Je hais mon maire
Bonjour Pascal.
Je dois avouer, je ne suis pas comme toi. Je ne suis pas Homme de mots, mais bien un homme d'images. Pour gagner ma vie, je prends simplement des photos. Ce qui fait que comme quelques habitants du Plateau, je dois me déplacer très souvent. Je voulais par contre prendre le temps de répondre à ta lettre. Je trouve important de rectifier certains faits ou plutôt de donner mon opinion. L'envers de la médaille, quoi.
À la lecture de ton texte, j'ai sursauté. Je t'explique brièvement.
J'habite sur le plateau. Je dois préciser, je suis locataire dans le centre du plateau et j'ai « OH MON DIEU » une voiture. Ce n'est pas mon quartier depuis 25 ans, je n'ai même pas 25 ans. C'est mon quartier depuis mon arrivée à Montréal, soit près de quatre ans. Tous mes amis de Rimouski ne manquent aucune occasion de me le dire, « ouin t'es pas mal Plateau »... C'est que ça doit être vrai...
Je partage plusieurs de tes points. Ce n'est pas un « centre financier peuplé de tours à bureau ou une cité-dortoir » et c'est effectivement « un endroit où l'on travaille, habite, grandit, s'amuse, discute, vit ». Pour le lieu de villégiature, je crois que venir faire un tour sur Mont-Royal le week-end pourrait t'ouvrir à une nouvelle réalité. Le point qui me chicote le plus est celui où tu dis qu'on y vit de mieux en mieux. Pour ma part, et depuis quatre ans, c'est faux. Archifaux.
Depuis un peu moins de deux ans, j'ai décidé de centraliser ma vie. J'habite au coin de De la Roche et Mont-Royal, mon studio est au coin de Chambord et Mont-Royal, et ma copine est au coin de Cartier et Mont-Royal. Malgré cela, je trouve qu'il est de plus en plus difficile d'y vivre en toute quiétude. Je t'entends déjà me dire « ouin, mais pourquoi t'as une voiture dans ce cas là ?» Le prochain qui me dit ça, je lui fais traîner six valises de flash et caméra de Papineau à McGill College, dans des bancs de neige pas déneigés par souci de « grâce matinée dominicale », juste pour voir.
Tu parles du déneigement, parlons du déneigement. Aujourd'hui en marchant de Cartier à Chambord sur l'avenue Mont-Royal, j'ai vu deux personnes tomber à cause des trottoirs glacés. Ça fait au moins six jours que la tempête est terminée. Et là, je ne parle pas d'une petite ruelle obscure entre Messier et Parthenais, je parle bel et bien de l'avenue qui porte le nom du « plusse coool quartier ». Pour ce qui est des rues, je n'apprendrai rien à personne, c'est horrible. Certains me disent que ça force les gens qui ont des voitures à consommer local. Je réponds que si t'as besoin d'un banc de neige de six pieds par-dessus ton auto pour aller te chercher un bagel au coin de la rue à pied, t'as un sacré problème, mais surtout qu'il y a d'autres solutions.
Quand ce n’est pas l'hiver, c'est l'été... Quand ce n’est pas le déneigement, c'est les tickets. Cet été, j'ai reçu une contravention pour m'être stationné trop près du trottoir. Pas sur le trottoir, mais bien trop près. J'en ai aussi reçu une pour m'être stationné trop loin du trottoir. Pas dans la rue, mais bien trop loin du foutu trottoir. Les horaires de stationnement sont devenus pratiquement impossibles et les parcomètres coûtent la peau des fesses. Rien pour empêcher les gens d'aller magasiner à Laval ou au 10-30. « Ben qu'ils y aillent », me direz-vous. J'ai la même opinion, je déteste les foules. Par contre, mes collègues de l'association des commerçants de l'avenue sont un peu moins d'accord avec nous. Surtout avec les loyers ridiculement exorbitants du coin.
