Osheaga - Urbania rencontre The Walkmen, Japandroids, Hovatron
Je tiens à signaler que je ne suis pas journaliste. Je me sens toujours ultra ti-coune devant les artistes, qu'ils soient musiciens, peintres ou qu'ils fassent des criss de grosses sculptures en poil de pubis de la reine.
SPG, LePigeon et moi, on voulait juste essayer quelque chose de nouveau en collabo avec Urbania, et combiner mots (entrevues) et photos (vous savez c'est quoi une photo). Nos deux jours dans Hoch-eaga furent épuisants, certes, mais surtout différents, drôles et un peu fous. Donc voici mon résumé du JOUR 1, jour où nous avons rencontré The Walkmen, Japandroids et Marie-Pierre Arthur et où nous n'avons pas rencontré Jamie Lidell et Beach House.

11h40 : Nous arrivons sur le site et nous présentons à la première tente qu'on voit, parce que cette tente semblait rassurante et pleine de possibilités. Derrière la table est assise une jeune emo un peu grasse qui nous dit qu'on n’est pas à la bonne place pour les passes média.
Moi : «Ok, c'est où qu'on doit aller d'abord?»
Emo : «J'sais tu, moé?»
Moi : «Okay, vas-chier» (okay, j'ai pas vraiment dit ça, mais j'ai failli.)
On trouve enfin la bonne tente et on ramasse nos passes médias. Je téléphone à mon contact pour rencontrer The Walkmen et tout est confirmé. Il nous faut maintenant nous rendre à la tente média, qui est située à l'autre bout du site. L'eau y est gratuite, et ça nous rends heureux. On y retournera très souvent pour s'abreuver par la suite.
Honnêtement, j'avais eu une petite diarrhée ce matin-là. J'étais comme nerveuse de rencontrer du monde, mais je réussissais à me calmer en me disant que j'allais pas demander de questions, que j'allais juste jaser avec les bands et les laisser communiquer avec moi. J'avais préparé quelques questions afin de remplir les silences mais avec The Walkmen qui s'en venait, j'ai réalisé que j'aurais peut-être dû me préparer un peu plus. Ils ont 5 albums dont 1 nouveau qui s'en vient. Je ne connais qu'un album (Everyone Who Pretended to Like Me Is Gone, 2002) et je ne l'ai pas écouté depuis 6 ans. De plus, j'avais trop bu de café. Jerry et Simon-Pierre s'affairait à trouver un endroit ou les photographier après l'entrevue. «En chest dans l'eau en train de licher un nénuphar?» ont-ils suggéré.
Je réalise à ce moment-là que je suis contente en tabarnak d'être avec eux.
THE WALKMEN
Peter Bauer (basse et orgue) et Paul Maroon (guitare et piano) se pointent enfin. On s'assoit à une table de pique-nique à l'ombre pour discuter. Ils n’ont pas l'air super en forme et m'annoncent qu'ils sont partis de Philadelphie cette nuit pour s'en venir ici, jouer vers 13 h 30 et retourner chez eux tout de suite après leur show. Ils sont mongols! Je leur demande s'ils ont un autobus de tournée et me disent que non, ils louent une van et conduisent eux-mêmes. Ça me surprend vraiment – j'étais certaine qu'ils étaient rendus là dans leur carrière (avoir un autobus). Eh ben!
On parle un peu de Lisbon, l'album qu'ils viennent de passer deux ans à enregistrer et qui sort le 14 septembre. Ils ont travaillé un bout à New York, fignolé des parties à Philadelphie et le reste a été enregistré à Dallas. Paul me dit qu'il a vraiment trouvé ça long, mais qu'il est content du résultat. Des 25 chansons composées, ils en ont gardé à peu près la moitié. Peter voit une marmotte et se met à capoter « Vos marmottes sont obèses! ».
C'était drôle.
La marmotte avait l'air fâchée contre nous. Je sais pas si c'est la fatigue ou quoi, mais ils décrochaient vraiment pas de la marmotte et elle, elle nous fixait avec ses yeux de « ben voyons, quessé vous faites sur mon terrain? ».
J'ai ramené les dudes à l'ordre et on a parlé de la vie en tournée et ils m'ont dit qu'ils trouvent ça super difficile de ne pas voir leurs femmes et enfants aussi souvent qu'ils le voudraient. Mais ils vivent de leur musique et ça les rend heureux. On s'est quitté là-dessus et SPG les a photographiés comme seul lui sait le faire (à voir lorsqu'on mettra les photos en ligne au courant de la semaine!)
13:00 On est allé se promener un peu en attendant notre prochaine entrevue. Le resto le Pick-up avait temporairement élu domicile près de la scène Picnik Electronik alors on est allé manger un sandwich de faux porc émincé avec mayo-chipotle et pickles. C'était malade, servi par Beaver et pas trop cher.
JAPANDROIDS
Ils sont vraiment smattes eux. Sans blague. Ils ressemblent vraiment aux cousins d'un de tes amis. Ils ont ri de mon enregistreuse et croyaient que c'était un taser. S'en suivit une horde de blagues à la « Don't taze me bro! Don't tase me! ». Contrairement à ce que je croyais, ils ne vivent pas dans une maison en bois rond à Tofino et ne pratiquent pas la magie noire. Brian King (guitare) vit chez sa mère (!) au centre-ville de Vancouver et David Prowse (batterie) a son propre appartement en banlieue. Je me questionne sur leur relation et ils me disent que l'hospitalisation de Brian l'an dernier les a beaucoup rapprochés. Le duo a dû annuler 28 dates lorsque David s'est écroulé en plein concert à Calgary en avril 2009. Un ulcère à l'estomac qui a littéralement explosé. Il y est presque passé. « Brian passait son temps à s'excuser, même lorsqu'il avait un soluté dans le bras... c'est certain qu'on a perdu une tournée, mais je souhaitais juste qu'il se sente mieux », me raconte David.
On a jasé du fait qu'ils partent en tournée avec The Walkmen très bientôt et de leur performance à Jimmy Fallon en janvier dernier.« C'était vraiment cool, mais on était très nerveux. Y'avait des caméras partout... j'imagine qu'après notre tournée avec The Walkmen en septembre, va falloir attacher notre tuque, côté média et télévision... ». Le band qui refuse toutes offres de vidéoclip à ce jour m'explique qu'ils préfèrent se faire valoir par leurs personnalités, plutôt qu'en méthode marketing. Si vous n'avez jamais écouté leur album Post-Nothing, je vous le recommande allègrement.
http://www.myspace.com/japandroids
13:45 Après avoir photographié les Japandroids, SPG et Jerry m'ont suivi jusqu'à la scène Picnik ou on a jasé et photographié le DJ Philippe Aubin-Dionne aka HOVATRON juste avant son set. Il a répondu à quelques questions de mon questionnaire Osheaguin :
C'est quoi ton album préféré de Pink Floyd? Si t'aimes pas Pink Floyd, dis-moi pourquoi.
Je déteste Pink Floyd, parce que je ne fais pas de cocaïne.
C'est quoi l'avantage et le désavantage de jouer à un festival?
C'est vraiment cool que tant de gens se déplacent pour te regarder jouer, mais parfois la foule ça me donne un peu d'agoraphobie haha.
Quelle est la pire question qu'on t'a posée?
« C'est qui tes influences, Flying Lotus?» Je veux dire, l'idée est bonne, mais j'ai trouvé ça bizarre qu'on décide pour moi!
www.myspace.com/hovatron

