Maudite poutine

Maudite poutine
25 Mai 2010

Par Urbania   |  Publié dans : blogue

Les grands chefs la réinterprètent, des chansons lui rendent hommage, des livres lui sont consacrés. On la célèbre, on l'aime.

Racontez-nous, en commentaires de cet article, votre anecdote la plus drôle/atypique (voire affligeante) liée à ce plat pittoresque.

Les 5 anecdotes que l'on aura (très subjectivement) préférées rapporteront à leur auteur le livre Maudite poutine écrit par Charles-Alexandre Théorêt, véritable bible encyclopédique pour qui aime les frites, le jus de viande et le fromage qui fait "skouik-skouik".




Bonne chance !

L'équipe d'Urbania
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  • Marion Megglé

    Merci à vous trois d'avoir partagé ces souvenirs avec nous ! écrivez à marion@urbania.ca pour obtenir votre prix, Maudite Poutine.

    31 Mai 2010 | Marion Megglé | Montréal

  • Marie-Ève G.

    Je m'en souviens encore, comme si c'était arrivé il y a à peine quelques jours et pourtant, ça fait déjà des années. Ma première poutine!

    Âgée d'environ 5 ans (on excusera le manque de précision dans la date de cet événement), mes parents nous amènent, mes frères et moi, dans un petit casse-croûte de Sherbrooke, le Louis Luncheonnette pour un dîner en vitesse et pas compliqué. Les yeux écarquillés devant les possibilités, mon père m'explique les menus pour enfant (je ne savais pas encore lire à l'époque). Soudain, il dit un mot que je ne connais pas: une poutine. Mais qu'est-ce que c'est? Il m'explique que c'est un plat spécial du Québec dans lequel il y a des frites, du fromage et de la sauce. Il me dit que je devrais l'essayer, surtout qu'on est à l'endroit où ils font les meilleures poutines au Québec. Faisant confiance aveuglément à mon père, c'est ce que je demande, un peu incertaine malgré tout (du fromage avec de la sauce et des frites?).

    Le plat arrive et ma première observation: ça a l'air pas très bon. Une sorte de tas qui dégouline de sauce avec le fromage mélangé dans les frites. Mais à quoi avais-je pensé? Ça m'apparaissait évident que j'aurais dû opter pour le hot dog habituel, pas mal plus sécuritaire que le tas brun et blanc que j'avais dans mon assiette. Mon père remarque l'expression sur mon visage et me dit que je dois essayer pour savoir si j'aime. Je conserve le doute sur le visage et je ne suis vraiment pas convaincue par l'argumentaire de mon père. Alors, il opte pour ce qui fonctionne toujours bien avec un enfant: t'es pas game.

    Piquée dans mon grand orgueil d'enfant, je me dis que c'est sûr que je suis game. Et qu'en plus, je vais le manger au complet ce tas dégoulinant. Juste pour prouver à mon père que je suis une fille courageuse et que je suis game. La main un peu incertaine, j'approche la fourchette du tas, puis l'amène vers ma bouche. J'essaie de ne pas y penser et je goûte à ce plat pour la première. Incroyable! Mon père avait raison. Ça a l'air de n'importe quoi dans l'assiette, mais c'est bon. Et j'ai compris bien vite que j'allais en remanger une autre fois et même plusieurs autres fois au cours de ma vie.

    Encore aujourd'hui, presque 20 ans plus tard, je trouve toujours que la poutine, ça a l'air d'un peu n'importe quoi, mais c'est tellement bon. L'odeur qui fait saliver et qui donne envie d'en manger une tout de suite. L'odeur qui me rappelle cette journée de mon enfance et surtout, qui me rappelle que la meilleure poutine au Québec, elle est au Louis Luncheonnette à Sherbrooke.

    26 Mai 2010 | Marie-Ève G.

  • Je préfère tout de suite ne pas nommer l'endroit où ça m'est arrivé car c'est toujours ouvert... Et disons-le, c'est un endroit reconnu pour ses frites et son fast-food! C'est sur le Plateau, ça je peux le dire.

