La ville à l'envers
Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans la tête des gens normaux quand ils ont un guidon entre les mains, une selle entre les fesses, la rage entre les dents et qu’ils deviennent cyclistes d’occasion ou bixistes professionnels ?
Ô, ils ne sont pas tous dangereux, les vélocipédistes, j’en conviens. J’en connais même quelques-uns courtois et prudents. Mais ils ne sont pas légions sur nos routes, encore moins nombreux sur nos trottoirs. Il suffit de se promener dans les rues et les ruelles de Montréal pour constater que sur deux roues, l’homo-erectus a perdu tout bon sens, surtout celui de la conduite. Je prends Montréal comme exemple car on voit peu de bicyclettes, même bleues, à Québec et presqu’aucun vélo, même de montagne, à Saguenay (n’allez pas croire que j’ai des préjugés, j’y étais pas plus tard que la semaine passée).
Le sens unique, tel un paradoxe, semble avoir été inventé pour être pris à contresens. Il faut avoir des yeux tout autour de la tête pour affronter ces effrontés qui ont le front de nous confronter.
Et que dire des trottoirs plus fréquentés qu’une piste cyclable en plein été ? Ils sont parfois tellement dangereux qu’il est plus prudent de prendre son VUS pour aller chercher sa caisse de 24 au sacré dépanneur du coin.
Heureusement, le cycliste cyclique ne roule que de juin à septembre. S’il fait des heures supplémentaires sous le soleil d’octobre, ne vous inquiétez pas. Dans quelques jours, il aura rangé son Raleigh et nous ne le verrons plus jusqu’à l’été prochain.
Et il nous laissera enfin toute la place pour rouler avec notre vélo d’hiver comme bon nous semble.
l'État n'est pas un magasin à escomptes





Un beau film (controversé?) http://vimeo.com/16110233
25 Oct 2010 | tommy loyer | mtl
Two thumbs up à Charles.
13 Oct 2010 | tommy loyer | mtl
Respecter le code de la route, ça ne veut pas dire attendre tout connement à la lumière rouge quand il n'y a personne qui passe. Ça veut pas dire non plus jamais rouler à contre sens.
Respecter le code, ça veut dire: priorité à l'autorisé. Les cyclistes qui coupent les piétons sont imprudents lorsque les piétons doivent arrêter (ou ralentir) pour les laisser passer. Les gens qui ne respectent pas le code de la route doivent avoir les moyens de leur délinquance. Si t'es pas capable de regarder tout autour de toi tout le temps, ben attend la ta verte.
Trois derniers détails: rouler sur le trottoir, c'est la pire idée. Si tu le fais, tu dois savoir que le piéton est roi. Tu vas à sa vitesse, tu arrêtes quand il te coupe, etc. Bref, tu agis envers le piéton de la même manière que la voiture, qui n'a pas sa place dans les rues des villes, doit le faire envers toi et ton vélo.
Pis sérieux, cycliste, mets des lumières le soir.
Finalement, si t'es une victime de la mode, avec ton single speed à ratchet, mets toi deux freins. Les freins uniques sont réservés à ceux qui roulent avec des pignons fixes. Imagine si un jour ton câble pète pis que tu fonce dans une vieille madame qui casse en trois sous le choc...
Pis ceux qui croient encore que le code de la route s'applique de la même manière aux vélos qu'aux autos devraient refaire leur maternelle. Vous savez, cette époque de la vie où on apprend à distinguer les grosses affaires des petites? Celles qui sont flexibles et celles qui ne le sont pas? Celles qui sont très dangereuses et celles qui le sont moins...
Bref. Si vous n'avez pas le temps de faire un retour à la case départ de la logique, vous pourrez toujours vous faire donner un cours rapide par n'importe quel policier de base. Il vous expliquera tout cela.
7 Oct 2010 | Charle Desbiens
@Pascal
Disons que toute ta vie, tu as respecté les règlements à vélo. JAMAIS tu n'as brûler une lumière, jamais de dépassement par la droite. Ça t'as pas empêché d'avoir deux accidents où tu n'étais pas fautif d'accord?
Moi je les respecte pas toujours. C'est vrai. J'ai eu deux accidents où je n'étais pas dans le tord, deux ou trois accrochages avec des cyclistes aussi.
