST D'ACCORD! ;-)
Mais, dire "bonjour" et "merci", c'est a la portée de tous. On pourra faire le reste de la conversation en anglais si vous voulez. Mais, au moins, il me fera chaud au coeur de savoir que vous vous intéressé au moins un peu a ce que nous sommes. Il y a un début a tout!
Un truc pour nos amis francos: Arrêtez d'embêter les gens avec les accents cassés, les erreurs grammaticales et les fautes d'orthographes. Les francos ont souvent tendances a faire peur au monde qui sont en train d'apprivoiser notre langue. Si vous tapez constamment sur les doigts des apprenants, ils risquent de se taner et d'abandonner.
Bravo and thanks a nos amis anglos qui ont pris le temps d'écrire en français!
luv!
16 Oct 2010 | M
Petit fait cocasse.
Je viens de Québec, la ville, où visiblement les situations décrites dans le texte sont plutôt rares, vous l'aurez deviné, parce que A) l'immigrant choisi rarement Québec et que B) l'anglophone ici a intérêt, pour sa survie, à communiquer en français.
Je débarque à Montréal, je m'installe dans Pointe St-Charles et j'aime me voir nager dans cette multiplicité ethnique.
Un jour, je tente de fraterniser avec l'épicier de ce commerce sur la rue Centre, un genre d'épicerie mi Africaine/mi Antillaise, on parle un peu en français lui et moi, et pour conclure je lui lance : «Bonne St-Jean!», comme pour lui partager un bout de ma culture. On est le 24 juin. Il s'éteint tout d'un coup. Il me répond qu'il ne fête pas ça lui, qu'il et plutôt Fête du Canada. Il me répond dorénavant en anglais. Je sens que la conversation est terminée. Juste avant de quitter je tente quand même de savoir pourquoi il n'est pas très St-Jean-Baptiste, il me répond simplement que c'est le Canada qui lui a remis ses papiers d'immigration pas le Québec.
Que peut-on répondre à ça? Il est si convaincu.
16 Oct 2010 | Alain
L'histoire est belle et bien racontée.
Est-ce ironique d'avoir mis autant d'expression anglaise dans le billet ? Et le mot de la fin ?
On reproche souvent aux Français immigrant au Québec d'avoir quelques mots d'origine anglaise dans leur vocabulaire. Mais, au moins, ils ne changent pas de langue en plein milieu d'une phrase comme on peut le lire ici et comme le font beaucoup de Montréalais francophones.
Cet article est le témoin d'une influence anglaise implacable et incontournable, ici au Québec, et surtout à Montréal.
C'est pas un problème si tout le monde est à l'aise avec ça...
16 Oct 2010 | Axel
ça va tellement être un plaisir d'accueillir des anglophones et autres dans un Québec libre! tout va être plus clair et tellement plus sain. ça va être comme oui oui, t'es chez nous. oui oui t'es l'bienvenu.
15 Oct 2010 | Sébastien
En réponse à Renée:
"Les anglophones sont installés à Montréal depuis toujours. Ils sont aussi québécois que nous francophones et que toutes les autres minorités linguistiques."
Installés depuis longtemps, en effet. Mais à l'époque, avant de se considérer Québécois, je suis persuadé qu'ils étaient d'abord des Canadians venus s'établir dans la P.Q pour le commerce, pas pour la francophilie. Et comme dans beaucoup d'exemples à travers le monde, la motivation d'apprendre "pour le fun" et pour être bien vu la langue de la minorité est rarement aussi forte que celle de connaître la langue de la majorité.
"Allez à Toronto, Vancouver et partout ailleurs au Canada, et vous allez être accueillis à bras ouverts."
Ah oui? Même si on ne parle pas la langue qui y est majoritaire, c'est à dire l'anglais? Ah bon, je l'ignorais.
Tant et aussi longtemps que le Québécois moyen continuera d'avoir le réflexe colonisé de répondre en anglais lorsqu'il se fait aborder dans la rue par un touriste ou autre, qu'il n'aura pas la fierté d'envoyer le message qu'au Québec, c'est d'abord en français que ça se passe, sa spécificité ne sera jamais prise au sérieux par quiconque. Mais pour cela, faudrait d'abord cesser de parler et d'écrire le français du Québec, sorte de créole du nord. Pas faire semblant de parler avec un faux accent français, non, juste de mieux le parler. Faire moins de fautes d'accords, de conjugaison, développer le vocabulaire, etc. Bref, mieux maîtriser notre langue maternelle pour pouvoir mieux s'exprimer. Donc, s'assurer que les profs eux-mêmes savent bien le parler! Un Congolais éduqué fait moins de fautes qu'un Québécois...
Cependant, je remarque que l'importance pour les Canadiens anglophones d'apprendre la français fait son chemin et c'est tant mieux! J'ai été surpris d'assister récemment à un débat entre deux anglophones, l'un venant de l'ouest et ne voyant aucun intérêt à apprendre le français, et l'autre, de l'Ontario, le "chicanant", en lui disant qu'il ne contribuait pas au souhait de bilinguisme de P.E.T. en agissant de la sorte. Il a même décidé d'envoyer ses enfants en immersion française. Bien sûr, lui-même ne parle pas le français et le regrette (discours souvent entendu du "I wish I could speak french...", "I learned it for 3 years in school but I never really practiced", etc.) mais souhaite que ses enfants soient de vrais bilingues. En tout cas, c'était pour le moins, cocasse!
15 Oct 2010 | Bibi la grillade
Une petite portion de mon commentaire a ete coupee.
< I guess you are p.m.s. right now> ca ne se dit pas...
I guess you are p.m.sing right now - ok.
15 Oct 2010 | Juju
Faudrait aussi savoir bien ecrire en anglais avant de publier ce texte...
... J'assume que tu voulais ecrire French is a very difficult language - ou encore French language is very difficult, ou tout simplement French is very difficult...
... ca ne se dit pas... I guess you are p.m.sing right now ok.
Pourquoi avoir si peur de l'anglais? L'anglais ouvre des millions de portes sur le monde,a culture, la VIE! Peu importe ou tu vas dans le monde, tu pourras te debrouiller avec l'anglais. Alors que le francais, tu ne vas pas loin et deja on ne parle plus cette langue!
Pis ne vous en faites pas, on ne perdera pas notre si beau francais! C;est avec des lois telles que la loi 101 et cette nouvelle loi 103 qui est a venir que nous restons et que Le banquier et La poule aux oeufs d'or obtiennent des records aux emissions les plus ecoutees. Je trouve cela completement triste de voir a quel point les gens qui ne parlent pas anglais sont mals informes et restent stupides!!!!!!!!!!