Pour en finir, je crois que tu as oublié un point très très important. Les mesures d'apaisement. Je ne suis pas contre le principe, mais j'aimerais beaucoup qu'il engage quelqu'un pour définir les répercussions réelles de ce que ces mesures vont engendrer. Parce qu'on ne se mentira pas, les mesures d'apaisement n'empêcheront pas les gens de prendre leurs voitures. Elles vont simplement créer des embouteillages sur les artères principales et plus précisément empêcher les commerces dont tu vantes les vertus de faire de l'argent avec les habitants des quartiers adjacents. Le maire Ferrandez s'est mis dans l'idée de couper la circulation de transit. À la base, ce n’est pas fou. Ou du moins, ce ne serait pas fou à Pointe-aux-Trembles. Ce que je me demande réellement c'est si le maire du Plateau Mont-Royal est conscient qu'il dirige le Plateau Mont-Royal. Comment veux-tu couper la circulation de transit, alors qu'une des entrées les plus populaires de l'île entre et sort en plein coeur du milieu de vie? Que tes artères principales sont De Lorimier, Papineau, St-Denis, St-Laurent, St-Joseph et Sherbrooke. Que tu veuilles te déplacer de Hochelaga Maisonneuve, de Rosemont et sa petite patrie, d'Outremont, du Centre-Sud, de Villeray, peu de chances sont que tu n'aies pas à passer par notre quartier. Les mesures d'apaisement sont tellement faites n'importe comment qu'il y a des plaintes du service de police et des pompiers parce qu'elles les empêchent de travailler convenablement. Du sens unique de la rue Laurier, au blocage quasi complet de la rue de Lanaudière et Chambord (curieusement, la rue où le fameux maire habite), à la barrière sur Berri à la hauteur de Laurier, le rétrécissement de la rue De la Roche qui passe maintenant de deux à une seule voie ce qui congestionne la rue, devient dangereux pour les piétons et crée des spectacles incroyables où j'ai vu presque tous les jours pendant deux semaines des voitures s'enfoncer dans une plate-bande faute d'indication et de signalisation, jusqu'au changement de signalisation sur plusieurs rues, dont le coin Papineau et St-Joseph, où on retrouve un bouchon considérable tous les matins depuis le changement, j'ai l'impression que les plans ont été dessinés par un enfant de cinq ans qui compose avec un grave retard mental.
Quatre ans plus tard, je me retrouve confronté à une réalité que j'ai beaucoup de misère à admettre. Mon plus beau quartier du monde est désormais un endroit où les petites choses de la vie deviennent des obstacles. Soit rassuré, je ne dis pas que tout cela est dû au maire Ferrandez. Par contre, il y a une grande portion de tous ces phénomènes qui lui sont attribués.
Je ne crois pas que tous les habitants du Plateau sont des marcheurs, cyclistes, adeptes du transport en commun (déficient) qui travaillent à moins de 5 minutes de leurs résidences. Je ne crois pas non plus qu'ils vont chercher du lait au dépanneur en VUS. Je crois qu'il y a différentes réalités à l'intérieur d'un territoire, mais que l'administration se concentre à faire plaisir à une seule de ces réalités et étrangement, elle correspond pas mal à celle du maire Ferrandez.
Pour finir, je me cherche un appartement dans Outremont pour le 1er juillet prochain, au cas où tu entendrais parler de quelque chose.





Ferrandez commence à récolter les fruits de sa passion, il peut être fier... http://www.cyberpresse.ca/actualites/regional/montreal/201202/09/01-4494468-le-plateau-perd-des-residants.php
10 Fév 2012 | Christophe
Quand je vois que les actions de Luc Ferrandez soulèvent, aujourd'hui, autant de débats passionnels à Montréal que celui de la construction de la Tour de Gustave Eiffel, hier, à Paris; je me dis que ce visionnaire est vraiment porteur de quelque chose de plus grand que lui. Ses réalisations sont celles du grand Montréal de demain. Que ceux qui veulent prendre le train de l'avenir embarquent immédiatement avec lui, et son équipe.