L'idée, c'est que le centre ville ou le plateau à vélo c'est pas remplit de courtoisie pis de gens qui respecte les règlements. Solution ? Devenir meilleur à vélo, parce que ça va sûrement t'arriver encore et encore que quelqu'un rentre dans ta roue et t'envoie chier en prime.
Mais stp, la prochaine fois garde ça pour toi...
6 Oct 2010 | tommy loyer | mtl
@Tomy, puisqu'il faut tout vous expliquer, la solution est simple : il y a des règles de conduite, respectez-les. That's it! Ce serait déjà un bon début. Mais vous ne semblez pas rendu là.
6 Oct 2010 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
@Pascal
Donc en 22 ans de cyclisme t'as toujours eu les deux mains sur ton guidon?! Je te crois tout simplement pas. Pis d'ailleurs, rouler no hands c'est un grand plaisir de la vie mais je te le déconseille, t'as pas l'air d'être rendu là...
C'est pas parce que tu t'es fait rentrer dedans avant hier, que le monde cycliste mérite de t'entendre chialer. Le même cycliste avec qui t'es entré en collision peut très bien être un meilleur cycliste que toi... Shit happens that's it. Apprends à l'éviter la prochaine fois non?
Il y a plus de cyclistes que jamais à Montréal, va falloir te faire à l'idée et comprendre que le vélo n'est pas un transport collectif, mais individuel. Ton billet n'apporte aucune solution et ne changera rien et c'est que du pleurnichement.
6 Oct 2010 | tommy loyer | mtl
En tant que piétonne, je rage et peste contre les vélos sur les trottoirs. C'est une véritable infection. Les piétons qui traversent sur la rouge et me coupent quand je traverse la rue, c'est aussi pire. Et quand en plus on me fait un doigt d'honneur...
En tant que cycliste, je suis étonnée d'avoir à dire que ce sont les piétons qui sont les pires. La plupart s'imaginent qu'ils peuvent traverser une piste cyclable sans problème ou y faire du jogging. Les autres cyclistes aussi sont parfois ridicules. Me faire traiter conne au coin d'une rue parce que j'attends que la lumière soit verte, ça m'arrive régulièrement le matin sur la piste cyclable St-Urbain.
Mais bon. Je ne suis pas une fille de courrier ou un férue de vélo. Juste une cycliste normale comme la plupart à Montréal.
6 Oct 2010 | lycheeland
J'adore votre dernier commentaire Tomy.
"Je roule autant dans le bon sens que dans le mauvais." C'est donc bien de vous que je parlais dans mon texte.
"La différence entre un bon cycliste et un mauvais c'est son habileté à prévoir et regarder au loin" J'imagine que vous considérez faire partie de la première catégorie. Le problème, c'est que vous regardez loin, mais ne voyez pas plus loin que votre nombril.
"Je lève mon majeur à ceux qui me coupent et font semblant que je n'existe pas... " Vous feriez mieux de tenir votre guidon à deux mains.
6 Oct 2010 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
@Pascal
Non, on ne connait pas. Je roule autant dans le bon sens que dans le mauvais. La différence entre un bon cycliste et un mauvais c'est son habileté à prévoir et regarder au loin.
N'importe quel cycliste professionnel ou messager te le dira.
Y'a pas de secret, en ville tu dois regarder partout. Te plaindre n'arrangera rien, parce que ça ne changera pas.
Ceci dit je lève mon pouce aux automobilistes qui me voient et me laissent passer. Je lève aussi mon majeur à ceux qui me coupent et font semblant que je n'existe pas...
Pourtant, depuis que j'ai appris à rouler ça m'arrive pas mal moins souvent. Contrairement à ce que les gens peuvent penser, rouler à 15 km/h sur un Bixi ne rend pas le transport plus sécuritaire.
Pour toute ces raisons (et parce que comme tu dis ton expérience est modeste à vélo), tu aurais du voir plus loin dans ton texte (autant que sur ton bike, tiens).
6 Oct 2010 | tommy loyer | mtl
Quand je suis piéton je maudis les cyclistes qui roulent sur les trottoirs et les chars qui me coupent la route alors que c'est à mon tour de la traverser.
Quand je suis cycliste je maudis les chars qui m'ont déjà fichu deux fois parterre alors que je roulais bien à droite et les piétons qui ne se gênent pas pour me couper la route même quand ils me voient arriver.
Pour le reste j'évite de conduire une voiture en ville ce qui m'évite d'y maudire à la fois les piétons et les cyclistes. Ça me permet par contre de maudire les bus bondés et les métros en panne...
