Quand Montreal a-t-elle perdu son accent?
Je sens que ce que je vais vous dire ne va pas vous plaire. On va encore me traiter de maudit Français alors que je ne suis qu'un &@!?/# de Belge. En fait, je suis de moins en moins Belge. De plus en plus Québécois. C'est d'ailleurs à ce titre que je chronique ce matin. Je m'écrie parce que je suis Québécois, Montréalais et amoureux de mon pays qui n'en est pas un mais qui ressemble plutôt à l'hiver.
Est-ce à cause des terrasses? Parce que les gens sortent enfin de chez eux? Parce que j'ai l'oreille plus sensible suite à l'écoute répétée des discours de nos politiciens en campagne? Parce que pendant de trop longs mois je me suis replié sur moi-même et sur ma blonde comme n'importe quel Montréalais transis?
Je constate, depuis quelques jours qu'il fait beau (tout est relatif me direz-vous mais ce n'est pas mon propos) et depuis que les masses populaires s'étirent sur les trottoirs, je constate donc que Montréal a des échos de plus en plus anglos. Avant, les Anglophones se cantonnaient à Sainte Ann-de-Bellevieuw, dans Town of Bay d'Urfée, dans les beaux quartiers de Upper Westmount... Ils franchissaient rarement le boulevard St-Laurent en direction des pauvres quartiers de l'Est à moins d'avoir un show au Stade Olympique ou des achats à faire dans un pawn shop.
Mais aujourd'hui, le centre-ville ne leur suffit plus. Ils ont débordé dans le Mile End, ils s'installent sur les terrasses d'Outremont, ils envahissent les sentiers du Mont-Royal, ils surenchérissent sur le prix déjà surévalué des maisons du Plateau,...
Please, ne me traitez pas de raciste, de criss de péquiss ou de sale séparatiss. J'aime les Anglos, j'en connais plein, j'en fréquente même quelques uns. Mais ceux-là ont la décence de s'essayer à parler français, la langue de Montréal, de l'apprendre pour se perfectionner voire même de le lire et de l'aimer.
Les unilingues dont je vous parle ne savent ni dire bonjour ni dire merci. Et quand vous leur dites quelques mots en français, ils vous regardent comme si vous étiez un extra-terrestre ou comme si Montréal était Ottawa.
Je suis de ceux qui trouvent qu'on devrait tous être bilingues. Et pas seulement les francophones.
Pourtant, quand on me parle en anglais à Montréal, c'est plus fort que moi, je fais semblant de ne pas comprendre. Si on ne fait pas attention, Montréal aura vite fait de perdre son accent et de s'appeler Montreal pour tout le monde.





Messemble que tant qua parler anglais pis scrapper notre langue aller a toronto! C plus gros et surement mieu! Pis messemble que montreal c juste rendu un tat de composte tant qua moi! Plein de marde dailleur toute melanger... Merci sa fait dubien... Je garde espoir quon garde notre langue!! Pis c pas nous qui devrais aller a quebec juste vous qui devrais aller a toronto!
Merci sa fais dubien!
4 Fév 2012 | Dany
Chic! Du crêpage de gaufres!
4 Jan 2012 | Créature
Je me posais des questions en mai sur la lente anglicisation de Montréal. En septembre, Le Devoir fait le même constat :
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/331026/le-sexe-des-anges
Il doit bien y avoir un fond de vérité dans cette triste observation.
9 Sept 2011 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
Je suis une québecoise francophone qui habite depuis huit ans à Westmount. Ce que je tiens à partager avec vous c'est qu'en plein coeur de ce quartier anglophone, je suis servie en français partout : épicerie, café, gym etc... Mon entraîneur fait des traductions spécialement pour moi et je suis la seule francophone dans mon groupe. Mon expérience personnelle, depuis plusieurs années, avec les anglophones à Montréal c'est qu'ils parlent très, très bien en français et souvent sans accent et ils semblent prendre un grand plaisir à le parler. Je suis bien désolé pour vous d'apprendre que le plateau est débordé de méchants anglophones. Je vous conseille si vous n'avez pas trop peur de traverser dans l'ouest de la ville, je suis convaincue que ça vous fera du bien.
