La crosse

La crosse
16 Juil 2009

Par Catherine Perreault-Lessard  |  Publié dans : catherine perreault-lessard

Hier, j'ai reçu une demande «d'amitié» sur Facebook au nom de «CathetOli». Sans attendre, j'ai consulté le profil : un couple dans la vingtaine, qui vient de Saint-Bruno, qui prend des photos avec des chandails de hipsters, qui trippe sur le karaoké, qui écoute La vie La vie, qui lit Eric-Emmanuel Schmitt... et Urbania. Tout ce qui a de plus normal.

Naïvement, j'ai accepté leur demande «d'amitié».

Aujourd'hui, j'ai reçu une autre demande de leur part. Cette fois, pour devenir fan de la page «Ici, c'est mieux». 

En ouvrant le lien, je suis tombée sur le nouveau site de Pepsi. 

Bang.

Cath et Oli, c'est pas juste un ti-couple-cute-qui-habite-en-banlieue-et-qui-trippe-sur-Friends C'est deux personnes qui font le tour du Québec et qui tournent des capsules vidéo... pour Pepsi! 

Je ne sais pas si c'est parce que je suis en SPM ou parce que j'ai été échaudée par «l'affaire BIXI», mais j'ai été profondément insultée à la suite de cette découverte. 

Je suis tombée dans le panneau. Solide à part de ça.

En effet, je ne serais jamais allée sur le site  si on m'avait indiqué qu'il s'agissait de celui de Pepsi. Je n'aurais jamais accepté la demande d'amitié Facebook avec Cath et Oli (est-ce leur vrai nom) si j'avais su qu'ils étaient deux «personnages publicitaires»  ou s'il y avait eu un logo de Pepsi sur leur profil.

Est-ce normal d'avoir l'impression de m'être fait berner? Suis-je la seule à trouver ce genre de tactique marketing complètement déloyale, condamnable et surtout ridicule après le tollé suscité par le blogue «À vélo citoyen»?
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  • Yann Barrette-Bouchard

    Il y a une faille évidente dans l'argument de notre cher psychosociologue en herbe (bonjour la communauté Urbania) :

    Le marketing, appelons les choses par leur nom, a pour but de mousser artificiellement les ventes d'un produit X en influençant l'opinion du consommateur à propos du produit en question, ou du moins en l'y exposant de manière accrue. Le consommateur , même celui qui adore la pub, cherche quand même à avoir une opinion éclairée quant au produit, et à ne pas en avoir envie parce qu'il le voit à tous les coins de rue, urinoirs, panneaux-réclame ou parce qu'il s'est fait leurrer... Une attente légitime du consommateur éclairé est donc que la publicité se retrouve dans un cadre pas nécessairement fixe, mais à tout le moins clairement défini. S'il a envie de prêter l'oreille, il le fera, mais au moins il sera averti.

    Le marketing est peut-être «victime» de la baisse de l'efficacité des publicités, mais ce n'est pas une raison pour dépasser les bornes et employer des méthodes subversives pour obtenir un peu d'attention pour son produit. Bang.

    Nous sommes dans l'ère des communications depuis quelques décennies, et déjà des changements majeurs opèrent. Le contenu des médias s'allège pour pouvoir faire place à plus de publicité; on concentre les ressources journalistiques et on diffuse les mêmes informations dans plusieurs médias pour économiser et la qualité se dégrade. Même Radio-Canada en bave. Tout le monde sait pourquoi, parce que le consommateur se tourne de plus en plus vers la télé spécialisée, vers l'internet. On veut de l'information de qualité, mais pas payer plus que 1,25$ pour le journal du jour et c'est déjà cher.

    Le marketing se débat pour garder sa pertinence, mais en fait je pense qu'il faudrait accepter de payer plus pour plus de qualité et moins de pub dans les médias, parce que c'est important, une information de qualité et une société éduquée. Just to bad pour la mercathèque. De toute façon, le consommateur a internet et est capable d'aller chercher son information à son gré quand il a un besoin.

    P.S. : Delphine P., je suis aussi abonné à Adbusters et j'adore !

    21 Août 2009 | Yann Barrette-Bouchard

  • Louis Chouinard

    RÉPONSE À CHRISTOPHER JONES :

    Monsieur Jones, félicitation pour votre créativité.