Cela pour dire qu'à Montréal, quel que soit le moyen de transport que l'on utilise on a tendance à se croire les seuls autorisés à occuper l'espace public et à considérer les autres qui ont la même ambition que nous comme nos éternels ennemis.
À ce jeu-là tu peux trouver à redire sur chacun : les piétons, les cyclistes, les conducteurs de chars, de bus ou de métro. Et tu trouveras toujours quelqu'un pour te maudire à son tour, que tu sois piéton, cycliste, que tu conduises un char, un bus ou une rame de métro.
C'est un débat sans fin, même s'il fait de nombreuses victimes chaque année...
6 Oct 2010 | bruno
@Tommy, est-ce qu'on se connaît? Merci de votre point de vue empreint de sérénité. Vous ne voyez donc pas tous ces cyclistes qui roulent en sens inverse? Sans doute parce que vous roulez dans le même sens qu'eux.
Pour votre information, puisqu'il vous faut des illustrations à mon propos, je fais du vélo 365 jours par an. Les deux seuls accrochages que j'ai eu... Un cycliste en sens inverse qui a frappé la roue avant et m'a fait tomber. Un autre qui a brûlé une lumière rouge et m'a percuté violemment à la jambe. Je ne vous fais part que de ma modeste expérience en 22 ans de vélo dans les rues de Montréal.
6 Oct 2010 | Pascal Henrard | Montréal/Bruxelles
Ton point de vue est minable et manque de recherche.
Je roule en moyenne à 35 km/h. Dans le traffic. Je prends des risques parfois. Mais chaque fois que j'ai eu un accident/accrochage ça été l'automobiliste/piéton qui était dans le tord. J'en conserve d'ailleurs une belle cicatrice sur la joue droite.
La dame m'avait pas vu... L'autre fois, sur Ontario une jeune étudiante se permet un virage en U alors que j'arrive dans ma voie. Résultat? Ma roue est croche mais personne ne payera pour...
J'en conviens, beaucoup de kids vont jouer au bike messenger, sans avoir les jambes, l'expérience et le vélo. Qu'est ce que tu veux que je te dise, c'est ''la mode''.
Je fais près de 10 000 km par année en vélo et je peux te dire que les bixistes sont les plus dangereux. Insouciant avec leur petit panier, j'ai jamais vu ces cyclistes regarder par dessus leur épaule pour voir ce qui arrivait derrière. C'est l'angle mort du cycliste ça. Mort parce que si tu vérifies pas, tu peux effectivement en mourir sous les roues d'un truck trop large.
Tu devrais rouler une journée avec un gars de courrier ou un féru de vélo qui prends sa place dans l'traffic pour comprendre, que pour se faire voir faut rouler à une bonne vitesse et avec assurance.
Autrement ton point de vue va dégringoler vers ceci:
http://grosguidon.wordpress.com/2010/10/05/gros-guidon-cest-aussi-pour-les-gros-porcs/
6 Oct 2010 | tommy loyer | mtl
Le piéton, cycliste schizophrène . Tout à fait d'accord avec vous J-F, je suis cycliste et ne peux pourtant qu'accepter votre description.
6 Oct 2010 | Marion Megglé | Montréal
En fait le problème c'est que le cycliste montréalais (dont je suis, autant que piéton et automobiliste) roule au milieu de la rue, parfois, en "assumant" sa place au sein de la circulation routière, petits signes de la main en guise de clignotant, occupant le milieu de la voie de circulation "j'ai ma place ici après tout". Or voilà qu'au premier feu rouge, il le grille allègrement, ou encore traverse l'intersection en diagonale, ou perpendiculairement se croyant tout-à-coup devenu "piéton", et donc n'obéissant plus aux règles convenues pour ceux qui utilisent la voie publique. Dans quelques instants il redeviendra "véhicule" prenant soin d'enguirlander un automobiliste qui, lui, s'était pourtant immobilisé au feu rouge. Arrivé près de sa destination, le cycliste roulera allègrement sur les trottoirs, c'est beaucoup plus pratique ainsi, puisque l'on se rend plus rapidement à sa destination.
Le cycliste (cyclique ou pas) souffre d'un problème de personnalité multiple, sans qu'aucune ne soit sujette à suivre les règlements communs, s'indignant des manques de jugement des autres, mais ne se regardant jamais dans le miroir.
6 Oct 2010 | J-F