26 Jan 2012 | andré boulanger
Pour compléter ton information, Raphael, sache que depuis hier, tous les automobilistes doivent payer un droit d'entrée à Milan...
http://www.goodplanet.info/Contenu/Depeche/Milan-entree-en-vigueur-d-un-peage-urbain-pour-tous-les-automobilistes/(theme)/1407#.Tx7qDxHTg-E.facebook
Il est vrai que c'est une administration de gauche... des empêcheurs de rouler en rond.
À Londres, ça fait des années qu'il y a un péage pour rouler dans le centre ville. Et c'est une idée qui pourrait faire du chemin.
24 Jan 2012 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
le maire Ferrandez est un génie... avoir un peu de connaissance en urbanisme et vous allez comprendre ce que le maire Ferrandez essaye de faire... construire un milieu de vie où l'auto y est inférieur aux piétons, vélos et à l'espace public.. Les citoyens du Plateau ont autant le droit à avoir des rues sécuritaires et calmes qu'aux rues de Laval!
Ils faut changer nos mentalité de voiture... arrêtez de vivre à l'américaine!
22 Jan 2012 | jf
Je partage assurément ton point de vue, Pascal, et celui de Lucie qui décrit bien que "L'apaisement" tant souhaité par M. Ferrandez, ce n'est pas pour tout le monde!
J’habite le Plateau Mont-Royal depuis 8 ans. En 2003, la rue Marie-Anne, près de la rue Cartier, était une assez tranquille en terme de circulation. Mais depuis deux ans, la circulation sur la rue Marie-Anne est devenue infernale. Tout a commencé avec cette surprenante décision de l’arrondissement d’interdire le virage à gauche sur Papineau à partir de la rue Rachel. Cherchant en vain un moyen d’accéder au pont rapidement, les automobilistes futés ont vite pris l’habitude d’emprunter la rue Marie-Anne, devenue la seule rue, entre Sherbrooke et Saint-Joseph, où le virage à gauche est permis. Marie-Anne est une petite rue tranquille où se côtoient des centaines de jeunes adolescents qui fréquentent l’école secondaire Jeanne-Mance, des centaines de bambins qui fréquentent le CPE Le Sablier. Le matin, les parents peinent à stationner leur véhicule (souvent illégalement d’ailleurs) et font du slalom entre les voitures qui empiètent sur le passage clouté pour traverser la rue Marie-Anne. Puis, du mois d’août au mois d’avril, le quadrilatère est envahi de centaines de jeunes hockeyeurs qui fréquentent l’aréna Mont-Royal. Il y est très sécuritaire de faire descendre sa marmaille devant l’aréna; de toute manière, sur la rue Marie-Anne ou sur Cartier, entre 15 h et 18 heures, on n’avance plus.
Je peine à croire que dans sa grande sagesse, la mairie de l’arrondissement n’a pas pensé à l’impact dévastateur pour les rues avoisinantes qu’aurait la décision de bloquer la circulation sur la rue Christophe-Colomb. L'autre soir, j'étais chez un ami qui habite Christophe-Colomb et Beaubien. J'avais envie de me rendre sur Christophe-Colomb et Mont-Royal pour manger un bagel : ça m'a pris 30 minutes pour réaliser que c'est impossible! Pour traverser le Plateau, il faut aller jusqu'à Saint-Denis ou descendre jusqu'à Papineau. Je me retrouve inévitablement bloquée sur Saint-Denis (impossible de tourner vers l'est (merde!) ou sur Papineau (il me faudrait remonter quoi, sept rues, vers l'ouest), bloquée avec les gens qui veulent aller vers le Pont (MAIS PAS MOI!). Je pensais trouver une façon d'y accéder, par Chambord, mais non! Une de ces stupides bornes débiles me ramène sur Saint-Joseph, et me voilà encore bloquée avec les gens qui veulent regagner leurs belles demeures de banlieue. Et dernièrement, je me surprends même à les envier... Inutile de dire que mon projet a pris le bord.
