Warhol a gâché ma porn!
Y'a évidemment des vidéos amuse-gueule pour inciter les pervers (allô maman!) à s'inscrire et ça s'annonce plutôt bien. C'est quelque part entre la « porno amatrice » et le documentaire, comme si on avait capturé en vidéo ce qui se passe pendant une séance photo d'American Apparel: le couple boit un verre, un bout d'sexe, la fille "flashe" son chum en promenant le chien, un bout d'sexe, rince and repeat...
Au nom du journalisme (oui, oui), j'ai donc obtenu un laissez-passer pour surfer le site (merci Urbania!) et... j'en ressors qu'avec un semi... pis j'vous jure qu'un rien m'allume, j'étais (presque) excité pendant la séance de touche-pipi du rappeur pis de la "couéffeuse" de Loft Story (elle était bien coiffeuse, non? sinon, comment justifier ses couples horribles pis ses discours ordinaires, sinon?!).
Primo: les vidéos ne sont pas montés. Ils ne sont séparés que par cassettes (donc de 5 à 7 vidéos d'une heure par couple). Donc, pour ceux et celles qui voudraient une 'tite vite en solo entre deux réunions (c'est comme ça que ça marche à Urbania, oh oui), oubliez ça: les extraits se téléchargent de façon maladroite. "Ouais, mais y'a du sexe! 7 heures de sexe par duo!" me direz-vous. Pas vraiment, justement!
Car avec le sexe vient la vie de couple : une cassette peu presque être entièrement consacré à des mièvreries racontées lors d'une ballade en voiture ou un hippie peut se filmer pendant 45 minutes en train de couper les cheveux à sa copine. C'est "cute" quand tu le vis (sauf le boutte avec les hippies... un peu d'hygiène, bordel), mais quand tu le regardes, ce n'est plus voyeur, c'est "malaisant" disons. On se sent de trop (je m'y connais mal en déviances, mais je doute qu'un «Peeping Tom» prenne son pied en observant un couple prendre une bière sur son sofa... quoique comme le succès de « Virginie» nous le prouve, y'a un paquet de malades au Québec) ou en pleine représentation d'Empire de Warhol: dans les deux cas, on fait semblant d'aimer, mais on a hâte de retrouver les scénarios minables, les positions incroyables (« elle zigne le nombril du type ou quoi!») et la musique risible de Bleu Nuit.
Références (j'vous l'ai dit que c'était dans l'cadre d'une démarche journalistique, non?): http://www.sellyoursextape.com
http://en.wikipedia.org/wiki/Sex_tape
Remerciements: Merci au client de l'Art Café de ne pas m'avoir trop jugé pendant que je rédigeais ce billet... je croyais pourtant avoir désactivé les haut-parleurs de mon ordinateur.





My God!!!
...
Delphine, j'ai besoin de ta grosseur de doigt pour l'alliance!
25 Juil 2009 | André Péloquin
Un film de cul, c'est toujours meilleur quand personne ne parle entre les scènes de frottage.
Et le principe Occupation Double meets Wet pussy and slippery dick, ça me fait tout drôle.
À l'expo de Warhol, au MBAM, il y avait un couple qui regardait Empire en se quasi-palpant l'entrejambe. Manquait juste la sodomie.
Avoir su, c'est quand même 2000 piasses.
25 Juil 2009 | Diane P | Montréal