Tout manquer
U2, le Festival de Jazz , Elton John, le gala des comiques, la bataille de papier entre Cassivi et Lagacé, le verdict Guy Turcotte, la visite de Will et Kate, les soubresauts du pont Champlain, même les excellents textes de Judith Lussier et les plans de voyage de Kate Perreault-Lessard dans le blogue Urbania. J'étais pas là. Rien vu, rien lu, rien entendu.
Dans d'autres contrées où les états d'âmes de Wajdi Mouawad, la météo au-dessus de La Ronde et les tweets de Guy A. n'intéressent personne, il n'y avait que la vie à savourer et le temps qui passe à regarder.
Qu'est-ce qui est mieux? Qu'est-ce qui est pire?
Aujourd'hui, de retour à la civilisation, happé par l’actualité, je ne manque plus rien. Je lis tout, je regarde tout, j'écoute tout. Je tweete, je zappe, je facebooke, je google, je télécharge, je syntonise, je consomme, je produis, je cours, j'écris, je magasine, j'emmagasine, j'élabore, je collabore, je métaphore, je sue, je swingue, j'active, je clique, j'aime, je statue, je commente, je plussun, je tague, je tangue, je lol,... en espérant la prochaine vague qui me redonnera le goût salé de la vraie vie. Celle où le temps perdu est toujours gagnant et la circulation n’est pas un sujet de conversation.





Qu'est-ce qui est le plus futile: un papillon qui passe nous saluer ou un gazouillage de Marie-Mai? Une gorgée de blanc sous le soleil ou le teaser du prochain Spiderman? Un regard qui cherche l'horizon ou l'horizon bloqué de notre écran d'ordi?
Qui veut un autre verre de Martini Bianco?
22 Juil 2011 | Daniel Racine | Montréal