Le pire dans tout ça? SI je vivais dans un arrondissement normal, je me rendrais à une séance du conseil d'arrondissement pour leur soumettre le problème de la rue Marie-Anne. Mais j'ai tellement peur que la solution qu'on y trouve soit pire que le problème, que je préfère me taire. Enfin, presque tout le temps (!).
22 Jan 2012 | Pascale
La nième discussion sur le sujet avec à peu près toujours les même arguments...
D'un coté, il faut quand même avoir la tête pas mal sous terre pour nier que les changements d'orientation de rue ont eu des effets négatifs. Je suis favorable à l'apaisement de la circulation par des méthodes coercitives, mais ça devient problématique lorsque ça se traduit par de nouvelles congestions. De même, je ne suis pas nécessairement en accord avec la manière dont M. Ferrandez a procédé et la rhétorique dont il a accompagné les changements.
Cependant, j'aimerais que les critiques des changements acceptent de leur coté de s'intéresser à la question de la politique municipale, car visiblement plusieurs ne sont pas aux faits. Par exemple amalgamer la hausse des taxes dans l'arrondissement avec la politique Ferrandez ne tient pas puisque les taxes sont du ressort de la Ville Centre qui ne renvoie rien aux arrondissements.
Il faut aussi accepter de regarder ce qui se fait ailleurs: la plupart des villes qui ont vécu une évolution positive de leur cadre de vie ont mis en place des politiques coercitives, à commencer par les zones centrales. Donc c'est bien parce que le Plateau est le Plateau et que la moitié de l'agglomération essaie d'y passer qu'il faut faire quelque chose. Est-ce que les recettes appliquées dans d'autres villes peuvent marcher à Montréal? On ne sait pas, il faut essayer. On demande à Ferrandez de faire appel à des experts du déplacement pour planifier ses changements, mais il l'a fait (trop tard cependant, entre la 1ère et la 2nde vague de changements), mais il faut aussi comprendre que les sciences du traffic sont avant tout des sciences humaines et non des sciences pures/exactes: Ça dépend toujours de choix humains.
Est-ce que le Plateau a beaucoup changé depuis 2 ans? Pas tant que ça non plus. Certains points se sont améliorés, d'autres se sont détériorés. Rien de bien transcendant dans l'ensemble sauf pour les gens qui vivent sur certaines des rues affectées par les changements. Il faut essayer de prendre en compte les impacts négatifs liés aux mesures d'apaisement... mais là aussi, il faut être réaliste et ne pas se mettre la tête dans le sable: avec l'augmentation du parc auto, on va dans le mur. Essayer des alternatives est une obligation...
Est-ce qu'il aurait été préférable que tous ces changements fassent l'objet d'une politique intégrée? C'est certain. Est-ce que les arrondissements ont trop de pouvoir et Ferrandez en a abusé, c'est possible. D'un autre coté, la Ville-Centre ne bouge pas depuis des années. Personnellement je vois les modifications dans le Plateau comme transitoire et comme un point de départ pour obliger à avoir une politique plus intégrée.
21 Jan 2012 | Steph
Raph, (f)Outremont c'est bien mais tant qu'à avoir une voiture je de suggère un arrondissement des plus accueillants et où tout le monde cohabite bien de façon civilisée, courtoise et où tout est à portée de main (et se fait bien à pied au besoin. Trois lettres : NDG.
Tout à fait en accord avec ton texte. En plus j'ai des amis restaurateurs sur la rue Mont-Royal et qui ont perdu de la clientèle grâce aux excellentes initiatives du maire de l'arrondissement. Les gens de l'extérieurs commencent à trouver ça moins drôle de visiter le plateau ... On y trouve notre compte ailleurs sinon plus avec plu de diversité.
