C’est ce qui se passe dans la chambre…
Cher blogue d’Urbania,
Désolé, mais je prends un « break » d’actualité aujourd’hui. Vois-tu, je suis traumatisé…
Pire encore, je suis vieux.
Les chemises carreautées, les cheveux en bataille et l’âge mental douteux ne trompent personne.
Je suis un « vieux ». Je ne suis plus dans le camp des « petits cons », parce que je juge maintenant ces derniers lorsqu’ils beuglent des « Tabarnac, Karine! C’était juste un french. Je ne la connais pas c’te fille! » ou, pire encore, le répertoire de Kain au petit matin à la sortie de la Boite à Marius (dans le sens que j’habite tout près, pas que je fréquente l’endroit… promis juré!).
Plus jeune, j’ai pissé contre des affiches électorales, j’ai ingéré assez de bière tablette pour la vomir en maudissant le nom de celle qui m’a tout d’abord mené à lever le coude (ma phase « emo » j’imagine). J’ai dormi dans mon char, j’ai sûrement préparé un ou deux sandwichs Subway sans m’être lavé les mains auparavant et je me suis présenté comme candidat sous la bannière adéquiste (ok, je n’ai pas autant déconné que ça quand même).
Mais les « petits cons » du 2.0, ils remportent la palme, le Félix, l’Olivier et l’Oscar. En termes de bourdes monumentales, c’est les champions intercontinentaux. Les Ultimate Warrior de la gaffe, j’vous dis. Le succès du site www.isanyoneup.com en témoigne d’ailleurs…
La vérité toute nue…
Hunter Moore est un « petit con » de 26 ans tatoué jusqu’à l’os qui habite San Francisco. Il y a neuf mois, il lançait www.isanyoneup.com: un site permettant à monsieur et madame Tout-le-Monde de soumettre des photos nues en plus d’un lien menant à la page Facebook de la victime. En entrevue avec l’East Bay Express, il a déclaré que cette impudicité extrême serait typique de sa génération. « Ça fait neuf ans que j’envoie des photos de mon pénis à mon entourage via texto! » Va pour l’entourage, à la limite, mais de là à dévoiler à la planète entière? Hé boy!
Malgré de nombreux courriels de menaces, des rumeurs de poursuites et un couteau dans l’épaule (une victime l’ayant retracée), Moore peut investir jusqu’à 13 000 $ par mois sur son site alors que plus de 30 millions de pages vues mensuellement. Pire encore, le ‘tit gars est maintenant une « vedette » payée pour se montrer le minois à des événements branchouillards. « Hey! Ça te tente de défoncer la nouvelle année avec moi à Lake Worth? Le gars qui met des photos de zounes sur le Web va y être! Malade! »
En plus de garçons et de filles (dont plusieurs de Montréal), on retrouve aussi des groupies étalant leur tableau de chasse (dont quelques musiciens de Montréal). Vengeance? Harcèlement? Coup de promo fumant? Triste vérité? Ragots? Plusieurs questions et des sueurs froides remontent lorsqu’on surfe sur le site, dont « Pourquoi ? » et « Où sont-ils? »
Pourquoi celle-ci s’est laissé prendre en photo alors qu'elle sniffe de la coke sur le pénis d’un type? Pourquoi celle-là a-t-elle envoyé par texto une photo d’elle avec son portable en guise de godemichet? Où sont leurs parents? Ou étaient leurs parents lorsqu’ils grandissaient, sapristi!?
Tiens, une chanson pour faire descendre tout ça : « Spoiled » de Folk Implosion, un petit bijou « low fi » que j’ai tout d’abord entendu sur la trame sonore du film coup de poing « Kids » de Larry Clark, une autre histoire de « petits cons », justement…
“Spoiled children soon to fall / Freedom is the lie we live / We will wait for tragedy / And scatter helpless to the fire”
AUSSI À LIRE :
• http://www.theawl.com/2011/11/the-man-who-makes-money-publishing-your-nude-pics
• http://www.altpress.com/features/entry/naked_famous_how_a_risque_new_website_pushes_boundaries_and_buttons/P0/
• http://www.bangstyle.com/2011/11/public-enemy-1-isanyoneup-com’s-hunter-moore/
Les chemises carreautées, les cheveux en bataille et l’âge mental douteux ne trompent personne.
Je suis un « vieux ». Je ne suis plus dans le camp des « petits cons », parce que je juge maintenant ces derniers lorsqu’ils beuglent des « Tabarnac, Karine! C’était juste un french. Je ne la connais pas c’te fille! » ou, pire encore, le répertoire de Kain au petit matin à la sortie de la Boite à Marius (dans le sens que j’habite tout près, pas que je fréquente l’endroit… promis juré!).
Plus jeune, j’ai pissé contre des affiches électorales, j’ai ingéré assez de bière tablette pour la vomir en maudissant le nom de celle qui m’a tout d’abord mené à lever le coude (ma phase « emo » j’imagine). J’ai dormi dans mon char, j’ai sûrement préparé un ou deux sandwichs Subway sans m’être lavé les mains auparavant et je me suis présenté comme candidat sous la bannière adéquiste (ok, je n’ai pas autant déconné que ça quand même).
Mais les « petits cons » du 2.0, ils remportent la palme, le Félix, l’Olivier et l’Oscar. En termes de bourdes monumentales, c’est les champions intercontinentaux. Les Ultimate Warrior de la gaffe, j’vous dis. Le succès du site www.isanyoneup.com en témoigne d’ailleurs…
La vérité toute nue…
Hunter Moore est un « petit con » de 26 ans tatoué jusqu’à l’os qui habite San Francisco. Il y a neuf mois, il lançait www.isanyoneup.com: un site permettant à monsieur et madame Tout-le-Monde de soumettre des photos nues en plus d’un lien menant à la page Facebook de la victime. En entrevue avec l’East Bay Express, il a déclaré que cette impudicité extrême serait typique de sa génération. « Ça fait neuf ans que j’envoie des photos de mon pénis à mon entourage via texto! » Va pour l’entourage, à la limite, mais de là à dévoiler à la planète entière? Hé boy!