    Jésus voyageait à travers toute la Galilée prêchant, guérissant, chassant les démons, répandant la Bonne Nouvelle.

    Cath et Oli voyagent à travers le Québec, leur terre natale, propageant paix, amour, fraternité. Ensemble, ils veillent à améliorer le paysage québécois en «répandant le "bonheur"».

    Je suis ému.

    Je vous lève mon verre de Pepsi!

    «SANTÉ!»

    PS. Attention, en jurant ainsi sur la tête de votre sainte grand-mère, vous lui donnerai certainement une migraine!

    22 Juil 2009 | Louis Chouinard | Montréal

  • PierreLuc R

    Des deux côtés, il y a eu un défaut à mon avis.

    Au niveau de la publicité, c'est inacceptable. Même si ils prétendent que ça revient à du placement de produit, ça en ait pas. Le but du compte "Cath et Oli" est de promouvoir le Pepsi en disant qu'un monde meilleur serait évidemment avec du Pepsi.

    Il y a eu un défaut de ta part aussi Catherine. Il ne faut pas se rappeler à quoi sert Facebook, qu'est-ce qu'on met là dessus et qui on accepte et avec quels droits. En acceptant les friend requests de n'importe qui, on fini par tomber sur du n'importe quoi.

    À donner ses informations à possiblement n'importe qui.

    21 Juil 2009 | PierreLuc R | Montréal

  • Mathieu Séguin

    Si j'étais un bloggeur j'aurais écrit le même billet que toi il y à quelques semaine et je n'ai aucun syndrome prémenstruel étant donné mon statut d'homme donc INDIGNONS NOUS tout sexe confondu, cette campagne de pub me pue au nez!

    20 Juil 2009 | Mathieu Séguin | Montréal

  • Gregof Soltikof

    La question est simple: Est-ce qu'autant d'abonnés facebook auraient accepté d'ajouter les deux comparses s'ils avaient été clairement identifiés comme étant rémunérés par Pepsi pour leurs moments de bonheur . Entendons nous que la réponse est non ('Mme Perreault-Lessard n'est sans doute pas la seule).

    Les créateurs de cette campagne ont décidé de cacher l'élément central de son existence, la raison pour laquelle ils ont été payés par Pepsi (faire de la pub) puisqu'ils savaient que cette omission leur donnerait un avantage.

    Cacher la vérité en sachant que ça nous donnera un avantage monétaire (puisque le but est de vendre plus de Pepsi) c'est quoi si ce n'est pas un mensonge, une supercherie voire une arnaque ?

    Tous les verbiages creux de l'UQAM ou les "spins" de Publicitaires ne peuvent pas changer ce fait indiscutable.

    D'ailleurs, les deux personnes sur la page facebook s'appellent-ils vraiment Cath et Oli ?

    20 Juil 2009 | Gregof Soltikof | Montréal

  • André Péloquin

    @ M. POUPART: Primo, il s'agit ici d'une entrée de blogue: un billet souvent écrit à chaud et faisant écho à l'actualité. Vous n'avez pas affaire à Perreault-Lessard-la-rédac'-en-chef-du-magazine, mais Perreault-Lessard-la-blogueuse. Ce texte s'est retrouvé sur l'espace blogue, non pas dans les pages d'un glacé. Ce qui fait qu'elle peut aussi mettre de l'eau dans son vin. C'est la beauté des blogues: un médium en mouvance selon l'actualité et les commentaires des internautes (allant des plus brillants aux plus totons)... tout comme Pepsi qui s'assume (un brin) en ajoutant son logo sur le site une fois que Lagacé a amplifié "l'affaire".

    @ DAVID MYLES, ÉTUDIANT-AU-BAC-EN-PSYCHOSOCIOLOGIE-DES-COMMUNICATIONS,-UQAM: Ils n'apportent pas d'bonheur! Ils participent à un subterfuge publicitaire (visiblement manqué si on considère les réactions des médias depuis le dévoilement de la supercherie). Ce ne sont si des martyrs, ni des agneaux. Ils bossent en pub. Ce n'est pas leur initiative. Ce n'est pas innocent. Ils font leur job, c'est tout.. Certains aiment. D'autres non. Bref, ici c'est comme partout ailleurs. Point barre.

    Puis pour votre approche analytique, on repassera. Votre conclusion trahit vos motivations. Dommage, c'était béton jusque-là.

