JOUR 2 – L’Isle Verte
Hier, on est allés à l'Isle Verte. On ne veut pas vraiment en parler. On aimerait plus garder ça secret.
Hier, on a passé la journée à l’Isle Verte. En fait, ça s’appelle
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, et l’Isle Verte, c’est le nom de la
municipalité en face de l’île qui n’est donc pas l’île. Mais bon, sur
l’île, tout le monde appelle ça l’île. Et c’est fou.
C’est le genre d’endroit dont on ne veut pas parler de peur de le gâter. Même si quelques touristes s’y installent depuis quelques années, c’est encore le paradis sur terre.
Avant d’y aller, Max et moi avions un peu peur de s’emmerder parce qu’on serait prisonnier de l’île toute la journée. Régi par les marées, le traversier, le seul moyen d’aller sur l’île, ne passe que quelques fois le matin, et quelques fois le soir. Mais l’île, avec ses 45 habitants, est tellement riche en sujets de reportages potentiels, qu’on aurait pu y passer quatre jours.
Il y a le capitaine du bateau-taxi, Jacques Fraser, qui a vu tout le monde défiler sur l’île depuis une vingtaine d’années, de Gilles Carle à Hugo Latulipe et sa blonde Laure Waridel, il y a Pierre-Henry Fontaine et son musée du squelette, l’infirmier responsable du dispensaire, celui que tu appelles si tu fais une crise d’angine à marée basse, le phare, la plage, le jardin de roses, la «sculpture habitable» de l’architecte. Les touristes.
Les marées, ça crée un effet étrange. Pendant six heures, une petite communauté se crée le temps d’une marée. Une traversée de touristes se joint aux insulaires, et à la fin de la journée, tout le monde se connaît.
L’île s’est beaucoup transformée dans les dernières années. D’une économie d’agriculture, elle est passée à une économie touristique. Et encore, il n’y a rien à acheter sur l’île, il n’y a même pas de dep! On loue. On loue des maisons, on loue des bicyclettes, on loue des bateaux, et la fille du resto te louera son char si t’es mal pris. Y a une piasse à faire avec tout.
À lui seul, Jacques Fraser est un peu comme la mafia de l’île. En plus d’être le traversier, il est le propriétaire du motel et du restaurant qui ne sert qu’un plat par repas (on est tombé sur le jour du pâté chinois et de la soupe alphabet), il a le commerce de location de vélos, et c’est lui qui fait la distribution du courrier. Jacques, t’a intérêt à être son ami.
Moi j’ai de la chance, quand il nous a ramené à bon port, Jacques m’a lancé un «si jamais t’es mal prise, appelle-moi, on a de l’ouvrage au restaurant». C’est noté.
C’est le genre d’endroit dont on ne veut pas parler de peur de le gâter. Même si quelques touristes s’y installent depuis quelques années, c’est encore le paradis sur terre.
Avant d’y aller, Max et moi avions un peu peur de s’emmerder parce qu’on serait prisonnier de l’île toute la journée. Régi par les marées, le traversier, le seul moyen d’aller sur l’île, ne passe que quelques fois le matin, et quelques fois le soir. Mais l’île, avec ses 45 habitants, est tellement riche en sujets de reportages potentiels, qu’on aurait pu y passer quatre jours.
Il y a le capitaine du bateau-taxi, Jacques Fraser, qui a vu tout le monde défiler sur l’île depuis une vingtaine d’années, de Gilles Carle à Hugo Latulipe et sa blonde Laure Waridel, il y a Pierre-Henry Fontaine et son musée du squelette, l’infirmier responsable du dispensaire, celui que tu appelles si tu fais une crise d’angine à marée basse, le phare, la plage, le jardin de roses, la «sculpture habitable» de l’architecte. Les touristes.
Les marées, ça crée un effet étrange. Pendant six heures, une petite communauté se crée le temps d’une marée. Une traversée de touristes se joint aux insulaires, et à la fin de la journée, tout le monde se connaît.
L’île s’est beaucoup transformée dans les dernières années. D’une économie d’agriculture, elle est passée à une économie touristique. Et encore, il n’y a rien à acheter sur l’île, il n’y a même pas de dep! On loue. On loue des maisons, on loue des bicyclettes, on loue des bateaux, et la fille du resto te louera son char si t’es mal pris. Y a une piasse à faire avec tout.
À lui seul, Jacques Fraser est un peu comme la mafia de l’île. En plus d’être le traversier, il est le propriétaire du motel et du restaurant qui ne sert qu’un plat par repas (on est tombé sur le jour du pâté chinois et de la soupe alphabet), il a le commerce de location de vélos, et c’est lui qui fait la distribution du courrier. Jacques, t’a intérêt à être son ami.
Moi j’ai de la chance, quand il nous a ramené à bon port, Jacques m’a lancé un «si jamais t’es mal prise, appelle-moi, on a de l’ouvrage au restaurant». C’est noté.





Nous y sommes allé, il y a deux semaines. Ça vaut le déplacement, juste pour savourer le bruit des vagues et l'absence de nuisance sonore.
20 Oct 2010 | Serge Dufort | St-Hubert
Mon oncle Jacques on parlera toujours de toi comme Gérald d'ailleur!
26 Juil 2010 | sandy fraser
Pour y être allée quelquefois, oui c'est encore le paradis sur terre. Allez y pour y faire un peu de vélo, et sur votre route dégustez un bagel au saumon fumé comme vous n'en avez jamais mangé tout en y savourant 'LA PAIX' sur le bord de la mer. Je vous invite à visiter ce petit livre Web qui vous fera découvrir cette merveilleuse île: http://www.ileverte.net/
Et les habitants ? Gérald, Anaïs et compagnie... tout à fait charmants !
Bonne route !
9 Juil 2010 | Hélène Noreau
Les habitants ce nourrissent surtout de canibalisme, ils mangent des touristes ce qui explique le musée du squelette. Ca l'air que c'est bon. Sans blague, ils font des provisions et ils peuvent prendre le traversier le matin allez faire des courses et reprendre le traversier quand la marée est bonne.
9 Juil 2010 | Maxime Dumont
Lui il l'a, l'affaire, Jacques.
7 Juil 2010 | Delphine
Comment se nourrissent les habitants?
7 Juil 2010 | Antonin
Avez-vous rencontré Gérald et Anaïs ? Les parents des seuls 3 enfants vivant à l'année sur l'île! Ça vaudrait le coup !
7 Juil 2010 | Marilou Levasseur