Malgré de nombreux courriels de menaces, des rumeurs de poursuites et un couteau dans l’épaule (une victime l’ayant retracée), Moore peut investir jusqu’à 13 000 $ par mois sur son site alors que plus de 30 millions de pages vues mensuellement. Pire encore, le ‘tit gars est maintenant une « vedette » payée pour se montrer le minois à des événements branchouillards. « Hey! Ça te tente de défoncer la nouvelle année avec moi à Lake Worth? Le gars qui met des photos de zounes sur le Web va y être! Malade! »
En plus de garçons et de filles (dont plusieurs de Montréal), on retrouve aussi des groupies étalant leur tableau de chasse (dont quelques musiciens de Montréal). Vengeance? Harcèlement? Coup de promo fumant? Triste vérité? Ragots? Plusieurs questions et des sueurs froides remontent lorsqu’on surfe sur le site, dont « Pourquoi ? » et « Où sont-ils? »
Pourquoi celle-ci s’est laissé prendre en photo alors qu'elle sniffe de la coke sur le pénis d’un type? Pourquoi celle-là a-t-elle envoyé par texto une photo d’elle avec son portable en guise de godemichet? Où sont leurs parents? Ou étaient leurs parents lorsqu’ils grandissaient, sapristi!?
Tiens, une chanson pour faire descendre tout ça : « Spoiled » de Folk Implosion, un petit bijou « low fi » que j’ai tout d’abord entendu sur la trame sonore du film coup de poing « Kids » de Larry Clark, une autre histoire de « petits cons », justement…
“Spoiled children soon to fall / Freedom is the lie we live / We will wait for tragedy / And scatter helpless to the fire”
AUSSI À LIRE :
• http://www.theawl.com/2011/11/the-man-who-makes-money-publishing-your-nude-pics
• http://www.altpress.com/features/entry/naked_famous_how_a_risque_new_website_pushes_boundaries_and_buttons/P0/
• http://www.bangstyle.com/2011/11/public-enemy-1-isanyoneup-com’s-hunter-moore/





On a les commentaires qu'on mérite, JF.
Je n'ai jamais dit que vous aviez tort, j'ai tout simplement corrigé le tir. Contrairement à ce que vous dites, je ne fais pas le procès d'une génération entière, je me demande tout simplement ce qui se passe avec les jeunes adultes collaborant à ce site.
C'est tout.
17 Nov 2011 | André Péloquin
Je me doutais bien en vous lisant que vous seriez incapable d'accepter une opinion contraire à la votre.
«Prends tes pilules» est l'argument le plus solide que j'ai eu l'occasion de lire venant d'un professionnel.
17 Nov 2011 | JF
En effet JF, vous êtes un p'tit con 2.0.
Primo, ce n'est pas un article, mais bien un billet de blogue (d'où le fait que le billet se retrouve dans la section « blogue » du site... pire encore, on retrouve le mot « blog » dans l'URL du lien). Je peux donc être objectif, mais aussi généraliser, émettre mon opinion, faire des blagues sur ta mère, etc. De ton côté, tu peux commenter, être d'accord ou non, etc.
Tu m'accuses de généralisation alors que je ne parlais que de la poignée de gamins qui collaborent à ce site et non pas d'une génération entière (résumer une génération entière à l'aide d'un texte de 500 mots et en n'utilisant qu'un seul site à titre de référence?! Es-tu un troll ou juste twit?). De ton côté, tu accuses les X d'être de faux révoltés qui n'ont rien amené de bon à la société sauf un système de valeurs louches et corrompues. Tu dis aussi que les gens nés dans les années 50 et 60 ont propagé le sida, la coke et conduisaient systématiquement avec une bière de fourche. Ayoye JF! Prends tes pilules, bordel!
En ce qui concerne mon manque de talent, c'est ton avis. C'est correct. Je me console tout de même en me disant que je n'ai pas rédigé ton commentaire ridicule.
À la prochaine chicane, l'ami! :-)
17 Nov 2011 | André Péloquin
Puisque vous avez l'air si frustré de la génération petit con 2.0, j'imagine que vous n'en faites pas partit.
Je serais curieux de savoir à quelle génération de grands cerveaux vous appartenez? Celle née dans les années 50 ou 60, cette génération si fière de dire qu'elle conduisait saoule morte et qu'elle s'en foutait. Celle là même qui a rendu la coke accessible à tous et qui a propagé le sida partout dans le monde
Peut-être êtes vous de la génération X, cette même génération de faux révoltés qui n'ont absolument rien amené de bon à la société sauf un système de valeurs louches et corrompues. (Dieu merci, le grunge est mort)
Ceci aurait pu être un bon article, malheureusement, essayer de généraliser et s'attaquer à une génération tout entière pour une histoire de photos de bites ne fait que prouver votre besoin de palier à votre manque de talent par le sensationnalisme.
Clairement, il y aura tjrs des vieux cons 1.0.
Un ptit con 2.0 qui travaille fort pour ramasser la merde que les vieux cons 1.0 ont laissés derrière eux
17 Nov 2011 | JF
Oh! J'oubliais un petit détail. Le titre est une référence maladroite à "Boom" de The Roots. C'est ce que je j'écoutais en rédigeant l'introduction de la chronique.
"Thats what's happenin in the parking lot
Thats whats happenin on stage"
Voilà, c'est tout. Bonnes zounes, tout le monde!
17 Nov 2011 | André Péloquin