Les lesbiennes frustrées

Les lesbiennes frustrées
24 Jan 2012

Par Judith Lussier  |  Publié dans : blogue

Calmez-vous les filles!

Mon billet d’aujourd’hui porte sur les lesbiennes frustrées, mais avant de commencer, j’aimerais d’abord dissocier Urbania de mon opinion. Premièrement parce que ça pourrait avoir l’air d’un billet commandité par les bosses pour répondre aux lesbiennes frustrées qui ont critiqué le numéro d’Urbania présentement en kiosque alors que ce n’est pas du tout le cas; deuxièmement, ça pourrait nuire à la relation qu’est en train de tisser mon magazine préféré avec ma communauté de semblables, et troisièmement, parce qu’il n’y a pas eu tant de lesbiennes qui ont critiqué le numéro d’Urbania présentement en kiosque. En fait, mon billet répond aux deux trois filles qui ont voulu s’insurger contre l’affaire. Mon message : calmez-vous les filles. Faites-vous une tisane et prenez ça cool.

Bien que je soupçonne l’expression «lesbienne frustrée» d’avoir été inventée par un gars convaincu que le lesbianisme n’était que la conséquence normale pour une femme de ne pas avoir été mise en contact avec son organe reproducteur, force est quand même de constater que cette expression existe et persiste. «La lesbienne frustrée existe-t-elle vraiment?» m’a récemment demandé une collègue qui savait qu’elle ne recevrait pas une baffe en pleine gueule de ma part parce que je ne suis, justement pas, une lesbienne frustrée. Eh bien mon expérience du lesbianisme m’indique qu’un tel phénomène existe vraiment, et qu’il prend même plusieurs formes. En voici quelques-unes :

1. La lesbienne frustrée de base : Dotée d’un esprit contrôlant induit par un surplus de testostérone et répondant aux exigences féminines de la société matriarcale, la lesbienne frustrée de base désire avoir le contrôle sur tout. Elle tient sa blonde en laisse (symboliquement j’entends), elle ne rit jamais d’aucune blague (elle trouvera d’ailleurs que ce billet est le comble de l’insulte), et elle vous engueule quand vous lui faites un compliment. Elle se fâche quand on dit du mal des lesbiennes, mais elle se fâche également quand on en dit du bien, on ne sait donc jamais quoi lui dire. Comme elle est très contrôlante, elle est impossible à interviewer et/ou à prendre en photo, c’est pourquoi elle ne se retrouve pas dans le dernier numéro d’Urbania, et est sûrement frustrée d’ailleurs de ne pas s’y retrouver.

2. La lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas : Quoi qu’on lui propose, la lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas ne s’y reconnaîtra pas. Elle dira qu’elle ne se reconnaît pas dans The L Word parce que «des belles lesbiennes de même, ça existe pas», (euh, en passant, c’est pas vrai, ça existe : ma blonde). Alors on proposera à la lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas The Real L Word, version téléréalité de la populaire série lesbienne. Évidemment, la lesbienne-qui-ne-se-reconnaît-pas ne s’y reconnaîtra pas non plus, parce «c’est toutes des grosses butchs». Sans surprise, la lesbienne frustrée qui-ne-se-reconnaît-pas ne s’est pas reconnue dans le dernier numéro d’Urbania, mais elle pourra s’inscrire au site Lez Spread The Word, nouveau portail dédié aux lesbiennes de tous les horizons, et créer son propre profil, dans lequel, on l’espère, elle finira bien par se reconnaître.

3. La lesbienne frustrée féministe : Les filles : vous avez le droit d’être féministe. Vous avez le droit d’être lesbienne. Vous avez même le droit d’être lesbienne ET féministe. Mais en aucun cas vous ne devriez vous déclarer «lesbienne féministe». Lesbianisme et féminisme forment un dangereux amalgame : comme si le combat pour l’égalité entre les sexes devait obligatoirement passer l’autosuffisance de genre, le dégoût des hommes ou la monoculture. Séparément, je n’ai rien ni contre les lesbiennes, ni contre les féministes (quoi que…), mais les deux ensemble, c’est toujours louche. Jamais loin de la vierge offensée, la lesbienne féministe frustrée s’insurgera contre tout : le rouge à lèvres, l’instrumentalisation de la représentation féminine dans le fantasme masculin, les jokes de gouines, etc. La lesbienne féministe frustrée avait organisé une manifestation anti-lancement du numéro d’Urbania sur les lesbiennes, en prévention de ce qui pourrait être offensant. Elle fut bien déçue et dut annuler l’événement.