15 Oct 2010 | Juju
Je comprends la tristesse de rencontrer quelqu'un, installé au Québec depuis des années, qui ne parle pas un mot de français. Ayant grandi dans le quartier du Mile-End, je connais bien le mileu, et il m'arrive souvent de le surnommer le "Little Ontario" tellement il a été envahi au cours des dernières années par des anglophones venant de Ontario, Alberta et ailleurs. Même les Québécois francophones qui y sont installées semblent avoir adopté la mode et la langue anglophone!
Par contre, je connais également beaucoup d'anglophones, installés içi depuis des années, qui parle très bien le français (et souvent connaissent leur grammaire et orthographe mieux que la plupart des franco que je connaisse...) et qui se font régulièrement "virer de bord" par des québécois qui préfèrent leur répondre en anglais que d'avoir à écouter leur accent. Mon père, mon ex, ma voisine ainsi que des douzaines d'amis et de connaissances, qui me racontent régulièrement ce sentiment de rejet de la part du Québécois "pur laine".
J'ai moi-même vécu plusieurs années à Barcelone, et je dois avouer que la premiére langue que j'ai appris n'étais pas le catalan, mais bien l'espagnol. Pourquoi? C'est simple: avec le catalan, je pouvais communiquer avec tout au plus 10 million de personnes (dont la majorité parlent aussi espagnol), avec l'espagnol presque 500 millions. Par contre, l'accueil des Catalans et leur patience face à mon aprentissage m'a permis, une fois l'espagnol plus ou moins maitrisé, d'attaquer le Catalan. Je ne le parle toujours pas "molt ben" (il paraît que c'est plus compliqué que le français encore!), mais je me débrouille avec le sourire. Je suis tout de même certaine que si les Catalans autour de moi s'étaient montrés intolérants, je me serais bien passé de l'apprendre, et ainsi de mieux les connaître. Comme l'a si bien dit Ivette, une langue, c'est un moyen de rapprochement, pas une fin en soi.
Je crois aussi que, bien que la culture Québécoise soit fascinante et bien unique, ce serait bien que les québécois francophones se souviennent un peu plus souvent qu'il y a des anglophones qui, eux aussi, sont là depuis la création du Québec et qu'ils ont eux aussi une culture bien à eux. On pourrait donc aussi bien discuter de tous les francophones qui parlent à peine 3 mots d'anglais!
15 Oct 2010 | rose
Le jour ou les québécois comprendront qu'à Montréal il n'existe pas de communauté, mais plutôt plus d'un million d'individualistes qui se côtoient, alors la pilule sera moins dure à avaler.
Je viens de l'Amérique du Sud et je vis au Québec depuis 2 décénnies. Je suis choquée à outrance depuis toujours comment ici les voisins ne se connaissent même pas, comment même entre amis chacun demande à payer sa propre facture au resto, que les aînés on les refoule dans des hopitaux pour vieux, que les enfants et leurs cris sont une espèce de pollution auditive enfin! j'ai déjà vu des gens en détresse par terre dans la rue et personne pour les aider. De quoi vous étonnez vous? chaque personne cherche dans ce désert de solitude un îlot, un pseudo territoire qui sauve son mental et s'aggrippe à quelques personnes qui lui rappellent son humanité.
Pourquoi autant d'intérêt pour que j'aprenne le français? moi, ce que j'ai besoin d'un québécois, c'est qu'il me serre la main d'abord et qu'il ait assez de confiance pour accueillir chez lui et vice-versa. À ce moment-là, je verrai la valeur ajoutée d'apprendre la langue de celui qui est mon ami, pour communiquer avec lui.
Una langue, une culture c'est un moyen de rapprochement entre les humains et non pas une fin en soi.
15 Oct 2010 | ivette
Je propose que l'on transpose le problème dans une autre situation. Imaginez que vous rencontrez à Mexico ou Buenos Aires quelqu'un qui vous dit: ''J'habite cette ville depuis huit ans, mais je ne parle pas espagnol. Je parle bien le russe, ou l'arabe, ou ce que vous voulez, mais pas l'espagnol. C'est pas si mal, la majorité de mes amis parlent la même langue que moi, le peu d'amis mexicains ou argentins que j'ai parlent parfaitement ma langue, je les choisis pour ça, et je réussi toujours à me trouver un boulot où je n'ai pas à savoir l'espagnol.'' C'est, selon moi, être borné à outrance. Et pourtant, il y en a des gens comme ça (de toutes les origines).
Bien sûr, la situation à Montréal est particulière et n'est pas la même qu'à Mexico ou Buenos Aires. Mais mon point est que ce soit un anglo à Montréal ou à Mexico, un franco à Alger ou à Dakar, un hispanophone à Barcelone ou Miami, t'entêter aussi longtemps à ne pas apprendre la langue de la majorité est un signe d'individualisme et en quelque sorte de racisme. C'est, au final, probablement plus d'efforts faits pour éviter d'être dans une situation où la langue de la majorité est essentielle que d'apprendre cette langue. C'est se dire ''je ne vais pas m'adapter à la majorité, la majorité s'adaptera à moi.'' C'est pas ce que j'appelle de l'ouverture d'esprit.
Habiter une autre ville est sans aucun doute une expérience fantastique. Mais je me dis, pourquoi ne pas pousser l'expérience jusqu'au bout? C'est vrai qu'en habitant à l'étranger t'as l'air plus cool sur ton Facebook, mais t'es pas plus ouvert d'esprit pour ça...
15 Oct 2010 | Naugel
Environs 67% des anglophones a Quebec sont "bilingue", ou capable (en minimum) d'avoir un conversation en francais.
Je suis un anglo qui a demenage ici, il y a trois ans, pour apprendre le francais, et je suis fiere d'etre, maintenant, presque a bilingue. La grosse plupart des anglos que je connais ici parlent, au minimum, assez de francais pour survivre, si ils sont pas parfaitment bilingue. (En fait, je connais beaucoup des anglos qui travaillent seulment en francais).
Alors, cette article mettre son pointe de vue seulment sur l'evidence "anecdotal", et utilise rien des statistiques, des chiffres, ou le science de demographie, etc, pour promulger l'idee qu'il existe une grosse race des anglos qui refusent de parlent un seul mot de francais.
En bref, c'est une article assez interessant (et deliberatement provoquante), mais on doit mettre ca sous la categorie d'opinion, et pas de tout dans celle du "science".
