2-3-4-0 en quelques verres, en quelques mots
Enfin! La consécration! Urbania m’offre de rédiger un billet de blogue commandité en échange d’une poignée de dollars et, j’imagine, un voyage en échange d’une quelconque plogue.
Est-ce qu’Urbania m’envoie à New York pour y rencontrer Karine Vanasse afin de vous encourager à finalement regarder Pan-Am?
Non!
Est-ce que votre site web préféré m’a offert un sandwich aux oeufs, un Sprite pis un billet d’autobus pour découvrir Toronto comme l’a fait le Journal de Montréal avec Sophie Durocher?
Pas vraiment!
On me demande plutôt de vous initier au concept 2-3-4-0 d’Éduc’alcool.
…
Vous l’aurez compris, on ne m’envoie nulle part – même que je « reçois » si j’en crois le communiqué de presse qui vient d’apparaître dans ma boîte de courriels – mais bon, c’est une première pour moi et ce n’est pas comme si on m’invitait à vous chanter les louanges du tourisme en Corée du Nord (« Venez pour les ruines! Restez bien malgré vous! »). En prime, on m’encourage même à pimenter mes explications de badinage qui pourrait s’appliquer à la plogue derrière l’initiative. Bref, aujourd’hui, on me paie pour vous raconter des histoires de brosses. J’suis un peu comme Réjean Tremblay, quoi!
2-3-4-quoi?
Non content de dominer le monde des slogans avec « La modération a bien meilleur goût », Éduc’alcool innove – ou se sent menacé par la popularité grandissante de « Mon père est riche en… », c’est selon - en lançant 2-3-4-0, une formule simple qui quantifie cette fameuse modération. Bien que Patricia Paquin n’a jamais vraiment été la figure de proue des soirées qui dérapent, des fluides qui s’ingèrent pour ensuite se répondre ou encore des tatous qu’on regrette (quoique…), j’aimerais préciser qu’on ne doit vraiment, mais vraiment pas confondre 2-3-4-0 et l’émission jeunesse « 0340 ».
Mais avant de poursuivre avec d’autres jokes niaiseuses, passons aux choses sérieuses et décortiquons la formule :
2 : C’est le nombre de consommations maximal qu’une femme désirant trinquer devrait consommer par jour.
3 : Ça, c’est le nombre de verres pour un homme ET le nombre maximal de consommations qu’une dame qui veut souligner une occasion spéciale devrait ingérer. Mesdames, que ce soit pour un party de bureau, pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste ou pour lever le coude, la larme à l’œil, en regardant les derniers épisodes de « KampaÏ », trois « drinks » devraient vous suffire.
4 : C’est le nombre de consommations maximal lié aux gars qui voudraient faire la fête. Est-ce que ces données s’appliquent à Keith Richards, les bonhommes du Saguenay ou les valeureux de l’Abitibi-Témiscamingue? Selon Éduc’Alcool, oui. « Un comité national d’experts, dont faisait partie la conseillère d’Éduc’alcool, a élaboré des directives précises relativement à la consommation d’alcool à faible risque. Celles-ci ont été révisées par trois sommités scientifiques de trois continents et endossées par un nombre impressionnant d’organismes publics et privés. Elles sont désormais LA référence », peut-on lire sur leur communiqué. Oui, oui! « LA référence »! En majuscules! Don’t fuck with them, fool!
0 : Puis y’a le zéro. « Pour éviter l’accoutumance », Éduc’Alcool recommande au moins une journée de répit par semaine. La gueule de bois, la journée où on se jure qu’on ne recommencera plus jamais, le dimanche matin où on se rend à l’épicerie en jogging sans nécessairement étudier à McGill. Ça peut aussi être ça le zéro.
Mises en situation :
En plus de présenter cette nouvelle formule qui, bien sûr, n’enlève rien au jugement et au gros bon sens, Éduc’alcool nous fournit une liste de situations où on ne devrait pas consommer et c’est là que le bât blesse. Bien sûr, l’organisme nous lance les « classiques » du genre à la « ne buvez pas lorsque vous manœuvrez un véhicule motorisé » et autres « classiques », mais plusieurs situations – tirées de l’actualité récente – devrait aussi s’y retrouver. Ainsi, on ne devrait pas boire…
- en considérant des échanges de joueurs du Canadien,
- en choisissant le nom de son enfant (ainsi, 7 Manolo ont vu le jour en 2010. Sept garçons de parents issus d’union de fans de « Ramdam » j’imagine),
- Lorsqu’on doit donner le feu vert à un album. Sinon, comment expliquer la présence de « Je coule en toi » sur l’album de Jonathan Roy alors? Quelqu’un quelque part dans son entourage à un sens de l’humour tordu ou a pris un verre de trop pendant la production du disque…
- en rédigeant un billet de blogue pour Urbania (mais ça, vous le saviez déjà à force de nous lire)
Pour avoir plus de détails sur la nouvelle campagne d’Éduc’alcool, on clique ici.
Non!
Est-ce que votre site web préféré m’a offert un sandwich aux oeufs, un Sprite pis un billet d’autobus pour découvrir Toronto comme l’a fait le Journal de Montréal avec Sophie Durocher?
Pas vraiment!
On me demande plutôt de vous initier au concept 2-3-4-0 d’Éduc’alcool.