29 Mai 2011 | Mimi
Mais c'est quoi l'idée? Un immigrant Belge se désole que les quartiers qu'il imagine d'être francophone depuis toujours ne le sont plus parce qu'il entendre l'anglais sur les terrasses? Et céla et l'évidence que sont en train de son pays qui est le Québec? Vous aimez les anglos SI ils vous parlent en français? Ouf! Je suis immigrant aussi et je parle sans trop de crise emotionelle français, anglais, éspanol. En fait je les parle avec plaisir! Je ne connais pas l'anglophone, unilingue, et stéreoptype qui est denoncé ici pour avoir fait monter les prix des condos sur le Plateau, meme si c'est ma langue maternelle. Pourtant mes voisins, originaire d'un pays en Europe qui parle français ont payé cash pour leur condo! Alors doit on écrire nos préjugés ici sur les Français en disant c'est a cause d'eux que le Plateau est cher? Mais ce type de propos sert a quoi? A diviser le monde! Desolé mais je suis ici parce que c'est a Montréal qu'on peut apprecier les Français, les Quebecois francophones, les anglophones, les latinos, et est qu'on peut bien s'integrer avec eux! Et les Belges sont les bienvenues aussi! Je suis Québecois et j'y reste malgré les attitudes de certains voisins envers ma langue maternelle. Pensez vous vraiment que viennent d'arriver au Québec?
28 Mai 2011 | Immigrant
Mon opinion était justement que cet article est nul et n'apporte rien. Donc je ne pouvais que le dire pour exprimer mon opinion. CQFD.
Insignifiant n'est pas une insulte. Et quand bien même ce le serait, ce n'est pas l'auteur que j'ai décrit comme tel (je ne le connais pas d'ailleurs... vous oui ?) mais son article.
Je ne pense avoir insulté personne. Dire que qqch est nul, ce n'est pas des insultes. CHOI FM c'était de l'insulte et du mépris gratuit, ne comparons pas svp.
Ne vous inquiétez pas, un journaliste qui écrit un article pourri a l'habitude de se le faire dire. Comme un chanteur qui chante mal à un concert risque de se faire siffler.
L'auteur m'a dit qu'il ne suffisait pas de se balader en touriste dans des quartiers (dans lesquels j'habite pourtant depuis des années) pour sentir ce qu'il affirme. C'est un peu méprisant aussi, je ne lui en veux pas pour autant. D'autant plus qu'il base son sentiment que l'envahisseur anglo est là sur... ce qu'il aurait entendu sur les terrasses depuis l'arrivée du soleil à Montréal. Un peu léger quand même, avouons-le...
27 Mai 2011 | Pfff
Je suis d'accord, la magie du 2.0, c'est que tout le monde peut donner son opinion, mais la liberté d'expression, ça ne veut pas dire descendre tout le monde et les insulter (si c'est ce que vous croyez, déménagez à Québec et apposez un sticker CHOI Radio X sur votre pare-brise. No offense gens de Québec, je viens de là, alors...). Traiter Pascal Henrard d'être suffisant et dire de son texte qu'il est nul n'était absolument pas nécessaire pour faire valoir votre opinion, très cher ami.
27 Mai 2011 | Mélissa Verreault | Montréal
Pas d'accord, Mélissa. Si on ne dit jamais que c'est de la merde ou du moins inintéressant, alors le média va penser que c'est super apprécié et peut-être continuer dans cette voie. Moi j'aime libre Urbania, je trouve qu'ils proposent souvent des choses intéressantes alors je me permets de signaler quand ils font l'inverse.