(Et desole pour ma francais-- ca reste tres nouveau pour moi...)
15 Oct 2010 | Lorne
Un gros Merci, vous avez toutt dit
15 Oct 2010 | hasna Talbi
Ce texte reflète une qualité rare : il met le doigt sur une situation sans chercher à éluder les irritants. Vibrant, touchant, il interpelle directement tout ceux qui comme Josée , comme moi, comme vous, estime que le dialogue est nécessaire et la franchise de mise. Lire ce texte me rend très fier d'être québécois.
Merci Josée
15 Oct 2010 | Ivy
Wow! Cette situation m'a toujours dérangé, mais jamais je ne l'avais examiné sous cet angle... Manque de curiosité, c'est un euphémisme, paresse intellectuelle, peut-être, mais assurément un blocage, un snobisme linguistique. Le swahili, mais pas le français... C'est fort!!! Heureux d'apprendre que ton combat ait pu changer la mentalité de deux personnes :)
Merci pour cet article
15 Oct 2010 | jean-francois
Est-ce que ce texte est traduit en anglais?
Au début je me suis dit..."Ouf alors un text qui voudra encore assassiner nos collègues anglophone..." Mais finalement les exemples rapportés sont vraiment pertinents!!! J'aimerais que les anglophones comprennent notre point de vue.
C'est vrai que notre attitude souvent les font s'isoler. Je me souviens d'un pote nouveau venu venant de Vancouver qui voulait aller dans l'est, curieux du peuple québécois et un ami de l'Ontario lui disant "Oh don't go there!" genre ils vont te lancer des pierres.
J'me suis dit....ouai. J'avais jamais réalisé ce que c'était vu de l'autre côté.
Ce text est très bien formulé pour exprimer le sentiment franchophone. Merci!
15 Oct 2010 | chalotte
Bof, ce n'est pas aux Québecois francophones d'imposer aux immigrants, allophones, et anglophones, qu'ils doivent absolument parler le français.
Je suis Québecois et je vis à Taipei. Je parle un peu de Mandarin, mais je n'ai pas le temps de suivre des cours. J'en ai déjà suivi, mais je suis étudiant gradué en maths, bloggeur à la pige, et entrepreneur. Mes journées commencent à 7h du matin et finissent à 23h. Les weekends, je dors.
Je suis trilingue (français, anglais, allemand) et je parle à moitié quelques autres langues, et bien sûr, entendre quelqu'un parler français me réchauffe le coeur, mais c'est un peu intransigeant cette attitude.
ETK, c'est mes pensées sur ces choses.
15 Oct 2010 | range
Combine de francophones de souche pure laine ne peuvent pas nommer le premier ministre du Québec ou le maire de Montréal. Le Québec a une langue mais la loi n'a jamais obligé tout le monde de parler cette langue. La loi oblige l'état de fonctionner dans cette langue, les institutions sociales de communiquer entre elles dans cette langue, les commerces d'être capables de fonctionner dans cette langue, mais les citoyens ont le droit d'être unilingues. Les étudiants de passage à Montréal vivent dans une ville ou 400,000 personnes sont anglophones. Les québecois qui étudient en espagnol à Barcelone ne sont pas obligé d'apprendre le catalan et fort probablement la très grande majorité de ceux-ci ne l'apprennent pas. L'intolérance de l'anglais est très puissant dans certains milieux montréalais.
15 Oct 2010 | W. Ryan
Je suis un anglophone qui a appris le francais après de commencer une relation avec un franco-Ontarien! Je suis fièr d'avoir l'opportunité d'explorer et découvrir ce que votre culture pour offrir au Canada et aux canadiens! Merci pour l'article bien exprimer!
14 Oct 2010 | Tyler
Ayant assisté dernièrement à un spectacle où la vedette a lancé en blague sur scène "If I don't speak french, do you think I'll be arrested?" et la foule de répondre en délire "no, we'll protect you!" je me suis vraiment demandé ce que cette artiste s'était fait raconter par nos anglophone locaux pour lancer une telle remarque...
Est-ce que une des charmantes personnes ayant traité cet article de papier raciste et intolérant pourrait me donner des pistes d'idées?
Il me semble que nous ayons ici un cas de monde "fru des deux bords" qui s'accusent mutuellement d'être la source des problèmes de l'autre. Ne pas parler le français n'est pas mal, grimper dans les rideaux quand on vous demande pourquoi c'est autre chose.
Merci pour cet article
gen - fille ayant étudié à concordia et ayant suffisamment flâné dans le Miles-End pour savoir de quoi elle parle.
14 Oct 2010 | Gen
Magnifique article relatant de la triste réalité mile-endienne!!!!! C'est triste de voir qu'il y a effectivement une lacune au niveau de l'apprentissage du français à Montréal. Pourtant c'est une richesse, voir une arme de destruction massive que de savoir maîtriser deux langues aussi puissantes et mélodieuses que L'English et le French. Mais bref, cet article est écrit avec brio!
Merci
14 Oct 2010 | Sabrina AA
Merci et Bravo!
14 Oct 2010 | Guillaume
L'indifférence qu'ils ont à l'égard du français reflète bien à quel point on a peur de s'affirmer. Tant qu'on n'aura pas assez de respect et de considérations pour défendre notre propre culture, notre langue, on va continuer à se faire écraser. Ou pire, oublier.
10 Oct 2010 | Simon
Remarquablement bien vulgarisé et mis en perspective. Une leçon eexemplaire de civisme et d'humilité pour nos deux solitudes. Merci!
10 Oct 2010 | Daniel
Ce qui me dérange depuis toujours dans ce discours intolérant, est qu'il semble acceptable de dénigrer les anglophones au Québec. Remplacez le mot anglophone dans ce discours,par n'importe quelle autre terme, soit portugais, vieillard, handicapé, lesbienne, italien, juif ou noir, et ça ne passe évidemment pas. Dénigrer les anglophones, pour une raison ou une autre, au Québec, c'est correct.
Les anglophones sont installés à Montréal depuis toujours. Ils sont aussi québécois que nous francophones et que toutes les autres minorités linguistiques. Montréal a toujours été une ville multiculturelle, qui comporte beaucoup d'anglophones, et c'est ce qui fait sa beauté.
Je suis tannée des québécois intolérants qui ne savent pas accepter les gens avec qui ils vivent. C'est un pays libre ici, et tous les gens ont droit d'y habiter. Je trouve les canadiens hors-Québec beaucoup plus tolérants, et des textes comme ceux-ci me gênent en tant que Montréalaise. C'est embarrassant de voir qu'il y a des gens qui pensent toujours comme ça dans cette ville en 2010. Allez à Toronto, Vancouver et partout ailleurs au Canada, et vous allez être accueillis à bras ouverts.