    19 Juil 2009 | André Péloquin

  • Catherine Perreault-Lessard

    M. Jones (!)

    Dis-moi, si le but premier du jeune duo est de répandre le bonheur à travers le Québec, pourquoi, alors, le faire sans mentionner Pepsi? Si l'objectif est si noble, Pepsi devrait être fier de s'associer à eux, non? J'ai encore vu leur camionnette, ce matin, stationnée devant chez moi : on ne voit nulle part le logo de Pepsi. Pourquoi?

    19 Juil 2009 | Catherine Perreault-Lessard

  • Huguette Pinchaud

    Madame Perrault-Lessard,

    En adoptant un regard plus analytique vis-à-vis le phénomène dont il est question ici, je dois m'opposer à votre point vue, l'estimant (de manière très involontaire, j'en suis fort convaincu) abrutissant pour l'ensemble de la population visée par cette campagne publicitaire de Pepsi.

    En effet, le nouveau titre de cette chronique(?) pour lequel vous avez opté est passablement «victimisant» (pardonnez-moi l’expression). Vous dépeignez le public-cible atteint par ce coup de mercatique comme victime d'une supercherie. Pourtant, c'est plutôt la mercatique qui est victime de l'évolution, voire même du raffinement des goûts et des attentes des consommateurs, nécessitant l’incessante mise en œuvre de tactiques ingénieuses et innovatrices afin d'attirer leur attention.

    Cette tâche s'avère de plus en plus ardue, et ce d'année en année. Terminée l'époque des publicités mécanistes et grossièrement persuasives: l'auditoire désire désormais du rêve, du spectaculaire. Comme le client a toujours raison, la mercatique se plie à cette demande: et non strictement l'inverse. Soyons politiquement corrects, et faisons plaisir aux spécialistes de la question: parlons plutôt ici de co-construction.

    D’accord? Merci.

    Cette campagne publicitaire, plus près de l'approche projective, permet l'association d'une norme sociale à un produit de consommation. Dans cette équation particulière, les variables sont «Pepsi» et «Bonheur». Il serait très populiste d'affirmer que le consommateur moyen parvient malgré lui à l'équation «Pepsi + Ingestion = Bonheur». Il en va de soi: le libre-arbitre et la capacité d'analyse critique de chacun permettent d'éviter une telle logique sophiste. Penser autrement est avoir une bien faible estime de l'intelligence humaine.

    Alors quel élément choque réellement dans cette campagne publicitaire? La ruse du dévoilement tardif de l’affiliation de ces protagonistes avec une quête mercantile? Ou encore le fait qu'une multinationale se soit (encore une fois) approprié une valeur prônée universellement afin de vendre un produit de consommation? Le modèle sur lequel est fondée la société occidentale trône sur des valeurs capitalistes. Sans vouloir traiter d’enjeux politiques dans ce cas-ci, il est primordial de comprendre l’importance que possèdent les interactions marchandes (ici, plus particulièrement celles de la mercatique) dans le processus de socialisation des individus.

    En résumé vulgarisé, ça donne quelque chose comme : la mercatique existe grâce à (ou à cause de) la société, et la société existe grâce à (ou à cause de, entre autres) ces formes de socialisation, telle la mercatique.

    Ceci est d’autant plus vrai dans une société capitaliste, où la consommation d’un produit socialement reconnu est la preuve ultime de l’existence individuelle, quoique sociale. La remise en question de ce modèle exigerait une reconfiguration entière et complète des fondements et des valeurs mêmes de la société. Loin de moi de vouloir voir disparaître les efforts d’une horde d’éminents sociologues et de communicologues, spécialistes dans l’analyse critique, traitant de ce sujet spécifique: ces questionnements sont tout, sauf inutiles.

    Toutefois, je trouve qu’on en met parfois un peu trop sur les quatre épaules de «deux petits cons» de la Rive-Sud.

    Personnellement, j’adore. Ils apportent du bonheur. C’est tout.

    Je comprends bien qu’une montée de lait comporte des bienfaits thérapeutiques, comme, par exemple, le relâchement d’une frustration trop longuement accumulée. Toutefois, un regard neuf et critique vis-à-vis une situation peut s’avérer utile de temps à autres, surtout lorsque l’on possède la chance de jouir, comme c'est votre cas, d’une telle tribune.