    C'était une magnifique journée d'été en 2003.. Quoi de mieux? Je venais tout juste de terminer mon DEC en graphiste! Wow.. Trois ans et c'était mon dernier examen et tout c'était très bien passé. J'étais avec deux copines de l'école, on avait envie de fumer une petite cigarette qui fait rire au parc Lafontaine. Nous sommes passées dans ce restaurant typique.. Un hot-dog chacune et une poutine pour la gang.

    Arrivées au parc, ça n'a pas été long avant d'ouvrir les sacs bruns pour dévorer notre lunch. Le joint dans une main, la fourchette dans l'autre. Je pense même que les hot-dogs avaient été mangés pendant le trajet. Nous en étions presque à la fin de la poutine quand mon amie s'est écriée pour me dire d'arrêter de manger! Qu'est-ce qu'elle avait là?

    Elle m'a pointé ma fourchette et la bouche encore ouverte, je n'en croyais pas mes yeux.. Il y avait un botch de cigarette bien frit piqué accompagné d'un morceau de fromage en grain. Ni l'une, ni l'autre ne fumait...

    Dire que j'ai failli manger un botch de cigarette cette journée là. Il me semble que la journée aurait été beaucoup moins belle. Faut dire que je ne suis jamais retournée au resto.. Et que j'en ai parlé à plusieurs de mes amis. Mais bon, certains me disent quand même que ce sont les meilleures frites en fille... De toute façon, ça ne fume plus dans les restos maintenant, alors aucun risque!

    26 Mai 2010 | Patricia

  • Un soir de poutine dans la cuvette Grenobloise, pas celle de la salle de bain !!!!

    Premier voyage au pays de la poutine à l’hiver 2000, direction la meilleure poutine du Québec, heureux comme un pape d’être devant le château Frontenac….. pis, grande désillusion du maudit Français, gastronome clownesque, endimanché d’une couette mobile pour éviter de perdre une oreille. La poutine est un met étrange, visqueux, inodore, incolore, ou presque !!! Retour en France, un sentiment de frustration, où était donc la vrai poutine, celle qui fait tordre de plaisir les cousins…. Bah, entre-temps, je m’acoquine (façon de dire) avec un mal virile au cheveux longs a la barbe drue, mi-homme, mi-faiseur de poutine. Un type sympas, un colloque, qui a débarqué par chez moi, de son Drummondville natal, il étudie dans la siliconne valley franchouillarde, non !!!! On ne fait pas des implants mamaire, juste des puces et encore des puces… bref, je lui compte mon histoire, le voilà dérouté, trois coup de fil plus tard, et nous sommes en gang. On pogne 25 kilos de patates, punaise, on va tout manger !!! Au fil au Casino du coin, votre Provigo national, on trouve une bonne sauce barbecue, on en prend des litres, un fromage bizarre, du genre le truc le moins dispendieux, aux couleurs batardes, a la structure presque similaire mais c’est pas possible, le fromage a poutine est unique c’est sur…. Allez hop, deux friteuses sur le balcon, couscous et sardines n’ont qu’à bien se tenir, aujourd’hui c’est poutine en France. On est 10, tous québecquois sauf moi, je me sens bien. Il vaut mieux d’ailleurs, 2 heures plus tard les premieres frites sont dans l’huile, j’ai les mains caleuses, poisseuses, je suis pas tout seul, heureusement. Sel poivre, huile de tournesol, sauce barbecue, et pis j’ai du oublier deux trois trucs, la sauce a poutine est prete… Y a plus qu’à effriter le fromage avec nos mains, et hop c’est parti, nous voilà la bouche pleine, y a du gout c’est sur, mais c’est pas encore le bon, pas encore le vrai, c’est pas grave… On a trop mangé, on est rentré en titubant, à la limite de la crise de foie….. Et aujourd’hui, j’en mange encore, à sherby les bains, petite bourgade universitaire ou il fait bon manger une vrai poutine apres la tournée des micro-brasserie, et cette fameuse dégustation d’eau minérale… merci aux amis du Québec et vivement le sandwich à la viande fumée, il va falloir trouver la bête !!!

    25 Mai 2010 | Arnaud

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