Shame on you Urbania d'avoir publié cet article intolérant.
10 Oct 2010 | Renée
@Margo : Merci Margo d'avoir donné ton point de vue. Les fautes de qq'un qui se donne la peine de parler/ecrire en francais quand ce n'est pas sa langue on s'en fout. Le principal c'est que tu le fasses l'effort. Tu me parlerais avec en faisant des fautes mais j'aurais le sourire fendu jusqu'au oreilles tellement je serais hyper content!
@Semion : Ca doit etre parce que les profs de ne sont pas capable de passer l'examen de francais ... 77% l'ont echoués selon une étude sur le site du devoir http://www.ledevoir.com/societe/education/95793/pauvrete-du-francais-des-futurs-enseignants-l-examen-diagnostique-est-inadequat ;o\
10 Oct 2010 | DanielG
@ Erre. Oui, je suis convaincu que ces dames souriraient, évidemment. Mais je me demande quelle serait leur réaction si le type en question vit dans leur pays, endroit où il étudie le chinois, mais qu'il ne parle pas encore leur langue après 5 ans. La Polonaise lâcherait peut-être un "kurwa macz" mais peut-être pas non plus. Sans doute qu'elle éprouverait un peu de pitié pour ce type. Sauf qu'ici, ces types sont nombreux, et nous traitent de tous les noms possibles lorsqu'on leur faire savoir que d'apprendre le français serait une bonne façon de s'intégrer à la ville de Montréal.
Encore une fois, j'ai l'impression que vous faites exprès pour ne pas comprendre ce qui est décrié.
9 Oct 2010 | Jérémie
Ce qui est le plus drôle, ce sont toutes les fautes de français que vous faites, chers compatriotes lorsque vous vous mettez à défendre "votre" langue.
C'est bien beau de le dire aux anglophones que nous voulons qu'ils apprennent le français, mais il est tout aussi important de le connaître nous mêmes.
9 Oct 2010 | Semion Iarotsky
Voyons, le Québec n'est pas plus grand que l'Europe, et l'Europe compte 700 millions d'habitants, pas 450...
9 Oct 2010 | Europea
Si une Polonaise vivant en Pologne se faisait draguer en anglais par un mec qui étudie le chinois, elle sourirait. De même pour une Mexicaine vivant au Mexique, une Ukrainienne vivant en Ukraine, une Japonaise vivant au Japon ou une Italienne vivant en Italie.
En fait, il n'y a qu'un seul endroit au monde où ce mec se ferait envoyer paître parce qu'il ne parle pas la "bonne" langue: c'est ici au Québec. Voilà qui explique peut-être la "difficulté" que certaines personnes éprouvent à embrasser le Québec.
Un conseil: si jamais on vous drague en anglais, soyez gentils (gentilles), jouez le jeu. Faites vous offrir un café, des fleurs, un souper au restaurant. Demandez à votre (potentiel) partenaire anglophone ce qu'il serait prêt à faire pour vous. Et s'il vous répond: "Anything!" Demandez-lui avec un sourire câlin, la tête un peu penchée : "Même apprendre le français?" Il vous répondra sans doute "Oui, oui, oui!!" Vous aurez ainsi "converti" un autre "hérétique".
Ce n'est pas avec des engueulades hystériques, ni même en posant des bombes dans les boîtes à malles à Westmount que vous défendrez le français. Mais avec de doux sourires.
9 Oct 2010 | Erre
La probleme avec les anglophones qui n'essayent pas à parler francais est triste, mais c'est premièrement à cause d'un système d'éducation mauvais. Cèst un dommage que cette pays n'est pas vraiement bilangue. Je viends de Toronto et quand j'avais cinq ans mes parents m'inscruire dans l'immersion français. Malheureusement, après deux ans j'ai dû continuer mes études en anglais. Les professeurs de «French Core» sont en si grosse démande que j'ai eu un professeur une année qui parle sept langues et oublier comment enseigner le français. J'ai dû arrêter mes études en français dans l'école secondaire pour cette raison: je parle français mieux que quelques de mes professeurs. C'est la même raison qu'on trouve les étudiantes qui pense le français est «trop difficile»... Seulement quand j'ai habité au Québec j'ai eu la chance d'apprendre le vrai français (merci Québec!). J'espaire qu'un jour on pourra apprendre le français partout dans le Canada.
DanielG., tu as dit que c'est un dommage que les anglophones ne jamais corriger quelqu'un qui parle anglais, mais c'est vraiment un différence culturel. La grammaire d'anglais est aussi un sujet qui n'est pas bien enseigner à l'école, donc le plupart des gens (et quelques adultes!) anglophonie fait trop des fautes grammatiques pour vous corriger avec confiance. À la même fois, chez Toronto, le plupart des nouveaux immigrants qui parle un dialect d'anglais différent prend l'offence quand quelqu'un lui corrige. Ben, je crois aussi que les torontonians ne sont pas si gentil à l'étranger que le plupart du Canada. (Désolé pour les fautes grammatiques!)
9 Oct 2010 | Margo
"Il y a cent ans, le Mile End était une petite ville indépendante avec son hôtel de ville, son église et une population majoritairement canadienne française. " Un peu comme Hérouxville aujourd'hui... Vous êtes nostalgique?
Le Québec avec ses seuls sept millions d'habitants est immense: sa superficie dépasse celle de l'Europe qui en a 450 millions! Pensez à Joliette, Dolbeau, Saint-Georges-de-Beauce, Blainville, La Tuque, Saint-Jérôme, Varennes, Châteauguay, Sept-Îles... Pourquoi élire domicile dans un des très rares endroits (le Mile-End) où l'on parle encore un peu d'anglais?
9 Oct 2010 | Guy
Je crois que de nombreuses personnes s'obstinent à ne pas comprendre l'objet du message. Le problème évoqué, quel est-il?
a) d'entendre l'anglais
b) que des gens nous abordent en anglais
c) que des gens qui nous parlent en anglais vivent au Québec depuis 8 ans, connaissent l'espagnol, le portugais, sont intéressés par toutes les cultures, sauf la nôtre parce qu'ils sont dans un pays bilingue qui ne laisse aucune place au français et qu'ils nous traitent de racistes nazis quand on leur demande pourquoi ils n'ont pas appris le français, ce qui serait normal dans la société québécoise.