4. Le lesbien frustré : Le pire spécimen de lesbienne frustrée est le lesbien frustré. Évidemment, il est toujours le premier à vous répondre que vous êtes une lesbienne frustrée si vous n’êtes pas en accord avec lui. C’est l’homme qui aurait aimé lui-même être une lesbienne, et qui écrit sur le mur Facebook d’Urbania : «Votre numéro m’aurait peut-être intéressé si j’avais été une lesbienne». À ce lesbien frustré, je promets de faire des pressions auprès de la direction d’Urbania pour qu'un des prochains numéros porte sur les imbéciles. Ou sur les lesbiens frustrés.

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Derniers commentairesRSS
  • L'article était relativement comique, mais le plus drôle est sans aucun doute la section commentaire. L'art de prendre tout trop au sérieux. L'article COMMENCE de façon hyper léger en indiquant que c'est pour rire de 2-3 personnes à l'âme trop sensible. Si vous êtes aussi offusqués par un billet dans un blog peu visité, votre vie courante doit être la chose la plus frustrante depuis l'ascension de Vanilla Ice.

    18 Fév 2012 | jo

  • "Les commentaires font juste renforcer l'idée de l'article"

    Le problème, c'est que chaque fois que les féministes ou les lesbiennes vont s'indigner d'être encore marginalisées, d'être encore lynchées ou whatever la méthode, on devient des frustrées. Les médias ont véhiculés des suffisamment d'idées antiféministes comme ça, vous trouvez pas? Pour un mouvement social qui vise à aider les femmes ET les hommes à se défaire du contrôle du patriarcat (et du fait même du capitalisme puisque les deux s'entre-alimentent), je trouve qu'il y a très peu de support.

    On a tellement de difficulté à savoir ce qui est sexiste ou antiféministe ou homophobe. J'ai appris un truc très simple, à la lecture de cet article, remplacez tous les mots genre "Lesbienne" ou "féministe" par "noir(e)" ou "chinois" ou "minorité visible" si vous voulez être un peu politically correct. Ça vous choque? Ça reste les même termes mais appliqués à une autre communauté.

    C'est tellement facile de traiter une personne de frustrée. C'est vrai qu'on est frustrée, par nos conditions, par notre statut de marginalisés, par les injustice. C'est vraiment nécessaire d'en rajouter? Ou on peut faire un petit effort pis éviter de véhiculer la même merde que plusieurs médias qu'on considère d'avance comme des feuilles de choux. Sérieusement, si on regarde l'évolution de l'antiféminisme et du masculinisme, cet article est vraiment loin d'être original. Se renseigner, ça permet d'évoluer et de dépasser ce stade du préconçu ou du pré-mâché. On peut tous y arriver, j'ai déjà peser 7lbs vous savez!

    9 Fév 2012 | Marie-Eve

  • Ah ben je préfère etre une lesbienne frustrée qu'une femme soumise,... voulez vous savoir pourquoi je suis frustrée? L'autre jour je me suis engeuler avec des gars sur un chat, ils considèraient avec tout le sérieux du monde que le viol était le mode de reproduction naturelle des animaux (ce qu'un biologiste de l'université de genève m'a assuré que c'était faux, le viol est purement une affaire humaine) et qu'il serait normal et même sain que le humains se reproduissernt ainsi, que tout les hommes pensent ainsi, que la différence entre le viol et une relation sexuelle normale était uniquement dans la tête de la fille. Et bien-sûr, ils ne comprenaient même pas pourquoi ça me mettait en colère! "Ben voyons, t'es une fille, t'as été faite pour être fourrée..." Mais vous avez raison, je me met en colère pour rien et le féminisme n'a pas ça raison d'être !

    27 Jan 2012 | Lioncourt

  • wow. bravo et continuez de vous complaire dans l'hétérosexisme et l'homophobie internalisée.

    "Dotée d’un esprit contrôlant induit par un surplus de testostérone et répondant aux exigences féminines de la société matriarcale" Tu me niaises tu, là?

    Va donc lire ça et éduque toi: http://www.jesuisfeministe.com/?p=4406

    27 Jan 2012 | non

  • Bravo Judith pour ce bel article. J'ai un bon thé à la main, je suis relaxe et j'ai bien rigolé. Il est important dans la vie de pas toujours se prendre au sérieux. Ne fais pas attention aux commentaires plus haut, des frustré(E)s qui se plaignent de tout, il y en a partout! Merci pour ce petit divertissement nocturne. Peace.