PS: NDG est à 12 minutes du centre-ville ... En voiture ;)
21 Jan 2012 | Robert
J'ai lu avec un grand plaisir le texte de Pascal Henrard.
Je suis tout autant d'accord avec les actions de Ferrandez qui ose, avec courage, questionner la culture du char si chère aux individualistes.
Je vis en ville parce que je ne veux pas de voiture dans ma vie. Les TEC sont de plus en plus efficaces à Montréal. La voiture est une belle invention mais elle a un défaut majeur : elle ne rapporte pas ce qu'elle coûte en frais de services à l'ensemble de la population.
Et si vous trouvez vraiment que les trottoirs sont de glace vous en êtes aussi responsables. Les fluctuations climatiques causées par les moteurs à explosion ça vous dit quelque chose ?
Je vous invite tout de même à soutenir l'économie locale en investissant un gros 12 $ pour égayer vos pieds de semelles cloutées. Très efficaces vous savez.
Les pieds c'est comme la tête ont peut les protéger ;0)
Et puis la ville est décidément plus belle sous la neige. On a encore un trésor qui nous tombe sur la tête et qui s'appelle la neige. E on se plaint que le maire de l'arrondissement ne vas pas le porter à la dump assez rapidement. Ciboulette, le monde est fou ;0)
20 Jan 2012 | andré boulanger
Raphael, je prends quelques minutes pour quand même contre-argumenter ton long argumentaire personnel.
Bon, tu dis avoir centralisé ta vie. Parfait. Tu assimile vivre en toute quiétude et possession d'une auto. Je ne vois pas le rapport. Jamais je n'ai dénoncé dans mon texte les gens qui possède une auto. J'en possède moi-même trois (mais pas de panique, il y en a deux qui ne sont pas à Montréal). On dirait que ceux qui détestent viscéralement le maire du Plateau pensent qu'on en veut à leur auto. CE N'EST PAS VRAI!
Tu as vu deux personnes glisser sur les trottoirs. C'est normal. Nous sommes en hiver et les trottoirs glissent tabarnak! Il n'est pas possible de mettre un col bleu avec un sac de sable devant chaque piéton. Personnellement, je marche énormément et, malgré parfois quelques déséquilibre, je ne me suis jamais étalé. Mais j'ai des bonnes bottes de marche, pas des petits botillons à la mode.
Tu as eu des contraventions parce que tu étais en infraction. Qu'est-ce que tu veux que je te dise? Tu étais en infraction. Moi aussi j'ai eu l'année dernière deux contraventions... parce que j'étais garé devant chez moi... mais du mauvais côté. Que veux-tu, ici c'est la le règlement, dans certaines villes de banlieue tu ne peux tout simplement pas te stationner de 10 heures du soir à 8 heure du matin.... qu'est-ce tu fais quand tu couches chez ta blonde où que t'es fin saoul dans un party?
Tu dis que l'association des commerçant ne sont pas contents. Ils ne sont jamais contents. Mais selon des informations sérieuses ils auraient fait 30 % de chiffre d'affaires de plus que l'an passé...
Tu trouves que les mesures d'apaisement créent des embouteillages... Es-tu déjà allé à Paris, Londres, New-York ou Los Angeles... c'est rien ce qu'on a ici... mais avec le nombre grandissant de voiture, on s'en va tranquillement nous aussi vers la paralysie complète.
Tous les habitants du Plateau ne sont pas marcheurs, cyclistes et adeptes du transport en commun. Et dire que l'administration ne travaille que pour eux est une erreur de jugement. Il suffit de regarder les voitures qui montent Papineau le soir ou qui descendent l'avenue du Parc le matin. Tous ces gens ont-ils absolument besoin de leur auto?
Bonne chance pour ton appartement à Outremont.