Et puis, dire qu'on trouve ça bien ou nul, c'est le principe de l'Internet actuellement. Ca fait partie de la game. ;-)
27 Mai 2011 | Pfff
Pfff: Ce qui est intéressant et original selon certains ne l'est pas du tout selon d'autres, alors ce que vous dites ne fait aucun sens. Si un texte d'opinion vous emmerde, passez au suivant, c'est tout.
27 Mai 2011 | Mélissa Verreault | Montréal
"J'aime les Anglos, j'en connais plein, j'en fréquente même quelques uns. "
La phrase sonne pas mal comme quand Lepen dit : je n'ai rien contre les étrangers, j'ai même quelques amis noirs ou antillais. :-)
27 Mai 2011 | Pffff
Buurman : vous l'aurez remarqué, j'en suis sûr : je commente davantage l'insignifiance de l'article et la non réflexion que le sujet en lui-même.
Sinon, le fait de publier des textes d'opinion ne donne pas nécessairement le droit de parler de n'importe quoi n'importe comment dans un magazine (ou sur son site web) duquel on attend des articles intéressants. Si c'était sur un blogue personnel, passe encore. Mais quand on veut être publié ailleurs, on pourrait quand même faire un effort d'originalité plutôt que d'enfoncer des portes ouvertes sans rien amener. Ou alors on reste à la taverne du coin.
27 Mai 2011 | Pfff
Le Montréal non intégrateur, fondé sur les principes du multiculturalisme canadien, tel que décrit par djette plus tôt. Ce Montréal me donne mal au coeur. Ce modèle n'est pas souhaité pour notre société distincte. D'où l'effort constant de nos gouvernements québécois pour une gestion plus autonome de notre flux migratoire. Ceci n'est pas un déni de l'apport des commumautés culturelles à l'histoire de Montréal.
27 Mai 2011 | Lawrence Fillion
Moi ce qui me surprendra toujours, c'est ceux qui affirme avec conviction que tel ou tel propos ne vaut même pas la peine d'être commenter, mais qui du même souffle - bizarrement, sont ceux qui les commente avec le plus de vigueur !? ...
Pour ce qui est du contenu, personellement j'avais cru y voir un texte d'opinion, c'est donc de cette manière que je l'ai jugé. Qu'on soit d'accord ou non ne change rien... le texte décrivait bien la réalité telle que vécu par l'auteur (et par de nombreuses autres personnes) !
27 Mai 2011 | Buurman
Montréal is doing just fine. Est-ce que vous vous rendez compte qu'à Montréal-nord on parle de plus en plus le créole, qu'à parc extension le grec est la langue de choix, que dans les ruelles de St-Léonard, on entends plutôt souvent la langue des italiens, aux coins des rues St-Laurent et Marianne on entends pas mal de portuguais et qu'entre le Mile-end et Outremont on affiche parfois uniquement en hébreux. Faudrait peut-être faire attention, on devient un peu trop multiculturel à mon goût...(fin du sarcasme).
Montréal va très bien, et j'espère que ma ville va parler de plus en plus de langues, que ce soit l'anglais, le français, l'italien, le créole, le yiddish.... ca fait d'autant plus de cultures à apprivoiser, à apprendre, à nous enrichir. Un pays qui ne parle qu'une seule langue c'est bien triste. Le français n'est pas sur le point de se perdre t'inquiète mon petit ami belge. Tout va très bien.
Et pour ce qui est des anglos qui ne font pas l'effort de parler le français, tant pis pour eux, il y'en a autant qui le parlent très bien, tant pis aussi pour le très grand nombre de francos qui en font de même ou qui veulent un pays bien à eux alors qu'ils n'ont jamais vraiment pris la peine de visiter et d'apprécier la splendeure de celui qu'ils ont déja.
Force à ceux qui se donnent les moyens de s'ouvrir toutes les portes. La planète est de plus en plus petite, on va tous finir par se mélanger ensemble.