    Une lesbienne ben ben relaxe.

    27 Jan 2012 | Loula

  • Un article sur les lesbiennes frustrées écrit par une lesbienne décérébrée, tout ça ne vole pas très haut. C'est tellement bête qu'il mérite à peine les commentaires qu'il suscite.

    26 Jan 2012 | Berenice

  • Pardon? Est-ce vraiment un article en réaction aux commentaires reçus? Si tel est le cas, La Presse, le Devoir et les centaines de magazines n'ont pas terminé de sous catégoriser son lectorat! Peu de fond! Bravo de faire exactement ce à qui vous en voulez! Continuons d'évoluer avec ses stéréotypes!

    25 Jan 2012 | Joannie

  • ni drôle ni pertinent! ça sent plus le règlement de compte avec des ex ou des personnes qu'un "article fondé" qui se veut humoristique (cela ressemble plus à la réponse d une frustration d'ailleurs...) .

    je ne comprends pas que le magazine (que je découvrais à l'occasion de ce numéro) du coup accepte une telle publication qui va à l'encontre de "l'ouverture" qu'il semblait vouloir faire avec cette édition...

    adepte de l'humour au 15 eme degrés là il n'y a pas là pour moi une once de drôlerie! juste des clichés qui vont renforcer l'image qui existe déjà en dehors ou dans notre communauté... de femmes

    25 Jan 2012 | mag

  • À la lumière de votre édifiant article portant sur les “lesbiennes frustrées”, sujet sur lequel vous avez apparemment longuement réfléchi, j’aurais quelques questionnements à soumettre à votre expertise. D’abord, il m’attriste souvent de constater que l’on prenne la colère, la frustration, comme un élément négatif. S’il existe vraiment de ces spécimens que vous appelez « lesbiennes frustrées », pourquoi leur colère serait-elle dérangeante ? Dans notre monde tout beau-tout propre-tout sourire, toute forme de contestation (vue comme frustration) est réprimée. Être une « lesbienne heureuse » ça va, une « lesbienne frustrée » ça dérange… Et si les lesbiennes (pas toute, on s’entend, il ne faudrait pas commencer à généraliser), avaient une raison d’être frustrées ? Parce que, oui oui, même pour les lesbiennes, la vie en société n’est pas toujours que « sunshine, lollypop and rainbow ». Être en désaccord, c’est humain, même si on préférait, rallier à notre cause (notre magazine) toute une population heureuse. La critique, au lieu d’être prise en compte comme étant constructive, devient une simple frustration, un enfantillage. Les féministes, dont vous parler brièvement, sont aussi en quelque sorte frustrées (si c’est ainsi que vous appeler être en désaccord), leur frustration est pourtant pour moi positive, axé vers le changement, le mouvement. Et leur révolte, bien qu’on l’imagine bien morne, se fait aussi dans la joie, l’humour, la célébration. J’aimerais terminer en vous rappelant qu’il y aussi beaucoup d’ « hétéros frustrés », bien qu’on en parle peu. En lisant votre article, je me sentais un peu à part, n’appartenant ni à la catégorie des « lesbiennes frustré », ni à celle des « hétéros joviales ». Je m’autocréerai donc un stéréotype, puisqu’ils sont si pratiques : je suis une « hétéro frustrée ». Frustrée, à l’occasion, lorsqu’il m’arrive de tomber sur un ramassis de clichés et sur les écrits de certaines personnes qui souhaiteraient vivre dans un monde lisse où tout le monde est content tout le temps.

    25 Jan 2012 | Catherine

  • HAHAHAHA ! J'adore ton article....c'est vraiment hilarant ! Pour toutes les autres frustrées, calmez-vous faut voir au deuxième niveau un peu ! Use your brain

    25 Jan 2012 | Em

  • Ce billet d'humeur n'a rien de drôle, je cherche, je relis et je ne trouve pas... Aucun rire ne vient, même pas de sourire en coin furtif... rien. Et j'ai pourtant l'humour facile!

    Son seul effet, c'est de renforcer les stéréotypes envers les lesbiennes ET envers les féministes. C'est chercher à utiliser l'humour/ironie pour museler et ridiculiser une partie de la communauté lesbienne... et les féministes par la bande! C'est ignorer totalement toute l'histoire des lesbiennes ET des femmes d'un seul revers de la main.