Vous vous FORCEZ à ne pas comprendre, mais vous avez sans doute d'excellents motifs. Pour apprendre que le type apprenait le chinois, venait d'Halifax et vivait à Montréal depuis 5 ans, elle a dû lui parler en anglais à quelque part hein?! Ensuite, comme toute personne normale devrait faire, elle lui a demandé s'il parlait français, et c'est à ce moment-là qu'elle s'est indignée. Mais non, on préfère faire dire au texte des choses qu'il n'a pas dites. C'est fou à quel point on devient raciste et nazi en un clin d'oeil au Québec. C'est le seul endroit au monde où ceux qui ne parlent pas la langue de la majorité, qui s'en contre-câlicent et qui ne sont même pas en voie de bien la parler sont quasiment honorés devant le mépris total et injustifiable par tous les moyens du citoyen québécois stupide qui veut forcer tout le monde à parler sa langue.
Relisez donc le texte et recommencer votre analyse.
9 Oct 2010 | Jérémie
J'habite aussi le quartier Mile End et je dois dire qu'il y a beaucoup d'anglais dans l'air si bien que je songe à déménager à Pointe-aux-Trembles.
Voulez-vous me suivre, Mme. Dubreuil?
Il est difficile de vivre dans un quartier "branché" parce qu'il fait penser à Greenwich Village ou Tribeca sans avoir les "problèmes" que causent la langue de "l'autre". À Hérouxville ce problème ne se pose pas. Au fond, si d'entendre les gens parler anglais est si rébarbatif, on a qu'à augmenter le volume de notre iPod. Si dans une boutique "in" on s'obstine à ne parler qu'anglais, on peut toujours aller magasiner à la Place Versailles (100% francophone!!).
9 Oct 2010 | Roby
Non / whatever.
Stop feeling isolated.
9 Oct 2010 | Max
Les gens parlent bien les langues qu'ils veulent parler. Moi, j'apprends mes langues pour avoir un meilleur contact avec les cultures qui m'intéressent. L'un ne va pas sans l'autre, pour moi. Alors, si dans leur cas, la culture Québécoise est sans aucun intérêt à l'extérieur de l’île, je comprend pourquoi ils choisissent de mettre leur temps sur autres choses. Je conviens, comme eux, que l’île de Montréal est bien différente de tout le Québec.
Le commentaire de l'auteur, à mon avis, se porte aussi bien dans la direction des Québécois qui ne parlent que le français. Je crois que voir un frontière marquée avec la petite pancarte sur la 20 est une erreur. Le Canada est bilingue mais majoritairement anglais. Alors, live with it or move to Paris. Là, va y en avoir du monde de ton avis à tous coins de rue.
Je crois que les lois présentement protègent bien la culture et la langue française, au Quebec. Avec de grands donneurs d'ouvrages gouvernementaux francophones, il y a toujours de la place pour des gens bilingues, voir même que francophones. Pour ceux qui sont heureux ici qu'avec l'anglais, ils vivent chaque jour avec les avantages et les inconvénients. Ils sont des être raisonnables aussi: c'Est parce que ça les arrange. Alors laisse de côté les vieille frustration d'il y a deux générations ou le canadien français était de la chair a canon et des travailleurs bons marché. Voir les gens francophone de 60 ans toujours avec cette vison d'accord, ils ont vécu avec leur parents, mais voir transmise a nouveau cette colère aux gens de moins de 30 ans; et bien je trouve ça malsain. Ça fait penser à de vieilles guerres du vieux continent qui perdure et perdure à cause de gens comme toi.
9 Oct 2010 | Fred. Beaupré
Ça fait 23 ans que j'habite le Mile-End. Il y a un recul flagrant et intolérable dans ce quartier. Au point où on vous répond dans certaines boutiques en anglais alors que vous persistez à parler français.
Depuis 5 ans, je dois dire que la "crowd" du Mile-End est plus qu'arrogante, c'est une retour unilingue que je n'avais pas entendu depuis 30 ans. Car la plus part des anglophones de Montréal apprenaient le français. Mais il semble que ce soit une génération particulière qui agisse ainsi avec plus d'arrogance et ce sont les 20-30 ans.
C'est vraiment désolant et irrespectueux. J'ai rencontré plus d'anglais à Toronto de ma génération 40-50 ans qui essaient de parler le français avec un francophone qu'un jeune anglo du Mile-End. Il y a quelque chose d'envahissant et de crasse là-dedans.
Et non la bataille du respect de notre culture n'était pas gagnée ...même après 50 ans !
J'entends cette phrase "Sorry french is too difficult" si souvent de la part des jeunes anglophones ici que j'ai fini par me dire que c'est en partie leur problème d'acceptation de la résistance franco-québécoise (avoir un pays une langue) couplé au fait que puisque l'anglais est parlé internationalement il ont développé de la paresse ?
C'est sure qu'en plus on se fait traiter de racistes car dans les autres provinces anglophones ils acceptent "très bien la diversité" puisque celle-ci se plie sans mot dire à leur langue et donc à leur domination! Nous sommes les seuls à résister à cet Empire culturel et économique !
Alors il faut encore et toujours remettre les pendules à l'heure !
De toute façon, il me semble qu'on recule sur tous les plans débatus depuis les années 60, la jeune femme objet de retour, l'environnement piétiné par des visés capitalistes avant tout, l'extrême droite en montée, l'autocratie politique .........
9 Oct 2010 | indigo
... il y a 22 ans que j'habite Montréal, au Plateau, et tristement je le vois . Depuis que les promoteurs immobiliers ont pris la ville en assaut, l'anglais devient tranquillement roi... de plus en plus. Les politiciens ont vendu la ville. Mais les médias aussi... J'ai tellement vue des publicités immobilières habillées en reportage!!! ... mais il n'es pas tellement vrai que les anglos purs et durs ce sont les canadiens... ils sont plutôt des américains... en tout cas, je vois plus d'americain étudiant à McGuill dont le père a acheté un condo ou envoi assez d'argent à son rejeton pour se payer un loft branché. Enfin, le phénomène a coïncidé avec l'invasion de la ville par les idées de possession, à n'importe quel prix, des immeubles et aires $$$ rentables aux idées capitalistes ... au mépris de la culture et du bon goût.