20 Jan 2012 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
J'aimerais également souligner qu'avec tous ces chengements pour dévier la circulation, certaines rues qui avant étaient tranquilles sont maintenant devenues des quasi-artères principales! Je vais vous parlez de ma rue, Garnier entre Mont Royal et Gilford. Avant nous avions une rue paisible ou la circulation était très peu fréquente est, maintenant que la circulation sur Gilford vers l'ouest déviée sur Garnier, un vrai boulevard!
Je voyage en transport en commun et marche du métro Laurier jusqu'à Garnier. Tous les soirs, je vois des gens impatients de tourner en rond qui circulent à des vitesses non permises et qui font leur arret à la vitesse de l'éclair!
Vous me demandez si tous ces changements ont améliorés ma vie sur la Plateau? AUCUNEMENT!!
20 Jan 2012 | Lucie
Il ne faut pas oublier que le Plateau est un des seuls quartiers à Montréal et en Amérique du Nord où l'auto ne représente pas la majorité des déplacements. Et j'ai comme l'impression que la majorité des travailleurs et consommateurs qui viennent dans le quartier aussi utilise un autre mode de transport que l'auto (je ne parle pas ici des automobilistes qui ne font que traverser le Plateau).
Donc, je crois que tout ce qu'on essaye de faire c'est de repartager l'espace public en fonction des modes de transport utilisés. Pourquoi les piétons et les cyclistes devraient-ils s'entasser sur d'étroits trottoirs s'ils sont majoritaires?
C’est vrai qu'il y a des situations vraiment frustrantes pour certains habitants qui doivent utiliser leur auto, mais il y a des changements de mentalité qui doivent s'opérer.
Le pire, c’est qu’en rendant les rues plus calmes et sécuritaires, ça incite les gens à circuler à pied et en vélo. Donc au bout du compte, ça aide à décongestionner les rues. Imaginer une minute si les 5 millions de déplacements en Bixi avaient été effectués en auto! Ils devraient apprécier davantage les efforts et sacrifices faits par les utilisateurs des transports alternatifs. C’est pas toujours évident d’attendre l’autobus à -20 ou sous la pluie, mais ça libère les rues pour les autres utilisateurs de la route.
Il faudrait que les automobilistes commencent à réaliser qu’ils sont la principale source de leur malheur. La plupart des problèmes qui sont évoqués dans votre texte (congestion, manque de stationnement, contraventions) ne proviennent pas des politiques du maire, mais de l'augmentation du parc automobile. Et si on ne commence pas à penser la ville autrement, ces problèmes ne vont aller qu'en empirant.
20 Jan 2012 | Vince
Amen!
Le quartier est devenu infréquentable même à pied.
20 Jan 2012 | Geneviève
BOUM!
20 Jan 2012 | Pierre Lambert
@ Pascal ! Allô ! C'est bien en ayant outrancièrement ignoré ses arrondissements voisins et en prenant un ton suffisant pour rebuffer tous ceux qui ne pensaient pas comme lui que Ferrandez s'est tant fait haïr !... En étant égo-centré, narcissique et plateau-centrique !... Et tu dis que les contre-arguments sont égo-centrés ??
Je pense, sans faire de jeux de mots tendancieux, que tu es en train de te mordre la queue...
20 Jan 2012 | Martin Bélanger
Cher Monsieur,
Prenez garde il y a une partie d'Outremont qui fait partie de l'arrondissement du Plateau!! Je suis sur le Plateau depuis 1976 et je suis d'accord avec vous ça s'est considérablement gâché! Les soient disant mesures d’apaisement ne contribuent qu'à créer des bouchons sur les artères principales et polluent d'autant plus. L'accès aux services d'urgence en est ralenti et cela est dangereux pour la sécurité des gens. Nulle part au monde un maire d’arrondissement n'aurait pu décider de la configuration des rues comme cela a été fait ici. Beaucoup de proprios étouffés par les surtaxes. Beaucoup de condos à vendre dans mon coin. Hélas je ne peux pas quitter le quartier mais j'en rêve!!!