    Si le but, c'est d'être «drôle» et «léger», eh bien qu'on ne choissie pas de s'attaquer à des personnes/groupes/communautés qui sont déjà stigmatisées et opprimées socialement, historiquement et au quotidien.

    Anectdotique, lesbophobe, antiféministe, bourré de préjugés sexistes... cette chronique n'a d'effet que de frustrer encore davantage les « lesbiennes féministes » frustrées, étiquette dont j'ai soudainement envie de me revendiquer farouchement!

    J'imagine que mon commentaire devient alors biaisé et arbitraire?! Ben, tant mieux! Ça peut pâs être pire que la chronique qu'il visait!

    25 Jan 2012 | Marie-Eve Manseau

  • cet article donne envie de lire tiens donc!

    voici une autre suggestion:

    http://gss.revues.org/index705.html

    25 Jan 2012 | maude

  • http://www.jesuisfeministe.com/?p=4406&cpage=1#comment-6867

    25 Jan 2012 | maude

  • En général, ça m'en prend beaucoup pour être offusquée, et très peu pou rire! Est-ce que j'ai été offusquée par ce texte...non. Est-ce que j'ai ris???....non. Si le but était de faire réagir, sinon de faire rire, eh bien...FAIL!!!!! (Fail...ça sonne tellement 2011 quand on y pense ;)

    24 Jan 2012 | Prisitina

  • Aux gens qui dénoncent le manque de profondeur dans propos de l'auteure, ou qui critiquent Urbania pour la même raison, j'ai une grosse question existentielle à vous poser: Êtes-vous sûr de lire la bonne publication ? J'ai une grosse nouvelle à vous annoncer (je sais ça pourra surprendre certains, mais.... c'est peut-être pas le but premier du magazine d'être sérieux, rigoureux, impartiel et politiquement correct (en plus de fin, bien sûr, et gentil avec tout le monde... Moi en tout cas, je lis Urbania quand je veux décompresser, rigoler et avoir du bon temps, donc les filles qui se sont senties visées, SVP oui, prenez une petite tisane à la camomille et essayez de relaxer.

    Deuxièmement, des frustrés, il y en a partout: de toute race, sexe, condition socio-économique, nationalité, religion, orientation sexuelle, etc... Moi même je commence à me sentir frustré contre les frustré(es) qui n'ont pas de sens de l'humour. Est-ce que je dis que tout le monde en est ? Bien sûr que NON, mais qu'il y en a un peu partout, de ça j'en suis sûr! Alors pourquoi il n'y en aurait pas AUSSI chez les lesbiennes ? Est-ce que le fait d'être lesbienne rendrait la personne en question absolument libre de toute frustration ? Si c'était le cas, moi-même je voudrais être lesbienne, quoi que dans ma condition je n'aurais pu aspirer qu'à être un lesbien (pas si frustré que ça après tout) :-)

    24 Jan 2012 | Elliott

  • Isa Belle

    En tant que lecteurs et lectrices, que sommes nous sensé-e-s faire après la lecture d'un tel torchon? Je n'ai jamais rencontrée cette lesbienne frustrée dont il est question dans le texte, et je me demande bien d'où vient la nécessité de perpétuer un tel cliché, si ce n'est d'accroître une lesbophobie qui malheureusement existe toujours dans notre société. Mes opinions politiques n'ont rien à voir avec mon orientation sexuelle, et tout ce que je dégage de cette publication est un relent idéologique conservateur de droite particulièrement puant duquel Urbania se fait complice rien qu'en en permettant la diffusion.

    24 Jan 2012 | Isa Belle

  • -Suzanne stune lesbienne!!

    24 Jan 2012 | Reggie Dunlop

  • Wow.

    Toi, oui TOI qui en a plein le cul d'avoir à sans cesse t'expliquer, argumenter, voir justifier rationnellement en débattant tes choix éditoriaux douteux et tes opinions garochés sans trop de réflexion:

    Sache qu'une solution magique s'offre à toi: "THE...T'ES RIEN QU'UNE LESBIENNE FRUSTRÉE" answering machine!!!!