9 Oct 2010 | katia silva
... il y a 22 ans que j'habite Montréal, au Plateau, et tristement je le vois . Depuis que les promoteurs immobiliers ont pris la ville en assaut, l'anglais devient tranquillement roi... de plus en plus. Les politiciens ont vendu la ville. Mais les médias aussi... J'ai tellement vue des publicités immobilières habillées en reportage!!! ... mais il n'es pas tellement vrai que les anglos purs et durs ce sont les canadiens... ils sont plutôt des américains... en tout cas, je vois plus d'americain étudiant à McGuill dont le père a acheté un condo ou envoi assez d'argent à son rejeton pour se payer un loft branché. Enfin, le phénomène a coïncidé avec l'invasion de la ville par les idées de possession, à n'importe quel prix, des immeubles et aires $$$ rentables aux idées capitalistes ... au mépris de la culture et du bon goût.
9 Oct 2010 | katia silva
Vraiment je suis content de lire ca puisque je vis cette situation a chaque jours. Des gens qui habite a montreal depuis 7 ans et qu'ils ne comprenne pas un traitre mot de francais je trouve ca insultant. Etre 20 dans un meeting et que seulement un unilingue anglais est present et on est obligé de parler en anglais ... et cette personne est au quebec depuis longtemps .... je pense que d'apprendre la langue de ta province d'accueil est un marque de respect. Quand un anglophone essais de me parler en francais je suis plus que fiere et content. Je trouve qu'il me respecte. Les quebecois sont tres fiere des anglophones qui apprenent le francais. Et on va etre les premiers a les aider a apprendre le francais quand ils font une erreur. Avez vous deja remarqué qu'un anglais vous corrige jamais pour vous aider quand vous faites des erreurs? Beaucoup d'anglais vont habités dans des quartiers majoritairement anglophone pour ne pas a avoir a apprendre le francais ....
Si je vais dans un autre province, pays, continent qui parle une autre langue je vais l'apprendre c'est officiel ... c'est un automatisme ,,, une marque de respect ... un respect que bien des anglais n'ont pas
Mais bien sur il ne faut pas generaliser puisqu'il y en a qui apprene le francais et plus qu'on pense ... il y en a qui le cache .... il y en a plusieurs que j'ai su apres plus d'un an qu'il parlait francais!!
Je voudrais en profiter justement pour remercier les anglophones qui ont pris la peine d'apprendre le francais qui nous montre tout le respect qu'une terre d'acceuil doit recevoir.
9 Oct 2010 | DanielG
Wow, Bravo, c'est vraiment un texte qui reflète ma vie quotidienne...merci
Et bravo pour la persévérance !
8 Oct 2010 | Bou Lette
Merci pour ce texte. Je ressens ce mépris qui me blesse tout les jours de ma vie depuis longtemps.
J'en ai plus qu'assez.
Vous vivez au Québec ? Et bien y'a qu'une SEULE langue officielle ici, et c'est le français !
Ça ne vous plaît pas ? Allez rester ailleurs !
8 Oct 2010 | G. Martin
Vivre et laisser vivre. Ils veulent apprendre le français? Good. Ils veulent pas? Bah, ils se joignent à la communauté anglophone qui est, oui, historiquement établie à Montréal. L'hystérie anti-anglo est ridicule.
Et je n'ai presque eu que de bonnes expérience avec des anglos qui apprenaient le français.
8 Oct 2010 | Philippe C
Je trouve le texte bourré de généralisations et de gros clichés jetés plus que gratuitement. Un article en 2010 qui emploi encore le terme "race" est largement réducteur et justement hyper raciste. On trouve l'italien charmant en train de siroter son espresso en discutant haut et fort dans sa langue native mais le canadien anglais, lui, il est considéré comme un être fermé et anti-francophone? ...
8 Oct 2010 | Martin
Oui l'anglicisation massive et frénétique de Montréal est désolante. Et que ceux qui utilisent l'argument de pays bilingue aillent se faire voir ailleurs! Il serait tout à fait impertinent d'exiger des services en français à Toronto ou Vancouver, à Halifax ou à Edmonton. Le fait qu'au Québec, l'on reçoive les touristes en anglais ou en français, mais que les Québécois qui vont ailleurs sont ceux qui adapteront leur langue, est un des milliards d'exemples qui existent démontrant que le déséquilibre linguistique en faveur de l'anglais est bien vivant. De faire intervenir le fait canadien dans une question linguistique n'a pas sa place. Pays bilingue, ouin?!
Ce billet est très pertinent. Quand on m'aborde en anglais dans la rue, je demande toujours à la personne si elle est en visite. Si elle me répond que non, qu'elle habite à Montréal, je réponds à la question en français. Et si l'intéressé(e) ne comprend pas, je répète lentement. Après ça, je me casse. En ce qui me concerne, aussitôt que je mets le pied en dehors du Québec, je parle anglais. Quand je suis allé au Mexique ou en Argentine, je parlais espagnol. En Italie, je leur parlais en italien. J'ai même fait mon possible à Barcelone pour parler en catalan. Que des gens qui s'établissent ici ne fassent pas d'effort pour apprendre à communiquer dans la langue officielle de la ville de Montréal et du Québec ne pose pas de problème? Moi j'en vois un, celui du manque de respect. Et ces mêmes gens s'insurgent lorsqu'une candidate ne maitrisant pas l'anglais se présente à la mairie de Montréal. QUOI?! Le maire de Vancouver ne parle pas coréen, viet, chinois ni japonais! Déshonorant pour les centaines de milliers d'allophones de cette ville! Soupir...
Les Québécois ne sont pas racistes, ni xénophobes. Ils se frustrent seulement devant de telles incohérences (ceux qui se reconnaissent comme Québécois et qui assument qu'ils le sont). Force est d'admettre qu'il est frustrant qu'on nous prenne pour des idiots, sans histoire et sans culture, un petit peuple qu'il faut assimiler.
8 Oct 2010 | Jérémie
Bien dit, continons la lutte!
Je n'ai rien contre parler anglais à un nouvel arrivant ou à un touriste anglais. Je trouve même charmant le français cassé de mes amis anglais qui barragouinent quelques mots francais en multipliant les fautes atroces... au moins, ils essayent. Je trouve par contre aberrant que quelqu'un décide de s'installer ici et ne prenne même pas la peine de tenter de parler quelques mots. On ne leur demande pas une dissertation de dix pages sur la langue française, mais simplement un peu de bon vouloir pour pouvoir dire bonjour à son voisin dans sa langue. On le fait lorsqu'on voyage, alors faisons le à la maison.
Merci pour ce texte, je vais le faire passer!
8 Oct 2010 | marie-eve andre
Bonjour Josée,
J'ai étudié à Concordia et je capotais quand j'apprenais que des étudiants d'ailleurs, surtout du Canada anglais, restaient ici pendant plus de quatre ans et n'apprenais pas un seul mot de français. Par contre, je viens d'héberger deux gars de la Colombie-Britannique et ils voulaient par dessus tout pratiquer leur français. Je pense qu'il ne faut pas trop généraliser, mais en fin de compte c'est une question d'effort et d'intérêt.