    Sur ces belles paroles de sagesse, je vous souhaite de passer une excellente fin de journée en cette société remplie «crosseurs».

    David Myles,

    Étudiant au BAC en psychosociologie des communications, UQAM

    P.S. L’utilisation du terme « mercatique », et non pas celle de « marketing », et faite dans l’unique but d’alourdir ce texte, afin de dissoner volontairement avec le ton et le contenu «légers» de votre chronique(?), dont le(s) titre(s) même(s), en ce sens, s’avèrent plutôt révélateurs.

    19 Juil 2009 | Huguette Pinchaud

  • Christopher Jones

    Mme Perreault-Lessard, juste pour dire que comme je suis l'homme derrière l'idée de icicestmieux.com, je peux affirmer, en jurant sur la tête de ma sainte grand-mère, que le but premier du site, et de ce charmant duo, est d'améliorer le paysage québécois en répandant le bonheur. Comme le bien a toujours le dessus sur le mal (en théorie), le fiel que tu peux déverser sur la quête du bonheur ne fait que renforcer la raison d'être de cette quête. Paix, amour, fraternité, respect (deux coup sur le chessssssst comme un rapper dans le ghetto) !

    18 Juil 2009 | Christopher Jones | Montreal

  • Catherine Draws

    Je crois qu'il faut faire attention de ne pas aller trop vite...

    Cath et Oli sont deux figures médiatiques de Pepsi : Oui.

    Toutefois, Pepsi a utilisé une technique de marketing indirecte, et non mensongère, i.e. qu'ils ont décidé d'attribuer une image à Pepsi, soit ici celle du bonheur, au lieu de dire directement "Acheter du Pepsi."

    Jusque là, ça va. On a vu énormément d'entreprises agir de la sorte. Les commandites en sont un bel exemple, genre Rona qui commandite une équipe de hockey d'enfants.

    Et c'est là qu'il faut faire la part des choses. On ne dit pas "Rona nous a menti, on a pensé qu'il voulait aidé nos enfants alors qu'il ne voulait que se faire une image de marque." On s'entend là-dessus. On ne se sent pas bernés: on accepte la campagne de marketing en même temps que la commandite.

    Ce qui vous a dérangé, Catherine, c'est que le profil "Cath et Oli" de Facebook vous sollicite pour une demande d'amitié. Il se trouve que Cath et Oli s'appellent vraiment Catherine et Olivier. Qu'ils sont des amis d'enfance et qu'ils ont décidé, parce qu'ils étaient fiers de leur job pour Pepsi, de se venter sur le net, par la voie la plus simple, i.e. en se créant un profil Facebook de leur propre chef, et dessus, ils publient les vidéos qu'ils ont fait seuls de A à Z.

    Facebook est un système de réseautage libre. Il se trouve que personnellement, dans mes "Amis Facebook", j'ai un Crayon Bic (administrer évidemment par un être humain quelconque) qui décrit sans cesse les agissements de Stephen Harper. Je ne me sens pas bernée si ce n'est pas un vrai crayon Bic, c'est bien certain.

    Tout ça pour dire que Facebook, c'est une plateforme libre, et qu'indépendamment de cette plateforme, Pepsi a fait une campagne de Marketing comme il s'en fait mille autres au moment où j'écris ce commentaire.

    Peut-être qu'ici l'expression "Faire une tempête dans un verre d'eau", serait bien appropriée...

    18 Juil 2009 | Catherine Draws | Montréal

  • Gregof Soltikof

    À l'instar de Patrick Lagacé, j'aimerais prendre le temps de citer la chronique de Jean-François Lisée dans L'Actualité, ne serais-ce que pour répliquer aux "cheerleaders" des publicitaires menteurs et arnaqueurs.

    " Il faut empêcher le mensonge de franchir de nouvelles frontières, de contaminer notre cerveau et la société. Toute pub - commerciale ou politique - qu’on ne peut clairement identifier comme telle doit disparaître, sinon c’est la vérité elle-même qui finira par périr. "

    18 Juil 2009 | Gregof Soltikof | Montréal

  • Gregof Soltikof

    "La pub doit rester plate et attendu selon toi?"