…
Vous l’aurez compris, on ne m’envoie nulle part – même que je « reçois » si j’en crois le communiqué de presse qui vient d’apparaître dans ma boîte de courriels – mais bon, c’est une première pour moi et ce n’est pas comme si on m’invitait à vous chanter les louanges du tourisme en Corée du Nord (« Venez pour les ruines! Restez bien malgré vous! »). En prime, on m’encourage même à pimenter mes explications de badinage qui pourrait s’appliquer à la plogue derrière l’initiative. Bref, aujourd’hui, on me paie pour vous raconter des histoires de brosses. J’suis un peu comme Réjean Tremblay, quoi!
2-3-4-quoi?
Non content de dominer le monde des slogans avec « La modération a bien meilleur goût », Éduc’alcool innove – ou se sent menacé par la popularité grandissante de « Mon père est riche en… », c’est selon - en lançant 2-3-4-0, une formule simple qui quantifie cette fameuse modération. Bien que Patricia Paquin n’a jamais vraiment été la figure de proue des soirées qui dérapent, des fluides qui s’ingèrent pour ensuite se répondre ou encore des tatous qu’on regrette (quoique…), j’aimerais préciser qu’on ne doit vraiment, mais vraiment pas confondre 2-3-4-0 et l’émission jeunesse « 0340 ».
Mais avant de poursuivre avec d’autres jokes niaiseuses, passons aux choses sérieuses et décortiquons la formule :
2 : C’est le nombre de consommations maximal qu’une femme désirant trinquer devrait consommer par jour.
3 : Ça, c’est le nombre de verres pour un homme ET le nombre maximal de consommations qu’une dame qui veut souligner une occasion spéciale devrait ingérer. Mesdames, que ce soit pour un party de bureau, pour célébrer la Saint-Jean-Baptiste ou pour lever le coude, la larme à l’œil, en regardant les derniers épisodes de « KampaÏ », trois « drinks » devraient vous suffire.
4 : C’est le nombre de consommations maximal lié aux gars qui voudraient faire la fête. Est-ce que ces données s’appliquent à Keith Richards, les bonhommes du Saguenay ou les valeureux de l’Abitibi-Témiscamingue? Selon Éduc’Alcool, oui. « Un comité national d’experts, dont faisait partie la conseillère d’Éduc’alcool, a élaboré des directives précises relativement à la consommation d’alcool à faible risque. Celles-ci ont été révisées par trois sommités scientifiques de trois continents et endossées par un nombre impressionnant d’organismes publics et privés. Elles sont désormais LA référence », peut-on lire sur leur communiqué. Oui, oui! « LA référence »! En majuscules! Don’t fuck with them, fool!
0 : Puis y’a le zéro. « Pour éviter l’accoutumance », Éduc’Alcool recommande au moins une journée de répit par semaine. La gueule de bois, la journée où on se jure qu’on ne recommencera plus jamais, le dimanche matin où on se rend à l’épicerie en jogging sans nécessairement étudier à McGill. Ça peut aussi être ça le zéro.
Mises en situation :
En plus de présenter cette nouvelle formule qui, bien sûr, n’enlève rien au jugement et au gros bon sens, Éduc’alcool nous fournit une liste de situations où on ne devrait pas consommer et c’est là que le bât blesse. Bien sûr, l’organisme nous lance les « classiques » du genre à la « ne buvez pas lorsque vous manœuvrez un véhicule motorisé » et autres « classiques », mais plusieurs situations – tirées de l’actualité récente – devrait aussi s’y retrouver. Ainsi, on ne devrait pas boire…
- en considérant des échanges de joueurs du Canadien,
- en choisissant le nom de son enfant (ainsi, 7 Manolo ont vu le jour en 2010. Sept garçons de parents issus d’union de fans de « Ramdam » j’imagine),
- Lorsqu’on doit donner le feu vert à un album. Sinon, comment expliquer la présence de « Je coule en toi » sur l’album de Jonathan Roy alors? Quelqu’un quelque part dans son entourage à un sens de l’humour tordu ou a pris un verre de trop pendant la production du disque…
- en rédigeant un billet de blogue pour Urbania (mais ça, vous le saviez déjà à force de nous lire)
Pour avoir plus de détails sur la nouvelle campagne d’Éduc’alcool, on clique ici.





Moi, ce qui me bogue avec Éduc'alcool, c'est qu'ils sont partiellement financés par l'industrie québécoise de l'alcool. Pas qu'ils font de la promo abusive de l'alcool, mais les intérêts mercantiles possibles m'inquiètent. Le message semble positif, mais...
Enfin, peut-être que je suis parano.
30 Jan 2012 | Gengee
Sympa votre chronique sur le 2340. Une autre façon, assez décontractée et pas nécessairement niaiseuse, de faire passer le message. Merci.
Merci aussi pour la suggestion de ne pas boire quand on considère des échanges de joueurs du Canadien. On n'y avait pas pensé, mais peut-être qu'on aurait dû...
Hubert Sacy
Directeur général d'Éduc'alcool
19 Jan 2012 | Hubert Sacy
Pas de Mafalda en 2010, mais une Maftuha par contre.
18 Jan 2012 | André Péloquin
"(ainsi, 7 Manolono ont (ainsi, 7 Manolo ont vu le jour en 2010. Sept garçons de parents issus d’union de fans de « Ramdam » j’imagine)
Et les fans de Mafalda eux? ;-)
18 Jan 2012 | Sébastien Lapointe