27 Mai 2011 | djieffe
En tout cas, je suis à Montréal depuis assez longtemps pour me rendre compte que cet article est nul, qu'il n'apporte rien, pour sentir la suffisance dans votre discours et pour sentir les manques flagrants dans l'article (comme le dit l'autre intervenant, par exemple, vous ne parlez pas du tout des francophones qui s'installent dans des quartiers anglophones, ou encore les européens qui font monter les prix de l'immobilier ou modifient davantage l'accent local que le reste. Je confirme : pfff... Mais bon, j'imagine que cet article ne sera pas imprimé dans le magazine et sera vite oublié sur le net, je l'espère. J'espère que votre petit coup de gueule vous aura fait du bien. ;-)
27 Mai 2011 | Pffff
Deux choses.
La première, c'est que les «francos» n'ont sans doute jamais été aussi présents dans les quartiers d'«anglos» de Montréal. N'est-il pas positif que les quartiers se décloisonnent?
La seconde, les statistiques l'ont montré, c'est que les unilingues sont beaucoup plus présents du côté des francophones que du côté des anglophones.
La troisième, c'est qu'effectivement, Montréal avait un accent. Le joual de Montréal disparaît, et c'est sans doute beaucoup plus au profit d'un français plus international (européen) que vers l'anglais. C'est donc ironique que ce soit un Belge qui le souligne...
27 Mai 2011 | Welcome
Pfff, vous n'êtes pas à Montréal depuis assez longtemps pour comprendre. Il ne suffit pas de se balader en touriste dans les quartiers comme le Mile End, Outremont ou le Plateau pour "sentir" les profonds changements qui s'y vivent. Il faut regarder les enfants jouer dans les ruelles, parler avec les commerçants, écouter, justement, les conversations de comptoir, pour constater ce que vous n'avez pas encore réussi à capter, à savoir que Montréal devient de plus en plus Montreal. Comme Bruxelles devient de plus en plus Brussel. Avez-vous travaillé avec des gens de Toronto? Êtes-vous allé à Calgary ou Vancouver? Avez-vous déjà essayé de vous faire servir en français dans le centre ville d'Ottawa ou... sur la rue Ste-Catherine? Avez-vous lu l'histoire de ces communautés francophones qui ont perdu en une génération leur langue et leur culture? Il ne s'agit pas ce matin d'un coup de gueule, mais bien d'un constat qui, même si vous pensez qu'il "a été fait mille fois ", a encore besoin d'être fait. Malheureusement.
27 Mai 2011 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
Il y a un trou pour la surenchère immobilière montréalaise, elle se fait aussi beaucoup par les européens. L'envahissement a eu lieu quand le Plateau fut nommé un des quartier les plus in du monde. À part le rapport à la langue, qui perd de sa capacité vu la série de bénédiction que Le Plateau a eu, on paie de tout bord tout côté cette situation. D'ailleurs le plateau devrait être déclassé et tout les quartier avoisinant ont vu les maisons et loyers augmenter par près de 300%.
27 Mai 2011 | Sylvain Lafrenière
Je suis également Belge et Québécois (depuis 10 ans) mais désolé, cet article, c'est de la conversation de comptoir. C'est quoi le but? Ca sert à rien. Je ne suis pas calé en histoire du Québec mais dire que c'est nouveau de voir des anglophones dans le Mile-End ou dans Outremont, c'est vraiment n'importe quoi. Y a juste à sentir un peu ces quartiers pour vite se rendre compte qu'il y a toujours eu des anglos là. Moi aussi ça m'énerve quand un anglophone ne fait aucun effort pour parler français. Mais ça reste, je pense, une minorité. Et quand bien même, à quoi ça sert d'écrire un article là-dessus alors que ça a été fait mille fois ? Est-ce que c'est pour dire : eh, les gars, je suis Belge mais je peux aussi m'énerver sur les mêmes choses que vous, regardez ! OK pour le mini coup de gueule mais pas la peine d'en faire un article. Urbania nous a habitué a plus intéressant...
27 Mai 2011 | Pffff