20 Jan 2012 | D.Lorain
@Pascal Je trouve plutôt drôle qu'une personne disant aimer son maire parce qu'il ignore les besoins/requêtes des autres cartiers/villes viennent ensuite dire que ce texte ne comporte que des "arguments égocentrés".
En fait le text réponds aux points positifs que vous avez souligné, donc ces arguments sont-ils seulement égocentrés parce qu'ils sont négatifs?
Et cela vient d'un ancien résidant du plateau qui y a grandit, puis y a déménagé en appartement, pour finalement quitter le quartier il y a quelques mois. Le transport (en autobus) était devenus un cauchemard dû à une trop grande augmentation de traffic sur les grandes artères.
20 Jan 2012 | Frank
Je remarque que les gens qui "haïssent", quel que soit l'objet de leur haine, n'ont que des arguments égocentrés, ils parlent de leurs petits problèmes personnels et ne voient pas plus loin que le bout de leur nombril.
Comment voulez-vous dans ces conditions discuter?
20 Jan 2012 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
Merci Raphaël, de ce contrepoids, et merci Urbania de l'avoir publié.
Comme quoi les débats sensibles sont à doubles voies, et non pas « one-way » comme dans l'arrondissement et la rhétorique du maire Ferrandez.
Je tiens Ferrandez en très grande partie responsable de ma récente sortie du plateau, après une histoire d'amour de plus de 22 ans. Pascal et son maire ne veulent pas de nous, Raphaël, pour tous les péchés que tu as mentionné ; moi, j'ai fini par me plier, et j'ai plié bagages. Je peux t'affirmer, que dans mon cas je vis vraiment mieux. « De mieux en mieux ».
Car il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre dans le texte d'hier ; l'intention de l'auteur était de gommer les nuances, de jeter des gros pavés pas trop subtils, avec les raccourcis raccoleurs d'usage (les allusions aux ignominies de la banlieue, à la radio-poubelle ou à Québecor !) et de provoquer, point. Objectif atteint. Et, oui, avec le passage « on vit de mieux en mieux sur le plateau », on s'emmène aux vues... Ou en tous cas, c'était une affirmation largement « sous-argumentée », pour reprendre une formule de l'auteur. Si les adeptes du maire peuvent tout au plus se réjouir de changer les choses dans le sens qui leur plaît, il est vrai qu'au présent, on n'est franchement plus proche du pire en pire que du mieux en mieux. Peut-être sera-ce le cas dans cinq ou dix ans, mais depuis 4 ans, il est vrai que ça craque de partout.
Et c'est bien là le grand reproche que je réserve à Ferrandez ; le rythme avec lequel il a imposé sa réorganisation de l'univers, et une insouciance dans le timing (m'en fout que la ville-centre multiplie les chantiers pendant ce temps-là). Mais ses adeptes radicaux n'en entendent rien, parlez-en à François Cardinal, qui avait écrit un édito sensé (et nuancé) à ce sujet. Il a été bombardé d'insultes, il était un « traître à la cause » ! Lui, l'auteur et chroniqueur écolo, et le plus vert des édito ! C'est dire...
Et Pascal, j'ai peut-être quitté le plateau, mais j'y détiens encore une propriété, donc, j'y paie encore des taxes (qui ont monté en flèche ; ça doit être parce qu'on y vit de mieux en mieux), je vais donc continuer de visiter certaines rues, ne t'en déplaises ; en relisant ton texte, et en considérant que cet « élu local » a obtenu son mandat avec 12 500 votes - pas de quoi jouer les Labeaume avec son 80 % - il y aurait peut-être lieu, pour reprendre ta conclusion, de se « garder une petite gêne ».
Sans quoi 2013 pourrait voir les sens uniques redevenir des « two-way ».
Peace.
20 Jan 2012 | Martin Bélanger
Je confirme, la rue Mont-Royal est une honte depuis une semaine, pas de sel, rien, niet, nada, une patinoire à ciel ourvert. Pathétique.
20 Jan 2012 | Thomas