    Loin de moi l'idée de répondre à la place de la blogueuse aux attaques irrespectueuses de certains mais il y a une maudite grosse différence entre faire une pub amusante et faire une pub carrément mensongère. Ce que Bixi et Pepsi ont fait c'est rien de moins qu'une arnaque. Sous de faux prétextes, des personnes (quand ce ne sont pas des personnages inventés de toute pièce) utilisent sournoisement "facebook " pour vendre un produit en cachant leur véritables motifs. C'est à croire que bien des gens qui visitent ce blog sont rendus brainwashés au murmure marchand pour applaudir comme des zombies face à des techniques mensongères.

    18 Juil 2009 | Gregof Soltikof | Montréal

  • Catherine Perreault-Lessard

    et, en passant, fait intéressant, ils viennent tout juste d'ajouter un logo de Pepsi sur leur page Facebook. Tiens donc! Si ce genre de pub est acceptable et qu'ils n'avaient rien à se reprocher, c'est quand même une drôle de coïncidence...

    17 Juil 2009 | Catherine Perreault-Lessard

  • Catherine Perreault-Lessard

    Marc, j'ai changé le nom pour la simple et bonne raison que je trouvais que j'étais allée trop loin, c'est tout. On a tous le droit à l'erreur et j'en avais commise une. Je l'ai réparée le plus rapidement possible, après l'avoir réalisé. C'est tout.

    17 Juil 2009 | Catherine Perreault-Lessard

  • Marc Poupart

    Le dictionnaire est plein de mots beaucoup moins familiers que la « crosse ». Le savais-tu? Avoir eu l’audace de changer en cachette mon titre, j’aurais employé des mots plus glorieux comme la tromperie ou la fraude. À la place d’une rédactrice en chef d’un magazine comme toi, si je peux me permettre, j’aurais au moins fait un effort. Pour une personne qui clamait haut dans ses commentaires qu’elle allait se défendre, j’aurais aussi été conséquente et j’aurais conservé la photo initiale de mon article.



    Est-ce que c’est ça la vraie supercherie? Quelqu’un qui jappe sans pouvoir tenir ses propos 24h. Franchement Catherine, ne nous prends pas pour des « cons » et agît en professionnelle. Tu peux faire la vierge offensée parce que te n’es pas donné la peine de vraiment voir que deux jeunes faisaient une proposition au nom de Pepsi. Moi, j’ai vraiment rien contre une personne qui encourage les autres à propager le bonheur. C’est peut-être mon problème.



    La pub doit rester plate et attendu selon toi? Je ne pense pas me tromper si j’ai peine à croire que tu es vraiment en amour avec les pubs de Léon. Comment veux-tu qu’une entreprise te parle dorénavant? Une chose est certaine, il va falloir qu’une entreprise XYZ mettre toutes ses pincettes la prochaine fois qu’elle va vouloir annonce dans ton magazine…

    17 Juil 2009 | Marc Poupart

  • Laurent Perez

    Madame Perreault-Lessard,

    J'applaudis votre idée, ou celle de je ne sais qui chez Urbania, d'avoir changer le nom de votre blog.

    Pour ce qui est de mon explication de pourquoi je ne m'insurge pas contre le site, la voici rapidement: Le site est tout simplement sympa. Les personnages n'encouragent en rien la consommation de boissons gazeuses. Ils ont l'air d'avoir du plaisir à essayer de faire sourire les gens. Ils ne disent pas qu'ils aiment le Pepsi ou que c'est grâce à Pepsi qu'ils réussissent à être suffisament cool pour faire de tels trucs. Oui, les vidéos sont hébergés sur un site Pepsi, masi nonobstant ce fait, l'initiative n'est pas mauvaise non? Si le pouvoir financier des corporations permet des initiatives positives du genre (ce que les différents palliers du gouvernement ne font que trop rarement) et bien, oui, je suis pour. En revanche, si vous êtes suffisament dupes, et il est possible qu'il y ait des gens du genre, pour boire du Pepsi parce que le fond d'écran est bleu poudre sur le vidéo des deux jeunes hipsters... La pub a un pouvoir certain, mais le jugement humain aussi, non?

    17 Juil 2009 | Laurent Perez | Montréal

  • Gregof Soltikof

    Bref, cette campagne est une arnaque et un mensonge éhonté.

