La loi des gros bras*
Selon ma copine Larousse et son cousin Robert, le terrorisme, c’est, et je résume pour garder toute votre attention, «un ensemble d'actes de violence commis par une organisation ou un groupe d'individus, agissant pour son propre compte, en vue d'exercer un chantage sur un gouvernement». Qu’ont fait ces derniers jours les fiers à bras de la FTQ?
Pour revendiquer leurs droits à l’expression et étoffer leurs revendications d’arguments solides, des vandales parmi les plus raffinés ont barbouillé de merde le bureau du député libéral de Chomedey qui est, incidemment, président de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 33. On ne sait pas qui a chié dans les mains de qui pour donner du poids au dossier syndical, mais on se doute bien que ces personnes qui n’ont pas peur de mettre la main à la pâte n’étaient pas armées que de bonnes intentions.
La sémillante madame Thériault, ministre du travail bâclé et des pauses syndicales, a reçu le week-end passé un doux message d’un de ses admirateurs qui disait en substance «On va te casser les jambes». Ne vous y méprenez pas, ça n’a rien à voir avec une invitation à une partie de jambes en l’air.
La semaine dernière, c’était le bureau de la députée Stéphanie Vallée qui recevait la visite de bachibouzouks mal embouchés devenus maîtres en art de la déconstruction.
Il y a quelques jours, une travailleuse de la FTQ-Construction qui devait témoigner à l'Assemblée nationale pour se plaindre d’intimidation a été agressée à grands coups de bottes à cap d’acier réglementaires (sont pas fous tout de même) par des quidams qui n’ont pas mis de gants blancs pour la remettre au pas.
Et j’en passe, comme ce chantier sur le point d’être terminé où des mécontents assidus ont démoli ce que des travailleurs consciencieux (il y en a) venaient tout juste de construire pour un événement qui n’aura finalement jamais lieu.
Rendu là, il n’y a rien d’autre à ajouter.
Les ponts s’effondrent, le béton s’effrite, le vernis syndical s’écaille, le tissu social se déchire, les politiciens se frottent les mains, les puissants s’en mettent plein les poches, et après vous voudriez qu’on arrête d’être cynique? Mais est-ce que vous ne pourriez pas arrêter de nous écœurer alors?
Pour la vidéo du jour, on a travaillé fort pour vous proposer quelque chose de réjouissant…
*Toute ressemblance avec des participants d’Occupation Double est totalement fortuite. Mais mettre les mots Occupation et Double dans un texte augmente le taux de clic et le pourcentage de visites.
(Crédit-photo: exruefrontenac.com)





Mathieu, merci de ces précisions digne d'un relationniste bien payé concernant la madame sauvagement battue. Vous remarquerez que dans mon texte je parlais de quidams, pas de syndiqués. Il s'avère qu'il s'agissait cependant bel et bien de quelqu'un dans le domaine de la construction qui faisait de l'intimidation et donnait des coups pas très élégants. Par contre vous me permettrez de confirmer que les autres exemples, et ce ne sont quelques exemples parmi tant d'autres, sont rigoureusement justes. Vous n'avez peut-être pas vu les larmes de la jeune femme qui devait organiser ce soir un événement dans un endroit à peine terminé et déjà saccagé par des malabars mal intentionnés, mais je peux vous assurer qu'elles n'étaient pas feintes.
Entre nous, les fiers à bras n'ont pas besoin de moi pour occulter la "commission" Charest et foutre la merde. Ils se mettent tout seul dans le trouble.
Enfin, je vous demanderais de garder une certaine distance et de ne pas me tutoyer, SVP, nous n'avons pas gardé les chantiers ensemble me semble.
26 Oct 2011 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
Merci Pascal de jouer le jeu du gouvernement Charest et de contribuer à faire bouger l'attention du public d'une "commission" d'enquête sur la construction vers les méchants gros bras de la FTQ. Maintenant, grâce à toi, je sais que la collusion pis la corruption dans la construction, c'est également l'affaire des syndicats. Les maudits syndicats pis le gouvernement ! Pas les entreprises privées, que cette nouvelle loi sur le placement syndical viendrait avantager aussi scandaleusement qu'elle avantageait les syndicats. Oh, BY THE WAY, checke tes sources sur la madame de la Côte-Nord supposément "battue" par un gars de la FTQ et les TROIS ambulances qu'Hydro n'a JAMAIS vu sortir de ses chantiers. Radio-Canada a démenti la nouvelle hier matin, mais après les demies-vérités de madame Deraspe en commission parlementaire, personne n'a donné grand' écho à la correction alors je vais t'aider un peu ici, puisque tu aimes bien jouer du coup dans des sujets que tu connais mal: c'est un entrepreneur concurrent du mari de madame Lucie Hounsell, également entrepreneur en construction, qui l'aurait "sauvagement" agressée. Mais bon, toujours aussi content d'être la courroie de transmission du pouvoir, ces journalistes... Pour ceux que la vérité intéresse et qui sont tannés de se faire mentir : http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2011/10/25/001-construction-agression-femme-chantier.shtml
26 Oct 2011 | mathieu
ce qui m'enrage le plus et que l'on parle du chantier du CHUM...des milliers de patients attendent cet hôpital, replaçons donc nos priorités de société à la bonne place. Santé et éducation au lieu de corruption et collusion.
26 Oct 2011 | jean
Et là on parle de la partie visible de l'iceberg (10%) j'ai eu durant l'année qui se termine à travailler avec des artisans heureusement pas tous sans scrupules mais nombreux sont ceux qui pratiquent également menaces, intimidation, vandalisme, destruction de travaux en cours, chantages…lorsque tu te fais dire "je vais venir te casser les jambes devant ta fille et ta femme" disons que ça permet de mieux comprendre jusqu'ou ce milieu professionnel est pourri. Je me demande ce qu'on enseigne dans les écoles des métiers de la construction...
26 Oct 2011 | jean