14:00 On a eu un petit 4 heures de lousse avant notre rencontre avec Beach House, prévue pour 18 h. Les gars sont allés se promener et j'ai regardé un petit bout de Edward Sharpe and the Magnetic Zeros. Trop de cuivres. Vraiment pas mon genre. Mais le chanteur avait l'air en feu. Tant mieux pour lui.
18:00 Beach House ne s’est jamais pointé. On était quatre à les attendre et après avoir tenté en vain de prendre contact avec leur publiciste, on a tout simplement décidé d'aller à notre prochaine entrevue. De toute façon, d'ici 4 mois il y aura probablement une musicographie d'eux et on les traitera de «sell-out». J'aurai aimé toucher aux cheveux de la chanteuse par exemple.
18h30 Je reçois un message texte qui me dit que mon entretien avec Jamie Lidell est cancellé. À ce moment, on est déchiré de fatigue. Même les cheveux de Simon-Pierre ronflent, et Jerry a cessé de mater les filles. Perso, même si le personnage m'intéresse, je pense pas que j'ai l'énergie de poser une question de plus à qui que ce soit. Je vais voir un petit bout de The National. C'est tellement beau. J'aurais aimé voir Robyn mais elle est une heure en retard et Arcade Fire commence. En symbiose avec les feux, c'était magique. Mais pas assez magique pour que je reste jusqu'à la fin – demain, on continue!
Demain : Ariane Moffat, We are Wolves, Gaslight Anthem
Urbania @ Osheaga : Questions «osheaguiennes» à Hannah Georgas, Questionnaire osheaguin maison avec The Gaslight Anthem, 5 questions pre-osheaguiennes à Marie-Pierre Arthur





Aucun commentaire !