    17 Juil 2009 | Gregof Soltikof | Montréal

  • Gregof Soltikof

    Pour ma part, je suis un peu surpris de voir tant de commentaires approuvant pareille arnaque. Berner les gens en créant une fausse identité dans le but de publiciser un produit est rien de moins qu'immoral. Si je comprends bien les critiques de Mme Perreault-Lessard, mentir à de nombreuses personnes de bonne foi c'est une bonne méthode publicitaire qu'il faut applaudir ? Vous me niaisez là ? Peu importe, j'approuve et partage votre colère Mme Perreault-Lessard.

    17 Juil 2009 | Gregof Soltikof | Montréal

  • Mathieu Jolicoeur

    Il faut être fière du succès des campagnes de publicité Pepsi de création québécoise, après tout ce sont les seuls au monde à avoir réussis à devancer Coke, faut le faire !

    Une raison de ce succès fut l'association de Claude Meunier à Pepsi, est-ce un petit con lui aussi ?

    17 Juil 2009 | Mathieu Jolicoeur | Montréal

  • Laurent Perez

    Qu'est-ce qui est plus répréhensible? Un site web innoffensif, un peu cute, sympa avec le sigle de l'infâme Pepsi dans le haut à gauche, ou la tribune d'une dame qui se permet de traiter des gens de petits cons?! Des jeunes qui, comme elle, tentent probablement de faire leur travail. Si vous ne voulez pas boire de Pepsi, n'en buvez pas, si vous trouvez que faire de la publicité hypocrite pour Bixi est une mauvaise chose, ne l'utilisez pas, mais je ne vois pas comment l'insulte gratuite améliore votre blogue.

    17 Juil 2009 | Laurent Perez | Montréal

  • Catherine Perreault-Lessard

    Ok... au risque d'avoir l'air trop intense, j'ai fait un freeze frame des infos qui étaient sur leur wall à ce moment-là :)

    17 Juil 2009 | Catherine Perreault-Lessard

  • Nicolas Petitclerc

    d'accordo, mais il y a des trucs sur Facebook. Si les commentaires sont de icicestmieux.com sur la page...tu peux quand même imaginer que c'est de la pub ou un truc 'viens me voir sur mon site de porn'. C'est comme sur Twitter ca.

    Bon. Vive l'eau et des fois le pepsi.

    16 Juil 2009 | Nicolas Petitclerc | montreal

  • Catherine Perreault-Lessard

    Oui, le titre accrocheur (il faudrait être encore plus con pour écrire des titres qui ne le sont pas,non?)

    Mais, je vais me défendre ici. Quand je suis arrivée sur leur page, il n'y avait rien en lien avec Pepsi. Il y avait des vidéos d'eux avec des serpents-je-sais-pas-trop, des photos d'eux dans des partys... Sans blague, je me suis dit : «Wow! Y sont donc ben cutes. Ils se sont partis un compte Facebook à deux!» Je me suis même demandée si c'était des amis de Saint-Bruno que j'avais perdu de vue...

    C'est plus tard qu'ils ont ajouté tous ces liens vers le site de Pepsi. Bref. J'aurais dû me méfier... puisque tous mes amis en commun avec eux étaient des gens de BBDO.

    Je le sais bien que je leur ai fait un beau coup de pub avec ça. Mais, en même temps, si leur but est de vendre plus de Pepsi (parce que c'est bien ça le but de la pub, right?), hé bien ça ne fonctionnera pas avec moi.

    16 Juil 2009 | Catherine Perreault-Lessard

  • Nicolas Petitclerc

    criss de mauvais titre accro Catherine. Je pense que tu as en effet été échaudée par «l'affaire BIXI». Dig un peu plus et c'est facile de trouver que c'est Pepsi en arrière de ca. Leur page Facebook est Pepsi.

    Mais bon, je comprend ton 'inquiétude' de vouloir comprendre au premier degré.

    16 Juil 2009 | Nicolas Petitclerc | montreal

  • Frederik von Holden

    *Cath et Oli

    16 Juil 2009 | Frederik von Holden | Montréal

  • Frederik von Holden

    Moi j'adore! Les compagnies gagnent à utiliser des techniques comme celle-là afin de s'éloigner du branding surutilisé dans-ta-face qui a fait son temps. D'ailleurs, tu viens de leur donner un bon coup de publicité gratuite via les réseaux sociaux, et le monde vont aller voir par curiosité de quoi il s'agit. Mission accomplie pour Caro et Oli, Pepsi, et BBDO Montréal (?)

    16 Juil 2009 | Frederik von Holden | Montréal

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