La mémoire qui flanche
Il y a tant de choses à se souvenir. Et si peu de temps pour s’en rappeler. Plus on vieillit, plus on accumule les instants du passé. Et plus on amasse ces reliques du temps qui file, moins on a de place dans la tête pour les ranger.
Plus la peine d’exercer la partie molle de notre cerveau qui nous sert de mémoire, nous avons le disque dur de notre ordinateur et sa mémoire plus vive que toutes les bibliothèques du monde pour nous venir en aide.
Désormais, quand on veut ressortir de la vase lourde de nos souvenirs les couleurs d’une fleur ou l’architecture d’une région, on tape dans Google Image. Si l’on cherche à se rappeler le chemin qui mène de A à B sans passer par C, on va faire un tour du côté de Google Map. Si l’on ne souvient plus du métier de Ginette, du prénom de la femme de Marcel, du nombre d’enfants de Cunégonde ou si Natacha est toujours célibataire, il suffit de fouiller dans ses amis Facebook. Et si on ne sait plus où on se trouve, on va voir sur Foursquare si on y est.
La mémoire n’est plus dans la tête, elle est au bout des doigts.





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