8 Oct 2010 | François
BRAVO! Quel texte.. je vais le partager avec bien des gens. Merci!
7 Oct 2010 | Gilbert
Bravo! Enfin quelqu'un qui ose dire sans s'emporter ce qu'une grande majorité pense tout bas. J'aimerais seulement ajouter,
Dans l'ethnie discuté ci-haut, on retrouve une sous catégorie. Les anglophones parlant que très peu le français, qui exigent qu'on les servent en anglais (même s'ils s'entêtent à prendre rendez-vous dans une institution francophone) qu'ils rient de vous lorsque vous vous enfargez dans 2-3 mots techniques mal traduits... MAIS qui, lorsqu'il tombe sur un employer qui NE peut pas les accomoder... Ils ont un français assez bien développé pour arriver à leurs fins.
Ce genre me désole encore plus, puisqu'ils ont perdus leur temps à apprendre une langue difficile, sans l'apprécier et en s'en servant pour faire suer ceux qui la parle.
7 Oct 2010 | Anick
Quel texte pertinent et ...urgent!! Un cri du coeur que je partage entièrement. Pour avoir vécu dans le Mile-End pendant 20 ans je constate, à chaque fois que j'y retourne, le net recul du français....comme partout à Montréal et même de plus en plus en banlieue (allez faire un tour au Carrefour Laval)! Bravo pour l'avoir dit avec autant de clarté et de justesse.
6 Oct 2010 | Carole Doré
@ ross
Je n'ai pas pu obtenir, dans le guide d'enseignement que vous proposez, les statistiques dont vous parlez. Cependant, j'ai pu trouver ce tableau, qui date du recensement de 2001 au Canada:
http://www.ocol-clo.gc.ca/html/biling_f.php
Ceci pourrait vous intéresser aussi:
http://www.ocol-clo.gc.ca/html/qc_06_f.php
http://www.ocol-clo.gc.ca/html/on_06_f.php
Ces 2 derniers tableaux résument ceci:
Au Québec - 63% des gens qui apprennent le français comme première langue officielle n'apprendront pas l'anglais (donc 37% des francophones apprendront l'anglais)
En Ontario - 92% des gens qui apprennent l'anglais comme première langue officielle n'apprendront pas le français (donc 8% des anglophones apprendront le français)
Au Québec - 66% des gens qui apprennent l'anglais comme première langue officielle apprendront aussi le français (donc 34% anglais seulement)
En Ontario - 91% des gens qui apprennent le français comme première langue officielle apprendront aussi l'anglais (donc seulement 9% français seulement)
Croyez ce que vous voulez, je crois personnellement (statistiques à l'appui) que les francophones, en Ontario comme au Québec, font (ou doivent faire?) plus d'effort d'apprentissage de l'anglais que l'inverse.
6 Oct 2010 | Nicolas
J'ai habité dans le Mile-End une vingtaine d'années, et c'est EXACTEMENT le constat que j'y ai fais avec le temps...navrant...
6 Oct 2010 | Carole Gagnon
http://www.edu.gov.on.ca/fre/curriculum/elementary/alf18curr2010.pdf
Dommage que vous n'ayez pas faites de recherches. A-Selon les statistiques québecoise - 80% des anglophones sont bilingues, tandis que seulement 17% des francophones. Et on Ontario je vous invite de consulter http://www.edu.gov.on.ca/fre/curriculum/elementary/alf18curr2010.pdf ( une site disponsible on francais et et anglais ( quelle choque!) .
6 Oct 2010 | ross
Magnifique comme article, tu résumes mes impressions du mile-end que j'ai connu de quelques événements sociaux et la triste réalité de certains francophones et allophones parlant français qui ont parfois honte, parfois peur de dire ce qu'ils devraient dire.
6 Oct 2010 | Andres
As tu vu le drapeau de Montréal récemment? Quatre peuples fondateurs. Nous avons tous construit cette belle ville ensemble.
6 Oct 2010 | Adam
Très bel article! Vous démontrez bien qu'en insistant un peu, il est possible de faire voir que le français est nécessaire à Montréal. Beaucoup trop de francophones se plient à l'anglais et évitent un précieux exercice de langue aux anglophones (résidents du Québec). Je trouve cependant que la très grande majorité des anglophones se débrouillent assez bien en français, par contre il y a ces exceptions qui nous font rougir...
Je tiens à commenter le message de Raspoutine. Il est clair que tu as décidé de garder loin de toi l'idée de réfléchir avant d'écrire. Il est complètement stupide de dire qu'il suffit de maitriser une langue officielle et que le Canada est bilingue. Je comprend qu'il n'est pas facile de concevoir qu'un unilingue francophone ne trouverait probablement pas sa place à Calgary (exemple) et que ton idée de fait pas du tout la route! Comme beaucoup d'autres pays qui ont plusieurs langues officielles, le territoire où l'on est décide de la langue qui est parlée. Bien sur un Suisse francophone risque de pouvoir se faire servir en français dans la Suisse allemande, mais il n'y serait certainement pas à sa place à long terme sans parler la langue.
6 Oct 2010 | Bob
Très content de voir que je ne suis pas seul à avoir noté l'anglicisation montante de plusieurs quartiers de Montréal. Je demeure dans Villeray et la situation se remarque de plus en plus. Les gens parlent anglais sur la rue. Il faut continuer de se battre pour défendre notre place de francophone, car l'avenir linguistique du Québec en entier se joue à Montréal. Exiger de se faire servir en français et déserter les commerces où l'on est incapable de le faire, ce n'est pas du fanatisme révolu, c'est plus que jamais pertinent et nécessaire.
Merci, Émilie.
6 Oct 2010 | Olivier Sylvestre
super article
6 Oct 2010 | Tristan
Je suis ne dans le mile-end il y a de cela tres longtemps ;), le phenomene decris ici est on ne peut plus pertinent. Ce qui m'inquiete le plus par contre c'est le laxisme des francos qui subissent cet affront sans meme sourciller!
5 Oct 2010 | Pierre Russell
Les mots me manquent pour dire à quel point j'approuve cet article.
5 Oct 2010 | Charles-Antoine
Euuuh, désolé... Très bon billet Mlle Dubreuil !! My bad ;^)
4 Oct 2010 | Nic C.
Speak White tabarnac!! Blague à part, très bon billet Mlle Bisallion.