    24 Jan 2012 | Meve

  • Ah bon. Alors, j'ajouterais une 5ème catégorie: LA LESBIENNE DÉMUNIE INTELLECTUELLEMENT ET CULTURELLEMENT (il y en a partout de celle-là dans la société, pas seulement sous la forme "lesbienne"): c'est celle qui a comme seule référence culturelle The L Word et The Real L Word (2 productions américaines de la même boîte de prod.) et qui n'a aucune idée de ce qu'est le mouvement féministe (et ce, malgré que nous soyons à l'ère Google et Wikipédia). Pour apaiser tes frustrations et te sortir de ta solitude, tu peux toujours me contacter, il me fera plaisir de te filer quelques titres de films (et autres) lesbiens et même de te faire un b.a.-ba des féminismes (tu vas voir, quand on s'y met, c'est pas si difficile à comprendre). Peut-être sera-t-il ainsi possible de mettre fin à la pauvreté de tes réflexions (si on peux dire que ça en est)...

    24 Jan 2012 | Ibticeme

  • nairi k

    heu, pas besoin d'être féministe-lesbienne pour être frustrée. c'est trop cliché de dire "faut rire de soi-même, vous faites juste renforcer." les gens au privilège sont toujours les derniers à reconnaître ces fautes. franchement c'est de mauvais goût in this day and age de publier un tel article, et pas mal passé-date. pour réitérer les commentaires de plus haut: urbania, vous ne faites que "renforcer" que vous n'êtes plus un magazine actuel. je comprends bien que c'est une blague, mais franchement on peux-tu s'en passer de ce genre de blagues, déjà? c'est comme patrick huard qui se trouve drôle en parlant de la "femme ordinaire." les parodies ont toute été faites, c'est plus drôle. dotez-vous d'un sens de l'humour plus original, SVP.

    24 Jan 2012 | nairi k | montréal

  • Encore une fois, Judith, tu me fais rire!

    24 Jan 2012 | Genevieve Legault

  • Réflexion sur le sujet qui pourrait s'appliquer ici:

    http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/328479/les-derives-d-un-festival-juste-pour-rire-des-gais

    24 Jan 2012 | David CS

  • Bizarrement, beaucoup des gens qui ont réagi aussi vivement au texte ne font, au final, que renforcer les stéréotypes reproduits ici par humour.

    Rire de soi-même est fondamentalement sain.

    24 Jan 2012 | Akratique

  • C'est ce qu'on appel de l'humour? Une honte. Une insulte. Pour toutes les femmes et non seulement les lesbiennes. Pourquoi pas un article sur les femmes SPM frustrées tant qu'à réécrire et réinterpréter ce que les antiféministes font depuis toujours ? Ce serait aussi pertinent et démagogique. Le caractère essentialiste, antiféministe et sexiste de ton argumentaire me donne le goût de crier, pas parce que je suis une féministe lesbienne frustrée, mais bien parce que le monde est truffé de contradictions, de paradoxes et d'idéologies. Comment se fait-il que les groupes marginalisés prennent plaisir à participer à leur propre marginalisation... ? Judith, tu as tellement bien intégrer l'idéologie dominante des rapports sociaux de sexe, que tu me fais pitié à lire. Tu gagnerais à aiguiser ton sens de l'observation avant de pouvoir théoriser la condition des femmes et des lesbiennes.

    24 Jan 2012 | katerine

  • Jenn S

    Hiiiii.... Vous en avez du temps à perdre pour écrire des commentaires de merde, soit que vous ne connaissez pas le milieu ou soit vous vivez dans une grotte. Des clichés, y'en aura toujours, même dans le milieu gai. Et souvent, ce sont les gais eux-mêmes qui les font ces clichés. C'est de l'humour, c'est tout. Faut en rire, décoincez-vous les fesses un peu et faites donc la part des choses. S'il faut se sentir visé ou interpellé sur tout ce que les gens écrivent, sérieusement on a pas fini d'entendre le monde chialer.

    24 Jan 2012 | Jenn S



  • "À ce lesbien frustré, je promets de faire des pressions auprès de la direction d’Urbania pour qu'un des prochains numéros porte sur les imbéciles. Ou sur les lesbiens frustrés."

    ....

    Tiens. Elle aura plus de place dans le prochain numéro.

    24 Jan 2012 | Gabrielle

  • LIRE CETTE ARTICLE À ÉTÉ UNE PERTE TOTAL DE MON PRÉCIEUX TEMPS :(

    24 Jan 2012 | Perte de temps

  • Ce texte sans aucune profondeur est un gros cliché. Démagogique, impertinent, lesbophobe et antiféministe.