4 Oct 2010 | Nic C.
Je ne lis pas de haine ici. Je ne lis que de la pertinence. Pourquoi ceux qui osent soulever les incohérences sont-ils qualifiés de frustrés?
5 Sept 2010 | Gabrielle Harnois-Blouin
"dans nos rues accueillantes"... mais que de contradictions! Vous, les racistes, êtes la honte du Québec! Si j'étais anglophone, je n'apprendrai pas le français non plus. Pourquoi apprendre une langue pour pouvoir jaser avec des idiots remplis de frustrations. comme vous? Hail Hitler, hein?
19 Août 2010 | Adolph Hitler
J'ai la chance d'être montréalaise et parfaitement bilingue. Ceci dit, ce manque de 'francisation' m'est plus flagrant et personnellement inacceptable en banlieue (ex. l'ouest de l'île) qu'en milieu urbain, où 50% de la population est immigrante de première ou de deuxième génération.
Je trouve les propos loin d'un Montréal accueillant, portrait de diversité. Je les trouve aussi ciblés de manière simpliste et unilatéral. Le jeu du Canada vs. Québec en est un facile, mais ici vous abordez le Mile-End, qui est, avant tout, issu des réalités montréalaises. Réalités, actuelles et historiques, qui semblent vous échapper.
19 Août 2010 | Isa
Emilie, Dieu du ciel de bout de crisse que je suis d'accord avec vous. Nous nous sommes connus à Toronto chez un employeur commun et je partage vos observations au sujet de la curiosité des Torontois. Je l'ai connue partout ailleurs au pays et maintenant je vis à Gatineau où je côtoie des francophones résignés en assimilation accélérée. Je semonce chaque mois mes trois enfants montréalais, de ne jamais plier l'échine devant le sorry I don't speak French. Ma fille m'a dirigé sur votre texte, qui me hérisse par sa pertinence, qui me pince car il m'interpelle. Jappez encore!
19 Août 2010 | François Patenaude
ben c'est un peu ca le mile end, il y a un certain coté snob dans ce coin, comme dans Outremont, Westmount etc.. Il y a des coins exactement semblables a Montreal mais pro-francais. N'oublions pas que Montreal est une ville cosmopolite donc je ne comprends pas pourquoi les gens semblent si surpris de rencontrer des residents qui ne parlent pas le francais dans notre ville (au derniere nouvelles, les langues officielles au Canada sont Anglais/Francais et Montreal fait toujours parti du Canada, la souveraineté n'a pas eu lieu et c'est pas pres de se produire non plus...). Par contre, pour avoir vecu en Ontario, je trouve que nos anglos montrealais sont tres bilingues, connaissent aussi bien plus le francais et font pas mal plus d'effort qu'on le pense. Je pense que ton amie Nadia a raison, tu cherche un peu trop ce que tu veux voir. Cherche des anglos unilingues et tu vas en trouver, cherche dse francos unilingues et tu vas en trouver pas mal aussi...
15 Août 2010 | Raspoutine
Excellent papier. bravo!!!
15 Août 2010 | Duc C. Nguyên
Merci d'avoir exprimé ce qui me heurte depuis 6 ans que j'ai immigré à Montréal, ravie de pouvoir parler Français en Amérique du Nord ! j'apprécie particulièrement le fait de mettre en évidence ces "francophones qui se nient eux-mêmes"...
13 Août 2010 | Catherine
Je suis anglophone et Ontarienne. Je parle français, et je commence toutes mes contacts en français, même dans les quartiers plus anglophones. J'ai fait ainsi depuis mon arrivée içi en 2005. J'habite pas dans le Mile End, mais je déménage là début septembre. J'invite les francophones de venir jaser avec moi pour me complimenter de mon jolie accent français couper.
13 Août 2010 | Sarah B.
Ton texte soulève une excellente question: Pourquoi est-ce que les Canadiens-anglo s'intéressent au français et désirent l'apprendre (certains) et que ceux vivant dans notre belle province la boudent?
2 Oct 2009 | Vincent H. Turgeon
J’aime bien le texte...effectivement moi aussi, citoyenne du Mile-End, je me butte parfois à des "What you have been in Montréal for seven years and still don't speak French ?" "Well it's very hard to learn French!" C'est surtout « very hard » quand tu parles juste en anglais et que tu as juste des amis qui parlent anglais et que tu ne fais jamais l'effort d'essayer un petit mot de temps en temps ! Mais...il y a toujours des mais...et j'aime bien ta conclusion...c'est aussi à nous francophones, d'arrêter de "switcher" en anglais dès qu'on entend un petit fond d'accent anglophone et de comprendre que pour apprendre une langue il faut non seulement y mettre un effort mais il faut aussi et surtout PRATIQUER, alors si les franco parlent anglo...avec qui vont t-ils se délier la langue. Puis faut pas oublier que y'en a qui font l'effort d'apprendre...je pense à Chris, l'américain qui écrit mieux le français que sa blonde (francophone) et Jessie, l'Australienne qui après seulement deux ans maîtrise la langue de façon surprenante, même si elle travaille à McGill ! Soyons fières de parler français même si on parle aussi l’anglais…j’ai mon bout de chemin à faire à ce sujet moi aussi.
13 Août 2009 | Pascale M. | Montréal
Dabord bravo pour ton texte,il traduit très bien la situation linguistique sur l'ile de Montréal.
Je dois avouer que ce doit être extrêmement choquant d'être Témoin d'une telle situation et je crois que l'agressivité ne règlera rien mëme si on aurait envie de leur décocher une droite sur la gueule ...une bonne morniffle s'ul mâche-patates.La seule solution pour régler ce mépris qui dure et perdure depuis quelques siècles est ,je crois assez évidente,pour ceux et celles qui ont encore un minimum de fierté.Malheureusement la majorité a voté contre a deux reprises au cours des 30 dernières années.
Merci pour ton texte, tu as 100% raison d'être en tabarn**** et tu n'est pas la seule.
18 Juil 2009 | Paul Tergeiss | Sherbrooke
Amen Émilie!
Je demeure dans le Mile-End depuis dix ans et j'observe exactement le même phénomène. Ceci dit, un montréalais de mon âge ou plus jeune qui ne parle pas français, c'est un Juif hassidique pour moi. Je le classe automatiquement dans la catégorie des marginaux qui ne désirent pas échanger avec la société dans laquelle il vit.
Je prends un malin plaisir à lui parler en français en regardant le point d'interrogation dans sa figure.
13 Juil 2009 | Alex Lauzon | Montréal