    24 Jan 2012 | emilie beauchesne

  • Je ne comprend aucunement votre intention en écrivant cette chose que je ne peux définir… d’article! Si votre intention est de choquer les lecteurs d'Urbania… Je crois que la seule personne ici qui devrait être choqué est vous-même…

    Quelle honte d'avoir écrit un tel article! Ai-je fais quelques recherches avant d'écrire cette article ou est-ce le pure miroir de ma situation et des gens qui m’entoure ? Est-ce que je sais vraiment de ce que je parle pour accuser et créer un stéréotype de la sorte? Suis-je homophobe? Suis-je raciste? Je pourrais peut-être écrire un livre sur les différences entre les noirs et les blancs tant qu'à y être!



    Même après trois lectures… je ne réussis pas à voir l'humour ou la réalité dans ce que vous avez écrit. Je m'excuse de m'exprimer ainsi mais le fait de catégoriser une personne en quatre points. Ridicule.

    Je voudrais aussi dire "Eurk " à Urbania pour avoir publié cet article qui pour ma part « its a BIG Mistake ».. On pourrait peut-être maintenant presque vous comparer à Vice magazine.. De l’info bonbon, sans fondement, ni recherche… dla surface comme on dit chez nous.. Vous allez perdre une grande partie de vos lecteurs.. Ho à moins que cela soit une technique Markéting… .!!!

    Voilà

    MIK

    24 Jan 2012 | Maurice

  • Félicitation pour perpétuer les stéréotypes! C'est justement de ça dont notre monde a besoin et rien ne peut être plus pertinent.

    Bravo!

    24 Jan 2012 | Pam

  • Mettre tous les types de féminisme c'est un peu gros, l'article sur wikipédia t'aidera peut-être à comprendre...

    Le féminisme est un ensemble d'idées politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits des femmes et leurs intérêts dans la société civile. Il s'incarne dans des organisations dont les objectifs sont d'abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Féminisme)

    Types de féminisme:

    Anarcha-féminisme

    Black feminism

    Écoféminisme

    Féminisme chrétien

    Féminisme musulman

    Féminisme matérialiste

    Féminisme radical

    Féminisme socialiste

    Féminisme en France

    24 Jan 2012 | Emilie

  • Ouff, Urbania (non, juste l'auteure de ce texte!) dérive vers l'antiféminisme...

    24 Jan 2012 | emilie

  • Leger et sans vraiment d’importance... parler d’une catégorie de gens déterminé par leur orientation sexuelle ça fait tellement 2001... Et surtout déterminer leur niveau de névrose de un par une nomenclature de: un peu, moyen et beaucoup et si tu rajoute 0.50$ tu as le format extra.... Et de deux en croyant que tout le monde peu être dans une case... Tu as beau être lesbienne, moi je suis gay et jamais je n’ai pu devenir le genre humain des semblables de ma communauté... Remarque tu es peu être la nouvelle Charlotte Darwin ou Hubert Reeve...

    24 Jan 2012 | jpierre

  • Très intéressant comme texte... bravo !

    La Joconde était un homme en passant ... L'amant de Léonard De Vinci !

    24 Jan 2012 | Karyn the cross

  • J'adore votre humour!

    Vous écrivez très bien... et avec justesse.

    24 Jan 2012 | Ménayer

  • Why calm down GIRLS?...it's grown-up women...Mind you!

    24 Jan 2012 | nike

  • Première fois que je lis du Judith Lussier (et je viens de m'abonner sur Twitter aussi). Ce n'est pas souvent qu'on rit en lisant des textes et là j'ai bien ri. Je vais aller trouver le magazine en kiosque. J'ai reçu un message Facebook via le groupe de la Coalition des Familles Homoparentales du Québec (CFH) pour m'aviser du numéro sur les lesbiennes. Au plaisir de peut-être un jour faire votre connaissance madame Lussier!

    24 Jan 2012 | Monica Perazzo

  • Un bon article avec une pointe d'humour des plus agréable. Toutefois cet article soulève un point intéressant!!!

    24 Jan 2012 | Emmanuelle Bellerose

  • Judy-Ann Côté-Dufresne

    J'adore!

    Bien dit, très réaliste.

    24 Jan 2012 | Judy-Ann Côté-Dufresne | Chicoutimi

  • Joelle Cyr

    ah ben la je me sens visée

    24 Jan 2012 | Joelle Cyr | Verdun

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